Mulhouse Festival des Arts de la Rue

jeudi 29 juin 2017 par baleenfrancais

Scene de rue Mulhouse 2017

Scènes de rue Festival des arts de la rue 14 et 15 juillet 2017 à Mulhouse

Scènes de Rue Mulhouse 2017Scènes de Rue Mulhouse 2017

Volontairement populaire, artistique et festif, Scènes de Rue est un festival dédié aux arts de la rue et aux arts croisés, il offre une nouvelle lecture de la ville au gré de rencontres artistiques intimes ou grandioses. Lancé en 1998 par le service d’animation culturelle de la Ville de Mulhouse, Scènes de rue n’a cessé de prendre de l’ampleur et ainsi devenir un espace de création tourné vers les arts de la rue traditionnels et renouvelés. Il est ainsi devenu un rendez-vous important du  secteur, aussi bien pour les compagnies de renommée nationale et internationale, que pour les festivaliers et le public régional.

 Edition 2017 : La tête dans les étoiles et les pieds sur terre…

Comme une invitation à la rêverie, le CirkVOST et son Epicycle nous transporte dans un univers tout droit sorti d’une bande dessinée futuriste où 7 trapézistes voltigent au cœur de cette immense nef circulaire, tel un nouveau monde où l’envol devient une nécessité. Le Cirque Inextrémiste tentera lui de dompter une montgolfière dans Exit. La manipulation de cet animal ascensionnel sera pour nous, une nouvelle manière d’observer une folle vie acrobatique à 60 m. de hauteur.

Les filles du renard pâle, après une traversée tout en sensibilité et en Reflet sur l’eau investira le cœur de ville pour éprouver sur la durée le quotidien d’une femme  Haut Perchée. Chloé Moglia continuera, en résidence à Mulhouse, son exploration de la pesanteur avec sa prochaine création La Spire – Topos Topoï où une structure monumentale en spirale sera le réceptacle de multiples corps suspendus…

Pour continuer à aborder le cirque dans la ville, notons les premières créations de Mio company avec un Palabre présenté au cœur d’une arène où la question du groupe sera éprouvée, et du jeune collectif suédois Kaaos Kaamos qui prend de la hauteur avec To Be Comfortable tout en portés et facéties. On retient son Souffle face à la performance acrobatique de la cie L’Eolienne et écoute avec son cœur et ses grandes oreilles la sensibilité de la Oups compagnie qui nous propose un solo de clown devant une œuvre d’art dans Le Cœur au bord des lèvres. On se réjouit d’accueillir le cirque marocain Colokolo avec leur joie débordante pour deux spectacles, Derby & Qahwa Noss Noss, et de retrouver les apprentis de l’Académie Fratellini pour deux petites formes, Ciao & Fil fil et des impromptus urbains.

Comme un écho à l’aberration de notre monde, plusieurs artistes éprouvent la nécessité de témoigner … Ainsi Amre Sawah met en scène Sous le pont d’Abdulrahman Khallouf. Ces deux artistes syriens réfugiés abordent la question de l’asile. Inspiré d’histoires vécues, de simples rencontres dans un espace caché, ce spectacle évoque avec humour et autodérision  le drame du peuple syrien et son improbable avenir. La compagnie portugaise Casa Branca  met en scène à chaque fois de nouveaux adolescents avec force et sobriété dans On a qu’une vie… de Pablo Fidalgo Laréo, autour de leurs propres questionnements, leurs peurs, leurs désirs et leur passage dans le monde des adultes. Les fins de soirée, la performance éléctro, Ciel de traîne de Nihil Bordures / cie MXM projettera sur les murs de la ville et dans nos oreilles les maux de notre société.

Le projet Télé City Téhéran est né, lui, de la rencontre de jeunes artistes français et iraniens. Comme un témoignage sensible de leur rencontre là-bas et ici, ce théâtre de rue documentaire  est  créé  après  une  immersion  dans  les  rues  de  Mulhouse.  La  cie  Uz  et Coutumes porte quant à elle une parole poétique. Avec Souk, une autre histoire du Maghreb, elle investit l’espace et le temps du marché pour donner à entendre la poésie d’Afrique du nord tout en préparant, au cœur des autres étals, une Chorba à partager.

Alors que le théâtre de rue garde sa pertinence avec Carnages production, qui, dans sa nouvelle création en mode survie face au chaos ambiant, Zero Killed, place le spectateur face  à lui-même dans un univers où la gloriole, le pouvoir et l’influence n’ont pas leur place, les Urbaindigènes nous dévoilent dans L’affaire suit son cours les dossiers les plus obscurs à travers des reconstitutions de haut vol où l’amour, l’argent et le pouvoir seront nos vices les plus remarqués. Pour le centenaire de la révolution russe, Tout en vrac revisitera Le Cuirassé Potemkine à travers une fresque tout aussi historique que spectaculaire. Ce sera également le cas du Poilu de Chicken Street qui revisite avec trois fois rien et beaucoup de talent la barbarie de la Grande Guerre.

