Le chic français au Palais Lumière à Evian

mardi 14 novembre 2017 par baleenfrancais

Palais Lumiere Evian Photo VBPalais Lumiere Evian ©VB

Comment l’élégance vint aux françaises Images de femmes 1900-1950  au Palais Lumière, Evian du 28 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Palais Lumière Evian Le Chic Français Photo VBPalais Lumière Evian Le Chic Français©VB

LE CHIC FRANÇAIS  Mode et Photo duo de choc

Avec plus de 300 œuvres (photographies, magazines, dessins,…), l’exposition au Palais Lumière porte un regard rétrospectif sur l’histoire de la photographie de mode au début du XXème siècle en France, dont l’évolution est étroitement liée à celle de la place de la femme dans la société. Les débuts de la photographie de mode sont timides et peu audacieux. De nombreux magazines diffusent la mode au début du XXème siècle mais le dessin y occupe une place prépondérante. Si dans les médias, la place de la photographie de mode connaît un essor similaire à celui de la photographie en général, jusque dans les années 1920 les contraintes liées aux techniques d’impression ne favorisent pas son utilisation.

Les photographes travaillent en studio, les modèles restent statiques et les mises en pages sont rigides et peu inventives. Cette manière de mettre  en  scène  la mode et le vêtement est évidemment à mettre en correspondance avec le statut de la femme dans la société. Dans les années 1920-30, une « Nouvelle Vision » s’impose. Des photographes comme Jean Moral, Maurice Tabard, André Steiner, pratiquent une photographie résolument moderne et différente. Pendant l’entre-deux guerre, la photographie et les magazines accompagnent et soutiennent l’émancipation des femmes.

Les photographes multiplient les expérimentations formelles, inventent des angles de prises de vue spectaculaires, proposent des cadrages audacieux et des sujets modernes ; ils offrent une nouvelle image de la femme, une « vision » enfin libérée.Véritables touche-à-tout, ces photographes, recrutés par le monde de la mode, mettent leur savoir-faire éprouvé au service des magazines et contribuent à diffuser l’image d’une féminité moderne, chic, dynamique et urbaine. Les séances enfin libérées des studios, et réalisées dans les rues de Paris participent pleinement à la reconnaissance de Paris comme capitale de la mode.

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Le dessin pour représenter la mode, les débuts de la presse féminine

 Après des débuts timides peu avant la Révolution française, la presse connaît un essor considérable à la fin du XIXème siècle. S’adressant à des lectorats divers, la presse hebdomadaire féminine offre à voir les nouveautés de la mode avec force descriptions et gravures. La Mode illustrée, Les Modes, Le Petit Echo de la Mode sont imprimés en grand format et privilégient la narration pour décrire les modèles, les illustrations, gravées, étant particulièrement détaillées. Ces magazines permettent de se tenir au courant de l’actualité et fournissent aux couturières les éléments indispensables pour reproduire les modèles présentés.

Sous l’impulsion de couturiers novateurs et prescripteurs comme Paul Poiret et d’éditeurs visionnaires tel Lucien Vogel, des revues de grande qualité voient le jour, faisant le pari de rapprocher la mode des beaux-arts. Véritable incarnation du goût raffiné et moderne de son époque, La Gazette du Bon Ton signe à la fois l’apogée et la fin du dessin de mode dans les magazines.

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Les premiers studios, quand la photographie remplace le dessin

A partir du milieu des années 20, certains magazines choisissent la photographie pour créer une nouvelle esthétique et accélérer la diffusion des tendances de la mode parisienne. Plusieurs agences et studios de photographes (Rol, Manuel, Séeberger) consacrent une partie de leur activité à fournir aux magazines des photographies d’élégantes aux courses, aux théâtres et en soirée. La mode n’est d’ailleurs pas seulement diffusée dans les magazines qui lui sont entièrement consacré, L’Art Vivant et autres revues théâtrales assurent aussi la promotion des toilettes à la mode, par le biais de la photographie.En marge de cette production journalistique, des photographes « artistiques » tel le baron de Meyer, proposent, influencés par les pictorialistes une nouvelle approche esthétique de la photographie de mode.

L’avant-garde photographique, expérimentation et nouvelle image de la femme

Les moyens techniques pour reproduire la photographie dans les magazines évoluent rapidement à la fin des années 1920 et favorisent son utilisation. Conjointement, André Steiner, Man Ray, Maurice Tabard, François Kollar et les avant-gardes photographiques proposent une nouvelle vision des femmes et peu à peu intègrent l’industrie de la mode. Les magazines de mode évoluent aussi dans leurs contenus, concourant, par du rédactionnel non plus exclusivement orienté vers le vêtement mais dédié à des conseils de beauté et de savoir-vivre, à diffuser une nouvelle image de femme moderne, chic et sportive, amenée à s’émanciper. Les nouveaux titres de magazines d’actualité illustrés par la photographie font ainsi largement appel aux photographes indépendants pour promouvoir la mode et la « femme française ».

