Grace Jones aux Stimmen 2017

lundi 24 juillet 2017 par baleenfrancais

Grace Jones Stimmen 2017 Photo VBGrace Jones Stimmen 2017 ©VB
GraceJones Stimmen 2017 Photo VBGraceJones Stimmen 2017 ©VB

Grace Jones , la Diva  exentrique  pratique la danse tribale  » en costume « 

On s’attendait à une certaine extravagance , on a pas été déçu ! Miss Jones 2017 – même pas une heure de retard- se porte comme un charme alors qu’elle fête prochainement ses 70 ans, la faute, sans aucun doute ,  à la pratique intensive du Hula Hoop dont elle nous a donné un échantillon ce soir-là à Lörrach aux Stimmen , une véritable prouesse de jeune fille pour cette grande dame extravertie qui n’en est pas à une folie près . Ajoutons tout de même la confession de Grace à paris- Match à propos de son attavisme « Mes fesses sont mes fesses, dures et fermes car j’ai commencé très tôt à faire du sport. J’ai un corps tout en jambes. Ma mère faisait du saut en hauteur, mon père était boxeur amateur. Mes fesses et ma cambrure, c’est tout cela combiné ! »: Elle débarque sur Nightclubbing ( chantée il y a 8 ans avec son double délirant Iggy Pop ) façon sauvage , une voix androgyne absolument inchangée depuis 30 ans , un jeu de scène bestial , brutal et sensuel à la fois juste fascinant et désarçonnant :  cherchez la femme …ou l’homme , pour l’heure occupé à faire son job de lapdancer , fort bien d’ailleurs .

GraceJones Stimmen 2017 Photo VBGraceJones Stimmen 2017 ©VB

Grace Jones , l’oeuvre d’arts

Cette fois-ci , la sculpturale Grace déboule sur scène  ( presque ) totalement nue body painted à la manière tribale ou celle de Keith Harring ou les deux à la fois , on distingue tout de même en y regardant de plus près un corset à la Jean-Paul Gauthier que vient recouvrir parfois dans de grands élans chorégraphiques , une longue cape noire signée Issey Miyaké , on ne reste pas  mannequin  pendant de si longues années sans que cela laisse des traces . Difficile d’imaginer  Grace en grand-mère , c’est pourtant ce qu’elle est devenue grâce à son fils Paulo qui lui a donné une petite fille prénommée  Athéna  et compose pour elle sur son dernier album.

Grace Jones nous a gratifIés de ses plus grands hits : Private Life , Pull up the bumper , Love Is The Drug de Roxy Music en accéléré ,  Strange , enregistrée sur la BO du Frantic de Polanski , This is life ,pour finir en apotheose sur Slave to the rhythm et , mon préféré Libertango , chanté et dansé en robe virevoltante , après les extraordinaires coiffes assorties à chaque morceau et enfilées à toute vitesse dans les coulisses pour mieux ménager la surprise , jamais décevante , toujours époustouflante , palme du spectaculaire pour le masque mortuaire doré du début de concert.Un seul regret : n’avoir pas entendue la mythique reprise de Piaf .

Grace Jones bio courte:

GraceJones Stimmen 2017 Photo VBGraceJones Stimmen 2017 ©VB

A l’instar de ses collègues ZZtop venus la veille à Lörrach , Grace Jones a débuté sa carrière au tout début des années 70. Elle est la fille d’un prédicateur jamaïcain et d’une maman chanteuse dont le père était musicien auprès de Nat King Cole. L’éducation stricte et sévère qu’elle reçoit décide de son entrée dans la vie , à l’exact opposé , dans un esprit libertaire qui l’amène à faire du théâtre plutôt que de continuer à chanter à l’Eglise.

Paris lui ouvre les portes du mannequinat à seulement  18 ans . Grace emménage à Paris en 1970 où elle partage pendant un temps un appartement avec Jerry Hall et Jessica Lange et fait des rencontres déterminantes pour sa carrière, comme avec les stylistes Issey Miyake , Kenzo Takada puis Azzedine Alaïa et surtout Jean-Paul Goude , qui contribue à faire d’elle une icône , voir l’inoubliable pub Citroën de 1986 , puis Andy Warhol et Keith Harring  . Sa reprise de la Vie en Rose pour l’inauguration du Palace en 1979 est d’anthologie , une prestation qu’elle aurait pu terminer nue pour cause de surenthousiasme du public  si Yves Saint-Lautrent n’était venu à son secours  . Sa carrière de chanteuse démarre vraiment en 1977 grâce à un contrat avec la maison de disques  Island Records , dans un style plutôt disco qu’elle conserve jusqu’à son quatrième album, Warm Leatherette sorti en 1980, tourné vers un style qui allie reggae et new wave. C’est sur cet album qu’elle enregistre avec le duo de musiciens jamaïcains Sly and Robbie un de ses grands succès Reggae , Private Life.

Au cinéma , elle marque les esprits en méchante chez James Bond sous les traits de May Day dans  Dangereusement vôtre en 1985.

En 2008 , elle sort son 10ème album Hurricane à la suite duquel elle engage une tournée en Europe et en Australie durant laquelle elle est accompagnée aux claviers par son fils Paulo Goude, qui a écrit la chanson Sunset Sunrise pour l’album.

De la pratique du HulaHoop comme repoussoir des années qui passent : votons pour sa réhabilitation dans les parcs à vieux du monde !

Dommage pour nous , Beverly Grace Jones n’écrira jamais ses mémoire . Lisons toute de même «  I’ll Never Write My Memoirs » par curiosité.

 STIMMEN FESTIVAL 2017

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