La Compagnie du Deuxième use d’artifices et de copieux poncifs pour aborder dans  Contact, d’une manière désopilante, des sujets de tous les jours comme la retraite, les voyages, le racisme ordinaire ou… les garagistes ! Au rayon burlesque : on accueillera la nouvelle création des Bicepsuelles, Team Quatre ; le bar du festival sera l’écrin des The Closh, variation rockenburlesque de Kiss, du Collectihihihif ! et Pose ton Gun du jeune collectif de marionnette Projet D.

De nouvelles équipes artistiques s’aventurent également dans l’espace public, pour y écrire spécifiquement des spectacles dans des lieux particuliers, en l’occurrence l’auteur Alexandre Koutchevsky et le collectif Lumière d’août qui s’inscrit avec Ça s’écrit TCH dans la lignée du théâtre-paysage. L’association l’Avaleur de Robin Decourcy revisite le vrai/faux mythe de l’adolescence avec Agreste & Bucolique, un duo chorégraphié et casqué rejoint par un cœur d’adolescents motorisés. La compagnie Arlette Moreau va aux champignons et propose des interventions drôles, décalées, caustiques voire polémiques sans aucune convocation publique. La compagnie suisse Chris Cadillac portée par Marion Duval prend en otage son spectacle Las Vanitas dans l’espace public et vient semer le doute entre réel et fiction,  écriture et improvisation, scandale et canular. Alors que le Théâtre de l’Ecarlate revisite un leur tout petit entresort, Les vieilles, Margo Chou pose une table au cœur des villes, et dans Je me suis réfugiée là là là raconte son temps passé avec des hommes et femmes en marge de la société entre poésie et intimité…

Nouveauté 2017 et hasard du calendrier : cette année, Scènes de rue ouvre le bal… du 13 juillet ! Pour nous faire swinguer, le Ti’bal Tribal d’André Minvielle sera de la partie en compagnie de Marcel Loeffler, du Magic Kid Bubble Boum de Vladimir Spoutnik, de l’Ensemble de cuivre de l’OSM et du Premiata Sound System des Barbarins fourchus et de leur fameux concours de danse !

Des interventions particulières dans la ville auront également lieu. Premièrement avec Les 3 points de suspensions qui investissent la ville avec un projet de balnéothérapie de rue, Island(s) après une résidence à Mulhouse, puis avec Collective String, performance plastique monumentale et participative de Karoline H Larsen, avec deux ? ballades d’exploration proposée par la Folie Kilomètre qui sera ponctuée d’écriture d’habitants, avec  la proposition de Trek danse de Robin Decourcy ou bien La Petite Distribution, mise en scène culinaire et participative de Quignon sur rue d’un four à pizza de rue. Et comme un lien tissé avec les cultures urbaines, nous invitons, avec l’association Epistrophe, BLU, le célèbre  artiste italien pour la réalisation d’une fresque et d’une vidéo Stop In Motion.

Programme 2017

  •  mercredi 12 juillet avec du  cinéma en plein air rue de la Navigation, Quartier Drouot. En première partie : la cie du Deuxième avec son spectacle Contact.
  •  jeudi 13 juillet, Scènes de rue ouvre le bal !

Alors que la soirée débutera avec Vladimir Spoutnik et son Magic kid bubble boum qui fera gigoter tous les gamins, Karoline H Larsen invitera le public à participer à une performance participative et monumentale afin de métamorphoser le nouveau bassin : Collective string !

Des circassiens ponctueront la soirée avec des impromptus, la compagnie marocaine Colokolo revisitera un match de football avec Derby. Juste avant le lancement du  feu d’artifice, un pur moment de magie sera proposé avec Reflets par Les Filles du renard pâle :, un femme qui marche, une traversée sensible du bassin, une voix envoutante, une performance funambulesque qui nous laisse sans voix juste avant l’explosion pyrotechnique du feu d’artifice !

Côté musique, nous accueillerons l’Ensemble de Cuivre de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse. Puis c’est le grand André Minvielle & son Tit’Bal Tribal qui nous feront swinguer avé l’accent. Le Premiata Sound System des Barbarins fourchus nous accompagnera jusqu’au bout de la nuit avec son lot de surprise et de son fameux concours de danse !

  • Les vendredi 14 (à partir de 18h) et samedi 15 juillet, le festival investira le centre-ville pour deux jours de frénésie artistique ouverts à tous. Ce seront plus de 30 compagnies qui donneront rendez-vous au public convoqué ou non, pour des propositions tout aussi singulières les unes que les autres.
  • Le dimanche 16 juillet, nous resterons fidèle à notre formule dominicale mise en place il y a quelques années, comme une clôture du festival tout en douceur : nous continuons notre exploration du territoire mulhousien avec un espace décentralisé, des spectacles participatifs ou non, des balades sur mesure,

Street art

L’artiste italien Blu sera invité à peindre une fresque monumentale « en mouvement » juste avant le festival afin de produire une de ces célèbres vidéos en Stop In Motion. La vidéo sera visible en avant- première sur le lieu même de la performance le dimanche 16 juillet et une rencontre avec l’artiste sera envisagée (sous réserve).

SCENES DE RUE

 

 

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