La presse illustrée de mode et l’avant- garde, l’exemple de Jean Moral

 Jean Moral débute sa carrière comme graphiste et photographe de studio au sein de l’atelier Tolmer en 1928, il y côtoie Pierre Boucher, Louis Caillaud ou Pierre Verger. Ce début de carrière est intimement lié à sa relation amoureuse avec Juliette Bastide qu’il photographie au gré de leurs pérégrinations. Heureuse et souriante, Juliette se prête bien volontiers au jeu et ce sont ces dizaines de clichés qui feront la célébrité de Moral au début des années 1930 (Diversion, Photographie, Paris Magazine, etc.).

A partir de 1933 débute une collaboration fructueuse avec Harper’s Bazaar. Seul photographe français exclusif du célèbre magazine, le style de Jean Moral correspond à la ligne graphique et éditoriale du nouveau Harper’s Bazaar : prises de vue hors du studio, angles de vue audacieux et instantanéité, Moral use de tous les artifices pour montrer « la » femme des années 30, une femme moderne, chic, urbaine, dynamique et évidemment parisienne.

Harper's Bazaar © Photo VBHarper’s Bazaar ©VB

Un catalogue est publié à l’occasion de l’exposition « Le Chic français – Images de femmes, 1900-1950 » présentée au Palais Lumière de la ville d’Évian, du 28 octobre 2017 au 21 janvier 2018.

Catalogue sous la direction de Sylvain Besson. Essais :

    • William Saadé, conservateur émérite du patrimoine, conseiller scientifique
    • Sylvie Lécailler, chargée des collections photographiques du Palais Galliera, Musée de la Mode de la Ville de Paris
    • Sophie Kurkdjian, docteure en histoire des médias, chercheuse invitée à l’Institut d’Histoire du Temps présent
    • François Cheval, commissaire indépendant
    • Sylvain Besson, directeur des collections du musée Nicéphore Niépce
    • Notices et textes complémentaires François Cheval et Sylvain Besson
François Cheval Commissaire d'exposition  Photo VBFrançois Cheval Commissaire d’exposition ©VB

L’oeil capteur de JEAN MORAL & HARPER’S BAZAAR 20 ans de collaboration

 par Sylvain Besson

« Lorsque Carmel Snow quitte Vogue pour son concurrent Harper’s Bazaar en 1932, ce dernier est loin de soutenir la comparaison. Sa mise en page statique n’a pas évolué, le dessin de mode y est majoritaire et les rares photographies publiées sont celles du Baron de Meyer, qui s’il fut très à la mode vers 1900, n’est plus dans l’air du temps. Les portraits de studios, en pied et vaporeux, dans la tradition pictorialiste sont l’identité visuelle du magazine mais manquent cruellement de dynamisme à un moment où tout s’accélère : l’industrie, les arts et la mode.

Pour animer son magazine, Carmel Snow s’entoure de jeunes gens talentueux et ambitieux avec qui elle renouvelle Harper’s Bazaar au point d’en faire LE magazine de mode de référence des années 30, celui qui servira de modèles aux autres parutions, aux Etats-Unis comme en Europe.  On peut affirmer qu’au début   des   années 30, Jean Moral est un photographe à la   mode : ses photographies   sont   publiées dans de nombreux magazines en France et à l’étranger. Il expose ses travaux à la librairie de la Plume d’Or à Paris et à l’exposition Das Lichtbild à Munich (juin-septembre 1930). Des collectionneurs s’intéressent dès cette époque à son travail et lui achètent des photographies.

Moral et Harper’s Bazaar se découvrent avec la commande d’un reportage photographique dans la nouvelle résidence du dessinateur d’Harper’s, Reynaldo Luza au cap de Formentor à Majorque. La série réalisée par Moral met en scène Juliette dans l’architecture contemporaine du lieu conçue par Luza : les jeux de lignes claires et droites, les ombres géométriques et les points de vues transcendés par la modernité du bâtiment sont des prétextes réussis pour mettre en valeur sa compagne et le corps féminin (plus d’ailleurs que les vêtements). Ce reportage d’une très grande élégance devient le fil rouge de la carrière de Moral : au moins une photographie du reportage est publiée dans huit numéros de Paris Magazine, dans le Magazine de Paris et bien sûr dans Harper’s Bazaar en juillet 1933.

