Musée Tinguely Wim Delvoye été 2017

mercredi 5 avril 2017 par baleenfrancais

Wim Delvoye Cement Truck ©VB

Wim Delvoye au Musée Tinguely du 14 juin 2017 au 1er  janvier 2018

La Cement Truck rouille tranquillement dans le Parc Solitude du Musée Tinguely en attendant son heure de gloire en juin. La chose , toute de dentelle cortenisée , a l’apparence d’une cathédrale renversée .L’engin est constitué de plaques d’acier Corten découpées au laser de manière à évoquer des ornements gothiques. Cette même esthétique est reprise dans Suppo (2010), une forme de cathédrale néogothique tout en longueur, contorsionnée, ne représentant qu’un clocher ornementé.

Wim Delvoye Cement Truck Musée Tinguely Parc Solitude©VB

À l’été 2017, le Musée Tinguely consacrera une grande exposition personnelle à l’artiste belge Wim Delvoye. Outre les œuvres les plus connues comme les Cloaca, ces machines qui simulent la digestion humaine et produisent des excréments visuellement identiques à ceux des humains, on verra aussi, dans leur format d’origine, des travaux comme Chantier (1992, taillée dans du bois) ou l’imposant Cement Truck (2016). De fait, avec force ironie et humour, ce provocateur conceptuel mêle souvent le décoratif à des fonctions quotidiennes, interrogeant ainsi les systèmes de valeurs qui régissent la société de consommation. En association avec le MUDAM, Luxembourg.

L’exposition montrera du 14 juin 2017 au 1er janvier 2018 tout ce que Wim Delvoye a réalisé depuis ses débuts jusqu’aux œuvres les plus récentes. Son art porte la marque des Flandres: tradition, artisanat, technique, le tout associé à une ouverture au monde, à l’imaginaire et l’utopie, ce en quoi il rejoint des artistes comme James Ensor, Paul Van Hoeydonck ou Panamarenko.

En même temps, Delvoye est en plein dans le monde, il travaille avec des artisans d’Indonésie, de Chine ou d’Iran . L’écusson de sa patrie se trouve sur les Ironing Boards (1990), tandis que les 18 Dutch Gas-Cans (1987 – 1988) sont ornés de peintures de la porcelaine de Delft. Les imposants tubes d’acier de Chantier V (1995) sont soutenus par des pieds en porcelaine spécialement conçus; la bétonneuse et les barrières de Chantier I (1990 – 1992) sont en revanche délicatement taillées dans le bois.

Le tube digestif dans toute sa splendeur

C’est en 2001 que Delvoye crée Cloaca, dont suivront neuf autres jusqu’en 2010. Ces machines complexes reproduisent dans des conditions de laboratoire la digestion humaine au moyen d’enzymes et autres substances. L’être humain, ou plus précisément son organe le plus important – le tube digestif de la bouche jusqu’à l’anus – est reconstitué à part et rendu ainsi visible.

Ce n’est pas la forme des organes qui compte ici, mais uniquement leur fonction. Les premières Cloacas, comme la deuxième Cloaca New and Improved (2001) montrée au Musée Tinguely, sont encore conçues comme des machines de laboratoire strictement scientifiques.

Il faut dire que la rupture ironique est un procédé que Delvoye emploie souvent et volontiers. Dès lors, la confusion ainsi suscitée chez l’observateur fait partie de son répertoire artistique. Ainsi à Bâle, lors de l’inauguration de l’exposition et du salon ART Basel, où il présente Tim (2006 – 2008), le Suisse qui a vendu sa peau d’abord à l’artiste pour la faire tatouer puis à un collectionneur. Là, l’artistique pose forcément la question de l’éthique.

Wim Delvoye est né en 1965 à Wervik, Belgique. Il vit et travaille à Gand et Brighton.

L’exposition a été réalisée en collaboration avec le MUDAM Luxembourg.

Curateur de l’exposition: Andres Pardey

Jérôme Zonder. The Dancing Room du 7 juin – 1 novembre 2017

Pour inaugurer l’œuvre de Tinguely Mengele-Totentanz dans la nouvelle salle d’exposition, le jeune artiste français Jérôme Zonder réveille les morts-vivants . Avec une valse d’images arrachées à la vie, fantasques et macabres. Sous forme d’installation graphique, il associe des interprétations de la série télévisée The Walking Dead, des scènes de violence masquées en anodins jeux d’enfants ou des images d’accidents. C’est la première réplique d’une série qui ajoutera d’autres chapitres à la mort de Bâle.

« Grosse Méta-Maxi-Maxi-Utopia » de Jean Tinguely est retournée au Musée Tinguely!

Musée Tinguely Meta-Maxi Utopia ©VB

Après un long séjour au Museum Kunstpalast à Düsseldorf, Utopia est retournée au Musée Tinguely! La grande machine-promenade fut la principale attraction de la rétrospective Tinguely au Palazzo Grassi de Venise en 1987. Avec cet énorme ensemble d’engrenages édifié à partir de moules de la firme Von Roll, l’artiste voulait, « faire quelque chose de gai .Quelque chose pour les enfants qui grimpent et qui sautent. » En outre, cette composition architectonique devait avoir son utilité en permettant d’accéder à l’étage supérieur. Cela ne fut malheureusement pas autorisé pendant l’exposition.

Musée Tinguely
 Paul Sacher-Anlage 2
 CH-4002 Bâle
 Téléphone + 41 61 681 93 20 Fax + 41 61 681 93 21

Horaires: Du mardi au dimanche 11 – 18h | Fermé le lundi

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