Un hiver prolifique au zoo de Bâle

samedi 4 mars 2017 par baleenfrancais

Ashaki-Nyande-Zoo de Bâle photo VBashaki-nyande-une ©VB

Au zoo de Bâle , des naissances en veux-tu en voilà !

En mars , première sortie pour le jeune hippopotame nain Nyande

Ashaki-Nyande-Zoo de Bâle photo VBAshaki-Nyande-Zoo de Bâle © VB

Il fait enfin plus chaud: le jeune hippopotame nain Nyande peut profiter de l’extérieur.  Nyande est née le 9 novembre de l’année passée, mais le public n’avait pas encore l’occasion de voir le jeune hippopotame nain. Seules deux naissances d’hippopotames nains ont eu lieu au Zoo de Bâle dans les 15 dernières années et Nyande est le 75e de tous les petits nés au zoo. Comme les hippopotames nains aiment la chaleur, le froid avait jusqu’à présent contraint Nyande à rester dans l’étable auprès de sa mère Ashaki (12 ans).

À la naissance, Nyande (dont le nom signifie «jolie») ne pesait que cinq kilos et demi, elle était donc à peine plus grosse qu’un lapin. Elle a tout de suite fait preuve d’un excellent appétit et gagné 400 grammes par jour. Elle affiche aujourd’hui 36 bons kilos sur la balance. Elle tète sa mère toutes les deux heures et mange de plus en plus d’aliments solides depuis ses deux mois. L’heureux papa du petit hippopotame nain est Napoleon (10 ans).Comme tous les petits des hippopotames nains, Nyande dut en premier lieu apprendre à nager. Il faudra néanmoins attendre encore un moment avant de la voir se baigner dans l’espace extérieur.

Une agence de rencontre pour les hippopotames nains

Le Zoo de Bâle tient le registre international d’élevage des hippopotames nains depuis 1975 et coordonne le Programme européen d’élevage (PEE) depuis 1992. Le PEE est, pour les animaux des zoos, une sorte d’agence de rencontres qui forme des couples non pas par affinités, mais selon des critères génétiques. Pour prévenir les maladies génétiques, des couples sont formés entre animaux qui n’ont aucun lien de parenté. Les liens de parenté sont consignés dans le registre d’élevage.

Le Zoo de Bâle soutient le projet de protection

Les hippopotames nains sont malheureusement très menacés. Ils vivent dans les forêts tropicales du Liberia, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire, soit des pays marqués jusqu’à très récemment par les conflits et l’instabilité politiques. Dans de telles conditions, rares sont les chercheurs et les protecteurs de la nature engagés sur le terrain. Le Zoo de Bâle soutient un projet de protection initié en Sierra Leone par des organisations internationales de protection de la nature.

En février Ozouri chez les chimpanzés du Zoo de Bâle

Fifi et Oziri photo Zoo de BâleFifi et Ozouri © Zoo de Bâle

Le 2 février dernier, Ozouri a vu le jour au Zoo de Bâle. Il est le premier petit de Fifi qui, malgré son peu d’expérience, s’en occupe admirablement. Contrairement aux derniers chimpanzés nés au Zoo de Bâle, Ozouri a la peau du visage foncée. Comme souvent en cas de naissance, le clan entier témoigne d’un intérêt marqué pour le nouveau-né. Par le passé, Fifi a eu l’occasion d’observer d’autres mères chimpanzés élever leurs petits et d’apprendre à leurs côtés. Aussi maîtrise-t-elle aujourd’hui avec brio sa nouvelle tâche. Comme toujours chez les grands singes, il faudra attendre un bon moment avant qu’Ozouri ne gagne en indépendance. Il passera les trois premiers mois de sa vie accroché à sa mère et ne commencera qu’ensuite à découvrir progressivement son environnement. On ne sait pas encore avec certitude qui est le père d’Ozouri. Il s’agit probablement de Kume (14 ans), qui est arrivé au Zoo de Bâle en septembre 2013 aux côtés de Kitoko (24 ans) et de Fifi (24 ans).

Les chimpanzés gravement menacés

L’EAZA (European Association of Zoos and Aquaria) mène, pour toutes les espèces de singes anthropoïdes, des programmes européens d’élevage (EEP) auxquels participe aussi le Zoo de Bâle. Dans la nature, la situation des chimpanzés est malheureusement extrêmement délicate, notamment en raison de la destruction et de la fragmentation de leur habitat, des maladies introduites par l’homme, de la chasse et du commerce de viande de brousse. Les chimpanzés sont classés comme étant «en danger critique d’extinction» (endangered) par l’UICN .

