Fernand D’Onofrio

lundi 29 mai 2017 par baleenfrancais

Fernand D'Onofrio Code Flash interactif Photo VBFernand D'Onofrio Code Flash interactif ©VB

Rencontre avec Fernand d’Onofrio , artiste installé à Guebwiller

Naissance d’une vocation : D’Onofrio peintre-conteur

Fernand D'Onofrio Photo VBFernand D’Onofrio Oeuvre de jeunesse  ©VB

Fernand D’Onofrio , artiste  alsacien de Guebwiller comme son nom ne l’indique pas  ( la famille D’Onofrio est originaire des Pouilles ) a investi le monde de l’art par ennui : comme il  avait peu d’interêt à l’école où il s’ennuyait ferme , le cancre rêveur  passait le plus clair de son temps à dessiner , même à la craie derrière la tableau lorsqu’il partait au coin, raconte-t-il en riant . Dans son cas , le désinterêt scolaire  fut une bénédiction puisqu’il le conforta dans sa passion , couronné  dès l’âge de 9 ans d’un Premier Prix lors d’un concours de dessin pour l’amener à une première exposition à Guebwiller à  à peine 16 ans.

Dans la famille D’Onofrio , au sein d’une fratrie de 10 enfants , Fernand est le seul artiste , pas d’émulation donc du côté familial . C’est la  rencontre avec le rédacteur en chef de l’Alsace à Guebwiller , en admiration devant un portrait de Brel exécuté par Fernand à l’âge de 6 ans , qui a été déterminante dans sa volonté de devenir d’artiste . Comme le passage aux Beaux-Arts ne fut pas concluant , Fernand D’Onofrio , qui ne peut vivre d’amour et d’eau fraîche , part travailler en usine dès l’âge de 17 ans  , il y restera 11 années et utilisera les machines agricoles au milieu desquelles il travaille comme source d’inspiration stylistique, ce qui ne l’empêche pas de se plonger dans des ouvrages de philosophie et des récits mythologiques le soir venu. De là lui vient le goût de l’écriture à laquelle il consacre au début davantage de temps qu’au dessin . Ses croquis seront d’abord l’illustration de ses écrits . Périoste est le premier livre qu’il publie en 2000 , un catalogue dévoilant des bribes d’existence sans souci de chronologie, parsemé de textes narrant les oeuvres  à la façon d’anecdotes comme autant de courts scenarii. C’est à nouveau une rencontre qui décidera de la suite . A l’âge de 27 ans , Fernand quitte l’usine alors qu’ il croise le chemin de Claudie , prof de Français aux Etats-Unis depuis 30 ans, qui l’invite à faire escale à Philadelphie quelques temps . Voilà notre alsacien,  frousse impériale en bandoulière , au départ pour les USA sans aucune maîtrise de la langue anglaise. Les choses s’arrangeront après un séjour de 8 années et une rencontre plus sentimentale celle-ci , qui donneront lieu à autant de textes que d’oeuvres peintes ou dessinées sur les vies parrallèles de Manhattan , Broadway ou Williamsburg. 1992 est une grande année pour Fernand D’Onofrio , durant laquelle il realise sa première expo américaine à la galerie Schmitt Dean de Philadelphie et rencontre  un collectionneur New-yorkais  qui lui ouvrira de  nombreuses portes . En 1998 ,  après un séjour d’une année à Chicago , Fernand D’Onofrio réintègre son atelier à Guebwiller.

Entrer en peinture sur les talons de Dali

Au cours  des années 1980, D’Onofrio entre en peinture  par la porte du surréalisme sur les talons de Dali pour s’immerger ensuite dans un univers d’abstraction hyperréaliste , installant pinceaux et toiles au sous-sol de la maison familiale , espace partagé avec la monstrueuse chaudière , encombrant  ce premier atelier improvisé de 12 m2. La prochaine escale artistique de Fernand aborde un monde cubiste fait de monolithes bleus, peuplé d’êtres furtifs échappés d’études anatomiques. Des corps aux allures alternativement musculeuses et squelettiques aux postures cependant élégantes  et sensuelles sont les sujets de ses recherches suivantes .

