Fondation Fernet-Branca Gilgian Gelzer et Raul Illarramendi

dimanche 19 novembre 2017 par baleenfrancais

Gilgian Gelzer PJ Sugier Raul Illarramendi Fondation Fernet-Branca Photo VBGilgian Gelzer PJ Sugier Raul Illarramendi Fondation Fernet-Branca©VB

La FONDATION FERNET-BRANCA présente l’exposition Streaming  Gilgian Gelzer et Raul Illarramendi du 19 novembre 2017 au 11 février 2018

L’un est suisse , l’autre est venezuelien , tous deux s’interessent davantage au materiau batisseur de leur travail artistique qu’à la visualisation évidente de l’oeuvre final . Ils se rejoignent également sur la passion qu’ils portent au dessin comme meilleur vecteur de leur ressenti d’artistes. Ils sont tous deux installés à Paris. Le bernois Gilgian Gellzer compose à partir de trois médias distincts : la peinture , le dessin et la photo. C’est le fil d’Ariane de l’exposition Streaming présentée à la Fondation Fernet-Branca . Des lignes et des déliés, des courbes et des enchevêtrements , des formes figées et assemblées dans un espace de façon spontanée ou des éléments capturés par le regard en une perspective parfaite. Gilgian s’interesse à la manière dont le pinceau , le crayon ou l’objectif  s’approprient la surface choisie pour en dégager  une énergie  familière réconfortante. Gilgian a abandonné la peinture il y a une dizaine d’années pour se concentrer sur les possibilités infinies de la mine de plomb , l’exercice répété du dessin au crayon se détricotant telle une pelote de laine sur des surfaces cadrées comme à la Fondation Fernet-Branca,  ou libres comme au FRAC d’Auvergne à Clermont-Ferrand ou à la Kunstraum de Kreuzlingen.Pour Gilgian , chaque expèrience fournit un dessin unique- souvent rouge , noir et bleu pour les grands dessins –  dont le changement de  format est la métaphore d’un voyage immobile .

Gilgian Gelzer Fondation Fernet-Branca Photo VBGilgian Gelzer Fondation Fernet-Branca©VB

Pour les dessins , ce sont les circulations créées qui permettent de se déplacer, de parcourir la feuille dont on perçoit le blanc à travers ces flux auxquels fait référence le titre de l’exposition : streaming.

Gilgian Gelzer réalise ses dessins accrochés au mur ou lorsqu’ils sont très grands (200 x 300 cm) à même le sol. L’artiste était présent cet été au Centre Pompidou à l’occasion des Acquisitions récentes du cabinet d’art graphique.

On comprend que le passage à la photographie en extèrieur n’est qu’un reflet de l’équilibre que l’artiste cherche à reproduire dans ses compositions graphiques et picturales bien que la photo soit toujours fragmentaire comparée au dessin . Les sujets prédominants  des photos sont l’architecture, l’eau et la nature et surtout la capture d’un instant incongru.

Gilgian GELZER est né en 1951 à Berne, Suisse. Il vit et travaille à Paris. Il a enseigné à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (2010 – 2016).

GILGIAN GELZER

Gilgian Gelzer Strokes Fondation Fernet-Branca Photo VBGilgian Gelzer Strokes Fondation Fernet-Branca ©VB

RAÚL  ILLARRAMENDI artiste abstrait recycleur

Raul Illarramendi Fondation Fernet-Branca Photo VBRaul Illarramendi Fondation Fernet-Branca©VB