La collaboration entre Moral et Harper’s Bazaar durera vingt ans (1933-1952).  Le chic est français, le chic est parisien et Jean Moral en fut le meilleur ambassadeur. »

SYLVAIN BESSON Directeur des collections photographiques du musée Nicéphore Niépce (Chalon- sur-Saône) depuis 2008

Sylvain Besson y conduit depuis 2003 les missions d’informatisation de l’inventaire et de documentation. En charge des fonds André Steiner, Jean Moral, Jean-François Bauret et André Papillon, entrés dans les collections respectivement en 2012, 2014, 2016 et 2017, il mène pour ceux-ci une politique d’intégration et d’identification afin de les conserver dans des conditions muséales mais aussi de les valoriser via leur numérisation et leur diffusion au public.

Commissaire d’expositions comme « Charlotte Perriand, l’œil en éventail » en 2012 (Museum für Gestaltung, Zurich, Petit Palais, Musée des Beaux-arts de la Ville de Paris, musée Nicéphore Niépce), « Au délabrement du monde, la photographie reconnaissante » en 2014 (H2M, Bourg-en-Bresse), « L’Ivresse du mouvement » en 2015 (Salle Gaillard, Clermont-Ferrand, musée Nicéphore Niépce) ou « Un regard sur le monde, les collections photographiques de la Fnac » en 2016 (Arsenal, Metz), il a coordonné une livraison de la revue « Musées et collections publiques de France » en 2007 (n° 251) et vient d’apporter sa contribution à l’ouvrage « Du miroir au selfie », publié en 2017 aux éditions L’Art-Dit. Il est également le coordinateur et l’intervenant principal de la formation « Gestion des fonds photographiques » du Ministère de la Culture et de la Communication.

WILLIAM SAADE Conseiller artistique et scientifique du Palais Lumière et Commissaire général de l’exposition

William Saadé a suivi des études d’histoire, d’histoire de l’art et d’archéologie à l’Université de Paris 1-Sorbonne, à l’Ecole du Louvre et à la VIe section de L’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Il est Conservateur en chef émérite du patrimoine et Chevalier des arts et des lettres. Il participe activement à l’émergence de l’art contemporain dans les musées en exposant des artistes internationaux, en soutenant la commande publique et en suscitant l’acquisition d’oeuvres d’art. Parallèlement il développe des travaux de recherche en sciences sociales et sciences humaines sur les cultures émergentes. Il enseigne en master 2 à l’université Louis- Lumière Lyon 2. Il poursuit parallèlement une carrière de commissaire d’exposition.

FRANCOIS CHEVAL conservateur de musées depuis 1982

Né en 1954, formé à l’histoire et à l’ethnologie, François Cheval a exercé la fonction de conservateur de musées depuis 1982, successivement dans le Jura et à la Réunion. De 1996 à 2016, il dirige le musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône. Là, il entreprend de débarrasser la photographie de ses présupposés et de présenter l’originalité du «photographique» à travers une muséographie et un discours renouvelés. Il a notamment pris l’initiative de rétrospectives remarquées, comme celles de Denis Roche, John Batho, Gérard Collin-Thiébaut, Peter Knapp, Mac Adams ou Raoul Coutard et défend une jeune photographie exigeante (Elina Brotherus, JH Engström, Claire Chevrier, Antoine d’Agata, Charles Fréger, Raphaël Dallaporta).

Dans la continuité des projets développés à l’extérieur des musées, il poursuit ses activités de commissariat d’expositions (au MuCEM pour Marseille-Provence 2013, au Pavillon Populaire de Montpellier, à PhotoEspaña, et aux Rencontres d’Arles). Il a assuré et assure encore la direction artistique de prix (fondateur de la résidence BMW, Prix HSBC pour la Photographie). François Cheval est le co-fondateur et co-directeur du nouveau Lianzhou Museum for Photography, premier musée public dédié à la photographie en Chine qui ouvrira ses portes en novembre 2017. Cette même année, il est en charge de la programmation du Mérignac Photographic Festival.

MICHEL LE PETIT DIDIER Graphiste

Graphiste impliqué dans les problématiques d’identité et de communication d’institutions culturelles, une part de mon activité est aussi tournée vers la transmission, à travers l’enseignement en écoles d’art ; après Strasbourg et Nancy, j’enseigne depuis 2011 à l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne. Mon travail, depuis 1988, accompagne dans leurs besoins d’édition, d’image, de scénographie et de communication, de nombreux acteurs œuvrant dans les champs du théâtre, de la musique, de la danse, des beaux-arts, de l’art contemporain, de la photographie, de l’édition, de l’architecture, du patrimoine ou   de la mode ; entre autres   le Louvre, le Centre Pompidou Metz, le musée Nicéphore Niépce…Membre de l’AGI, Alliance Graphique Internationale depuis 2003.Michel Le Petit Didier est le  scénographe de l’exposition .