Toujours en ébullition créative, l’artiste fera naître des organes à la frontière entre les fonctions physiologiques et le monde industriel, peut être en hommage à la chaudière infernale qui fut sa première compagne de création. Il poursuivra dans cette voie avec des combustions de corps mêlés, baignés d’un magma sanguin. Sa période de nus féminins semble marquer une pause dans cette exploration frénétique de l’être. Il y a pourtant quelque chose d’annonciateur dans le laborieux travail de surface qui marque les corps : une nouvelle fascination pour la peau, le tissu, qui donnera naissance à d’étranges formes emmaillotées. Franchissant le derme, l’artiste plonge alors au niveau cellulaire, avec des textures dont l’agencement semble régit par les lois spontanées de la vie. Aujourd’hui Fernand D’ONOFRIO tutoie des molécules flamboyantes de taille humaine, flottant au premier plan d’un univers capable de nous absorber. Texte extrait du site officiel dFernand D’Onofrio

Sur la fonction de l’artiste : « je sais que mon rôle n’est pas de reproduire l’exactitude des sujets observés , mais d’en traduire leurs illusions et impressions qui ricochent en abondance comme un écho comblé de rêves » Fernand D’Onofrio

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Des photos grands formats pour  » Les  Héritiers »

J’ai rencontré Fernand dans son atelier de Guebwiller dont une partie des murs est tapissée d’immenses photos représentant des enfants qu’il appelle les Héritiers, son dernier travail . L’enfant et l’enfance ,  cette alchimie qui est la source de la recherche sur la collection  » Les Héritiers », ouverte aux enfants du monde , se veut un témoignage de chacun d’entre eux. Fernand D’Onofrio trouve  à nouveau son inspiration dans ses voyages , ayant délaissé l’Amérique au profit de l’Asie où il a fait déja plusieurs séjours en Thaïlande ou au Laos.

Un peuple qui prend ses enfants par la main est un peuple qui vivra longtemps (Alain Gilot)
La collection les Héritiers ancre l’appréhension du passage de l’enfance à l’âge adulte. Cette série de portraits d’enfants pousse cette porte vers un inconnu fait d’épreuves et d’observations. Un regard à chaque fois renouvelé, des regards à jamais immortalisés.

L’artiste photo-peintre exploite une technique qui lui est toute personnelle: c’est  un long travail , une méthode qu’il a développée seul dans son atelier . La photo est prise , fixée sur une plaque d’allu , la peinture est incluse en une seconde phase . Chaque élément est photographié indépendamment- jusqu’à un mois de travail et 200 clichés suspendus au plafond en attendant leur traitement  peuvent être nécessaires au résultat final –   » Je développe en grandeur nature , c’est-à dire 1, 70 m; sur la photo , j’élabore des aspects matière avec de la peinture appliquée à la photo , je reprends le tout en photo et ainsi de suite , ensuite j’utilise la technologie numérique pour être en phase avec mon temps naturellement , car aujourd’hui , on ne peut pas dissocier le numérique du travail académique ». Sur ces grandes planches , les enfants sont imbriqués dans notre monde d’outrance consummatrice où la robotisation dérange l’humanité tout en s’y intégrant de façon inattendue et insolente .

Mettre la lumière sur des idées , des projets qui concernent la société en général ou des sujets qui l’interessent précisément comme l’infiniment petit, une série de toiles représentant des molécules peintes  comme l’a montré l’exposition à laquelle il a participé  en 2013 au Carrousel du Louvre à Paris.

Les coffrets Luxe D’Onofrio avec 12 reproduction de la série des oeuvres que vous choisirez.
Les reproductions sont réalisées sur papier gaufré blanc avec estampillage manuel.
Production limitée à 100 exemplaire pour chaque série proposée.

Dimension 410 X 310 X 50 mm.
Intérieur papier de création couleur crème.
310€ à l’unité280€ à partir de 3 exemplaires

Fernand D'Onofrio Coffrets PhotoVBFernand D’Onofrio Coffrets Luxe ©VB

CONTACT INFORMATION
Fernand D’Onofrio
Tel : +33 (0)6 62 140 524
Email : fernandonofrio@gmail.com

SITE FERNAND D’ONOFRIO

Merci Fernand pour ton accueil chaleureux et la découverte de ton atelier de Guebwiller

Note : ceux d’entre vous qui fréquentent le Salon de coiffure 49 peuvent y découvrir une des dernières oeuvres de la série Les Héritiers.

Remonter