Raul Illarramendi travaille habituellement sur de grands formats . A l’opposé des street-artistes qui transportent leurs bombes aerosol à l’extèrieur pour exercer leur talent sur les murs de la ville , Raul rapporte en son atelier de Méru , les éléments du quotidien urbain  qui lui plaisent, les prend en photo pour les retravailler en grandeur nature et au crayon ou à la gouache pour,  en quelque sorte , leur offrir la vie éternelle alors que certains de ses modèles sont voués à une disparition certaine à plus ou moins long terme. Les toiles sur lesquelles sont interprétées ses trouvailles urbaines sont si lisses qu’elles peuvent accueillir successivement gouache et crayon redonnant vie à de simples traces comme la série des taches ( photographies nocturnes des taches d’urine à côté des trottoirs ) dont une partie est présentée à la Fondation Fernet-Branca comme les dépôts de saleté laissée sur les portes des camions ou des garages, accumulation de signes de doigts et griffures qui restent à travers le temps.Pour se mettre au service de cette abstraction realiste, Raul utilise tout genre de pinceau, du plus léger jusqu’au plus dur, en appliquant des couches afin de créer une fusion continue.

  » En dessinant l’abstraction, plutôt qu’en dessinant de manière abstraite, je peux me concentrer sur le travail de représentation, en réalisant une image cohérente et objective, et esquiver en même temps la narration et la figuration tout en cherchant sans arrêt des nouvelles formes »

Raul Illarramendi  utilise des associations de couleurs déjà existantes, les mêmes couleurs que celles qu’il trouve sur les portes et la patine laissée par les empreintes des mains après une longue période d’usage et d’abus de la surface. « Je pense à l’effet que la poudre et la saleté donneraient sur une voiture jaune et à comment tirer de cela une peinture/dessin. Pour réaliser ces images j’utilise du papier coloré et je dessine les espaces négatifs à partir des traces peintes. Chaque signe, chaque égratignure et chaque trace est bornée et terminé par le remplissage de mon crayon ; enfin, le fait de laisser la couleur sur le papier permet l’achèvement du dessin. C’est justement l ’absence du dessin qui fait l’image »

Raul Illarramendi EA S8 2015 Fondation Fernet-Branca Photo VBRaul Illarramendi EA S8 2015 Fondation Fernet-Branca ©VB

Biographie :

Né en 1982 à Caracas, Venezuela, Raúl Illarramendi vit et travaille à Méru, France. Il a commencé sa formation artistique en 1998 au Venezuela en tant qu’assistant d’atelier du peintre Felix Pedromo, professeur de dessin à l’école des  beaux-arts de  Caracas. Il devient  ensuite membre  du Circulo de Dibujo du musée d’art contemporain de Caracas Sofia Imber, collectif de  plasticiens réfléchissant à la théorie et à la pratique du dessin. Puis, de 2001 à 2005 aux États- Unis, à l’University of Southern Indiana d’Evansville avec une licence en Arts Plastiques et Histoire de l’Art. Il a également obtenu son Matser en Arts Plastiques à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne. Déjà lauréat du prix du Meilleur artiste figuratif de la Gallery Synchronicity aux États-Unis en 2004, et également du prix national du « Who is Who in America’s Universities », il a ensuite obtenu en 2011 le Prix Jean Chevalier de la Galerie Olivier Houg de Lyon, France. En 2016 il a été candidat au prix SciencePo pour l’Art Contemporain.

Qualifications

2009 Master en Beaux-Arts, Université Jean Monnet, Saint Etienne, France 2007 Diplôme de Beaux-Arts, Université Jean Monnet, Saint Etienne, France 2005 Diplôme de Beaux-Arts et d’Histoire de l’art, University of South Indiana, Evansville, USA

1999 Membre du « Circulo de Dibujo », Musée d’art Contemporain, Caracas Sofía Imber, Caracas, Venezuela

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La Fondation Fernet-Branca remercie La galerie Jean Fournier, Paris

La galerie Karsten Greve, Paris

L’exposition Gilgian Gelzer est une coproduction avec le Domaine de Kerguéhennec / Département du Morbihan Exposition du 4 mars au 27 mai 2018 – Coédition d’un catalogue

Un catalogue est également publié à l’occasion de l’exposition de Raul Illarramendi

 

FONDATION FERNET-BRANCA 

 

Raul Illarramendi Gilgian Gezler Photo VBLes artistes signent le livre d’or Raul Illarramendi Gilgian Gezler©VB

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