Emile Parisien Roberto Negro Yaron Herman au Jazzfestival de Bâle

dimanche 14 mai 2017 par baleenfrancais

Roberto Negro Emile Parisien Jazzfestival de Bâle 2017 photo VBRoberto Negro Emile Parisien Jazzfestival de Bâle 2017©VB

Emile Parisien Roberto Negro Yaron Herman étaient à la Martinskirche

Bonsoir Paris !

Emile Parisien Jazz Festival de Bâle 2017 photo VBEmile Parisien Jazz Festival de Bâle 2017 ©VB

Non , Joséphine Baker n’est pas revenue présenter sa revue dans la nef de la Martinskirche , même si la prestation du duo d’enfer Emile Parisien Roberto Negro , aurait pu sans aucun doute réveiller les morts ! Le saxophoniste Emile Parisien  était attendu avec son complice niçois Vincent Peirani , qui a du se dédire pour raison de crispation musculaire dans le cou rendant impossible son jeu d’accordeoniste . Nous fûmes donc privés , cette fois-ci , du concert de cette paire d’amis que nous avions pu écouter en 2015 au même endroit également dans le cadre du Jazzfestival de Bâle. C’est donc le pianiste Roberto Negro qui l’a remplacé au pied levé . Emile parisien , dont les envolées improvisées sont la marque de fabrique , s’en est donné à coeur joie dans Les Metanuits , l’interprétation libre – sans cordes- du Premier quatuor à cordes  du compositeur roumain György Ligeti , «  les métamorphoses nocturnes  » , une composition complexe m’évoquant la fuite ultime avant l’Apocalypse . Pas très joyeux , même plutôt angoissant ( Kubrick avait d’ailleurs utilisé les services de Ligeti pour Shinning , c’est dire ) …sauf lorsque Parisien et Negro s’en mêlent.

Prix Django Reinhard 2012, Victoire du Jazz 2014, Echo Jazz 2015 en Allemagne pour le meilleur ensemble international avec Peirani :  les amoureux de jazz

connaissent obligatoirement Émile Parisien, jeune  saxophoniste soprano et alto, musicien et compositeur de jazz survolté dont l’âme de comédien se cache comme elle peut derrière une pratique scénique musicale hors norme , la clé pour rendre vie aux partitions de György Ligeti .  Spectateur sans méfiance , prends garde !  la créature enfantée  par le duo  Parisien Negro , est  endormie dans les premières minutes . Puis , c’est l’éveil  , une folie qui  gagne du terrain tandis que l’oeil du spectateur ébahi file de l’un à l’autre des musiciens en tentant d’agripper quelques notes . Fascination totale pour cette prouesse musicalo-sportive dans laquelle l’improvisation est reine , les partitions menant  une vie indépendante au sol ou en l’air .

Dernier CD  Émile Parisien 5tet feat. Joachim Kühn : Sfumato (2016 – ACT)

EMILE PARISIEN

ROBERTO NEGRO

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Yaron Herman au piano : habité

Yaron Herman Jazzfestival de Bâle 2017 photo VBYaron Herman Jazzfestival de Bâle 2017 ©VB

Yaron Herman se déplace à l’unisson des touches de son piano et semble en traduire les sons sortants en psalmodiant  . Parfois , il joue debout les yeux fermés  ou bien il rattrape son tabouret , ouvre provisoirement un oeil pour se concentrer sur un morceau de Nirvana, un autre de Radiohead ou une reprise sensible de l ‘Hallelujah de Leonard Cohen.

Yaron Herman est un pianiste de jazz franco-israélien né le 12 juillet 1981 à Tel-Aviv et résidant aujourd’hui à Paris comme ses acolytes Parisien et Negro. Il commence à étudier le piano à 16 ans avec le musicien de jazz Opher Brayer, qui utilise une méthodologie basée sur la philosophie, les mathématiques et la psychologie. Deux ans plus tard, Yaron reçoit le prestigieux prix de « talent junior » de la Rimon School of Jazz and Contemporary Musicde Ramat Ha-Sharon. À l’âge de 19 ans, il déménage aux États-Unis. À 21 ans, il enregistre son premier album, Takes 2 to Know 1, avec Sylvain Ghio, produit par le label Sketch Records. En 2008, il remporte une Victoire du jazz dans la catégorie Révélation de l’année pour l’album A time for everything. En 2009, il est nommé 3 fois aux Victoires du jazz : artiste de l’année, album de l’année pour Muse (élu aussi album jazz de l’année sur Itunes), et prix du public. Il est par ailleurs président du jury de la Montreux Jazz Solo Piano Competition en 2012, 2015 et 2016, et président de la Montreux Jazz Academy pour les éditions 2015 et 2016.

Il se produit entre autres avec Ambrose Akinmusire, Michel Portal, Kurt Rosenwinkel, Dominic Miller, Avishai Cohen, Pat Metheny, Lars Danielsson, Matt Brewer, Gerald Cleaver, Gilad Hekselman, Valgeir Sigurðsson, Yaël Naim et Matthieu Chedid.

Le style musical de Yaron Herman reflète l‘influence de pianistes et autres musiciens de jazz tels que Keith Jarrett, Paul Bley, Lennie Tristano ou Brad Mehldau, d’artistes de pop moderne comme Björk ou Sting. Il s’inspire également de la musique classique (Alexander Scriabin, Maurice Ravel) et traditionnelle. On retrouve d’ailleurs sur son album de 2007, A Time for Everything, des reprises de titres pop de Britney Spears (Toxic), Leonard Cohen (Hallelujah) ou encore The Police (Message in a Bottle).

YARON HERMAN

JAZZFESTIVAL BASEL 2017

Remonter