Le musée Nicéphore Niépce  musée de l’histoire de la photographie

 Labellisé Musée de France, il est créé en 1972 à Chalon-sur-Saône Bourgogne- Franche-Comté, dans   un   bâtiment du bord de Saône, au Port Villiers, qui fut naguère un bureau d’octroi des coches et diligences (ancien hôtel des Messageries royales). Il a été fondé autour d’une collection historique d’appareils et d’objets ayant appartenu à l’inventeur de la photographie : Nicéphore Niépce (1765- 1833). L’ambition du musée Nicéphore Niépce est d’expliquer les ressorts de la photographie depuis son invention par Niépce jusqu’à l’image numérique. Ses collections regroupent près de trois millions de photographies et d’objets offrant la possibilité d’un parcours toujours renouvelé au fil des visites.

L’utilisation de dispositifs interactifs, des technologies les plus sophistiquées, permet d’aller plus loin dans la compréhension du monde photographique.Le musée est conçu comme un parcours initiatique autour des grands principes de la photographie. Les tirages professionnels y côtoient les épreuves amateurs. La presse illustrée y tient une place importante en tantque support essentiel à la diffusion planétaire du médium. Pièce centrale des collections : la Chambre de la Découverte, premier appareil photographique au monde utilisé par Nicéphore Niépce, inventeur auquel une salle est consacrée dans le parcours.

Le Palais Lumière d’Evian

À l’été 2006, la ville d’Evian a ouvert les portes de son « Palais Lumière ». Fort de sa position, de la qualité de ses équipements et de la singularité de son architecture, ce fleuron retrouvé du patrimoine évianais est devenu le nouvel emblème de la station.Le Palais Lumière est à l’origine un établissement thermal. Il est l’un des plus beaux témoignages de l’architecture des villes d’eaux du début du XXème siècle.

Situé face au lac, au voisinage de l’hôtel de ville (ancienne villa des frères Lumière), il jouit d’un emplacement central et privilégié. En 1996, la Ville d’Evian est redevenue propriétaire du bâtiment  et a décidé de reconvertir le bâtiment en centre culturel et de congrès sur une surface totale de 4200m2. Le hall principal  Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques. Eclairé par de beaux vitraux, il a été restauré à l’identique. Il abrite en particulier quatre statues allégoriques de sources signées du sculpteur Louis-Charles Beylard. Les parois latérales du porche d’entrée sont ornées de deux toiles marouflées Nymphes à la Source et Nymphes au bord de l’eau, attribuées à Jean D.Benderly, élève de Puvis de Chavannes.

Historique des expositions depuis 2009

2009

  • La Ruche, Cité des artistes, 1902- 2008
  • Rodin, les Arts décoratifs 2010
  • Jean Cocteau, Sur les pas d’un magicien
  • H2O, œuvres de la Collection Sandretto Re Rebaudengo
  • Le Bestiaire imaginaire, l’animal dans la photographie de 1850 à nos jours

2011

  • Daumier, Steinlen, Toulouse-Lautrec, la Vie au quotidien
  • Splendeurs des collections du prince de Liechtenstein

2012

  • Charlie Chaplin, Images d’un mythe
  • L’Art d’aimer, de la séduction à la volupté

2013

  • Paul Eluard, Poésie, Amour et Liberté
  • Légendes des mers, l’art de vivre à –

bord des paquebots

  • L’Idéal Art nouveau, Collection majeure du musée départemental de l’Oise

2014

  • Joseph Vitta, Passion de collection
  • Chagall, Impressions

2015

  • Contes de fées, de la tradition à la modernité
  • Jacques-Émile Blanche, Peintre,

écrivain, homme du monde

  • Life’s a Beach / Evian sous l’œil de

Martin Parr

2016

  • Belles de Figures féminines dans les collections du musée des Beaux-Arts de Nantes, 1860-1930
  • Albert Besnard (1849-1934).

Modernités Belle Époque

  • De la caricature à l’affiche (1850–

1918)

2017

  • Raoul Le bonheur de vivre
  • Paul Delvaux, Maître du rêve

 

 Palais Lumière

quai Albert-Besson – 74500 Evian

+33 4 50 83 15 90 – courrier@ville-evian.fr www.palaislumiere.fr Facebook.com/PalaisLumiereEvian

 Horaires d’ouverture:  tous les jours de 10h à 19h (lundi : 14h-19h) et les jours fériés.

Tarifs

  • Plein tarif : 8 €
  • Catalogue de l’exposition : 35 €

Office du tourisme d’Evian

Place d’Allinges B.P. 18 – 74501 Evian cedex

Tél. +33 4 50 75 04 26 / +33 4 50 75 61 08

info@evian-tourisme.com www.evian-tourisme.com

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