 En janvier Orys  chez les rhinocéros indiens

Baby Rhino indien Orys_ et Quetta_ photo zoo de BâleBaby Rhino indien Orys_ et Quetta © zoo de Bâle

Dans la nuit du samedi 7 janvier,Quetta ( 24 ans ) a mis au monde  un petit rhinocéros indien mâle est né au Zoo de Bâle.  Orys, le quatrième petit de Quetta, est le 35e jeune rhinocéros indien qui grandira au Zoo de Bâle.  Après une impressionnante gestation de 492 jours, la femelle Quetta a donné naissance à son quatrième petit dans la nuit de samedi à dimanche. Quetta a donné naissance debout, ce qui arrive aussi souvent qu’en position allongée. De ce fait, Orys tomba sur le dos. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se retourner et une heure pour déjà se dresser sur ses pattes chancelantes. A la naissance , Orys pesait 68 kilogrammes . En Suisse, le Zoo de Bâle est le seul à abriter des rhinocéros indiens. Dans la nature, il existe cinq espèces de rhinocéros, deux africaines et les trois asiatiques. Le Zoo de Bâle abrite des rhinocéros indiens (Rhinoceros unicornis, ce qui signifie «rhinocéros unicorne»). Cette espèce est originaire du sous-continent indien . Néanmoins, elle ne vit plus que dans les réserves naturelles du Nord et du Nord-est de l’Inde, ainsi que dans certaines zones protégées du Népal.

Un élevage réussi au Zoo de Bâle

Ce fructueux élevage de rhinocéros indiens commençait le 14 septembre 1956 avec la naissance de Rudra, le premier bébé rhinocéros né en captivité. Le Zoo de Bâle coordonne le registre d’élevage international depuis 1972 ainsi que le programme européen d’élevage (PEE) du rhinocéros indien. 220 rhinocéros indiens vivent dans des zoos et parcs animaliers du monde entier. Aujourd’hui, Quetta et Orys vivent aux côtés de Saar (17 ans) et de Jaffna (23 ans et père d’Orys) au Zoo de Bâle.

Les rhinocéros indiens, comme toutes les espèces de rhinocéros, sont extrêmement menacés à l’état naturel. Un grand nombre d’entre eux sont tués pour leurs cornes. En 2015, 1175 rhinocéros africains ont été victimes du braconnage. La population de rhinocéros indiens avoisine aujourd’hui les 3400 individus. Depuis plusieurs années déjà, le Zoo de Bâle soutient le projet «Indian Rhino Vision 2020» qui s’engage pour la protection des rhinocéros indiens dans diverses réserves naturelles d’Assam (Inde).

En décembre , Nyoma et Nikisha chez les lions

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Le 9 décembre, la lionne Okoa (16 ans) a donné naissance à deux lionceaux femelles Nyoma et Nikisha au Zoo de Bâle.  La population de lions à l’état sauvage a fortement baissé au cours des dernières années. Un projet d’élevage, auquel participe le Zoo de Bâle, a donc été mis sur pied par les zoos européens. Le Zoo de Bâle soutient également un projet de protection des lions au Kenya.  Okoa a pris soin de ses petits dans la caisse de mise bas avec le soutien de la lionne Uma (16 ans) et du père Mbali (16 ans).

Solidarité  :  Comme à l’état sauvage, cette nouvelle portée bénéficie des soins de toute la petite meute. Mbali est un père joueur et extrêmement patient qui ne perd jamais son sang-froid, même sous les assauts ludiques les plus sauvages des lionceaux. Uma a elle aussi donné naissance à un petit, qui n’a hélas pas survécu. Désormais, elle participe à l’éducation des petits d’Okoa.

Les deux lionceaux resteront plus d’un an au sein du groupe. Viendra ensuite le temps de décider s’ils rejoindront un autre zoo du programme d’élevage et de conservation (EEP) ou s’ils resteront à Bâle. Avec leurs 16 ans, Okoa et Uma sont déjà relativement âgées, comme leurs petites portées en témoignent. Il est impossible de savoir si elles seront à nouveau gestantes.

Le programme d’élevage et de conservation des lions de la région située au sud du Sahara a été mis en place en 2012 par l’Association européenne des zoos et des aquariums, alors que la population des lions d’Afrique avait fortement baissé au cours des dernières années. En raison de l’origine sauvage de leurs parents, les lionceaux bâlois sont particulièrement intéressants pour ce programme d’élevage et de conservation. Mbali, Okoa et Uma sont issus de réserves naturelles situées au nord-ouest de l’Afrique du Sud, où les lions sont arrivés de Namibie. Comme l’espèce se reproduit très bien dans cette région, certains individus ont pu être transférés au Zoo de Bâle.

Dans la nature, les lions vivent une période difficile.

La population des lions d’Afrique a baissé de près de 45% entre 2004 et 2016. Ce recul a atteint les 90% en Afrique de l’Ouest. En cause, les conflits avec l’homme, la perte d’habitat, la chasse au trophée et les maladies transmises par l’homme à travers les animaux domestiques et le bétail. Le «Predator Compensation Fund» de la «Big Life Foundation» agit en faveur de l’écosystème Amboseli-Tsavo au Kenya pour protéger les lions. Il aide le peuple massai qui y est établi en lui offrant une indemnisation lorsqu’il est prouvé que son bétail a été décimé par des lions ou d’autres carnivores. Par ailleurs, la «Big Life Foundation» soutient les jeunes guerriers massai aux Massai Olympics. Ces derniers offrent une alternative à la chasse au lion traditionnelle et permettent aux jeunes guerriers massaï de prouver leur courage. Au lieu de chasser les lions, les jeunes hommes peuvent témoigner de leur endurance et de leur dextérité lors des Maasai Olympic. Le Zoo de Bâle soutient ce projet depuis 2014.

ZOO DE BALE 

Zoo de Bâle photo VBZoo de Bâle ©VB
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