Not Vital Galerie Thaddaeus Ropac Pantin

jeudi 16 février 2017 par baleenfrancais

Not Vital Lotus detail galerie Ropac ©JPBnot-vital-ropac- photo JPB
Not Vital 100 fleurs de lotus Galerie Ropac photo JPBNot Vital 100 fleurs de lotus Galerie Ropac ©JPB

La Galerie Thaddaeus Ropac expose l’artiste suisse Not Vital jusqu’au 25 mars 2017

Not Vital House to watch the Sunset Galerie Ropac photo JPBNot Vital House to watch the Sunset Galerie Ropac ©JPB

La Galerie Thaddaeus Ropac présentera une nouvelle exposition de l’artiste suisse, Not Vital qui ouvrira ses portes dimanche 22 janvier 2017 dans sa galerie de Pantin. Réunissant à la fois sculptures monumentales, peintures, dessins et installations, cette exposition d’envergure forme un ensemble d’œuvres variées, récentes et nouvelles, offrant au public une vision globale de son œuvre au cours de cette dernière décennie.

Not Vital est un artiste singulier et inclassable. Né en 1948 à Sent, petit village situé à l’extrémité de l’Engadine au sein des Alpes suisses, il s’est imprégné dès son plus jeune âge, de la forte présence de la nature. En Engadine , canton des Grisons , on cause le Romanche- seulement parlé par 40000 personnes- , 4ème langue officielle de la Suisse après l’Allemand , l’Italien et le Français; Not Vital est un nom typique de cette région.

« Il m’a fallu vingt ans pour me rendre compte que je pouvais réaliser une sculpture de la montagne que j’ai devant les yeux depuis que je suis né », affirme-t-il.

À 18 ans, il commence sa vie d’artiste nomade, s’immergeant dans les cultures des lieux où il s’installe successivement : New York, l’Inde, le Niger, le Brésil, la Patagonie, les Philippines et la Chine. Au cours de ses pérégrinations, Not Vital poursuit une réflexion sur l’habitat, sur la relation entre sculpture et architecture qu’il appelle scarch ,sur l’animalité et la nature. Explorant les frontières entre forme abstraite et figurative, son œuvre est marquée par l’utilisation d’une grande diversité de matériaux. Utilisant les potentialités du plâtre, de l’acier, du marbre et de la céramique avec la même dextérité comme autant de langages différents, il aime déjouer leur fonction pour leur attribuer visuellement une autre façon d’être.

Souvent déstabilisantes par leurs proportions et les effets d’optique qu’elles engendrent, les œuvres de Not Vital ouvrent des espaces imaginaires parfois le fruit de realisations absolument réelles comme  la House to watch the Sunset qui est la représentation d’une vraie maison construite  à Agadez au Niger pour regarder…le coucher de soleil ! Les touaregs l’ont d’abord pris pour un dingue raconte Not Vital. Imaginaire est l’installation sculpturale intitulée Sta(i)r(e), jeu de mot décomposant stairs en anglais avec stare et ire signifiant ‘se tenir debout’ et ‘aller’ en latin, qui s’impose sur toute la hauteur de la grande nef de la galerie à la façon d’un escalier immense. Évoquant un mouvement d’élévation, l’œuvre rappelle la majesté de monuments antiques tels que les pyramides de Teotihuacan ou de Saqqarah.

Parfois , Not Vital intègre sa fantaisie de savant fou à une réalité utile comme cette école qu’il a conçue , une sorte de pyramide aztèque sur laquelle s’installent aujourd’hui 500 enfants , un petit miracle de sculpture cinétique solidaire.

Nombreuses sont ses œuvres inspirées de son nomadisme continu. Parmi elles, A Plane, A Boat, A Car, A Sled (2011), combine à la fois les formes d’un avion, d’un bateau, d’une voiture et d’une luge, matérialisant en un même véhicule imaginaire et universel la multiplicité des moyens de transports nécessaires pour atteindre les endroits reculés dans lesquels Not Vital s’installe.

Depuis 2008, l’artiste a établi son studio principal à Beijing où il réalise la plupart de ses sculptures avec l’aide d’une trentaine d’assistants. L’installation monumentale Let 100 Flowers Bloom (2008) se compose de 100 fleurs de lotus en acier chromé d’environ trois mètres de long. Le titre de l’œuvre, à la fois poétique et incitatif dans sa formulation, fait référence au slogan d’une campagne de propagande imposée par Mao Zedong en 1956. Chaque lotus est unique. Plutôt que d’être coulé dans un moule, chaque pièce est martelée et soudée à la main avant d’être polie. Les légères imperfections créent une patine qui s’anime sous les effets lumineux.

Not Vital Galerie Ropac Village Idiot photo JPBNot Vital Galerie Ropac Village Idiot ©JPB

L’exposition sera également l’occasion de découvrir la nouvelle série de HEAD en céramique réalisée à Jingdezhen, capitale de la céramique chinoise. Puisant son inspiration dans les impressionnantes cheminées qui servaient autrefois à alimenter les fours. Not Vital a su adapter les techniques ancestrales de la céramique chinoise pour aboutir à des sculptures de grande taille, rarement réalisées dans ce medium.

Présentée dans les espaces extérieurs de la galerie, une sculpture évoquant le pelvis  d’un chameau, rappelle la relation étroite que Not Vital entretient avec le thème de l’animal dans son art.

« La première sculpture que j’ai faite représentait un animal en plâtre qui en tenait un autre. Cela est lié à l’endroit où je suis né et où j’ai grandi. Dans les montagnes isolées, les animaux ont toujours joué un rôle important. » (Not Vital)

Le choix du chameau est lié au temps qu’il passe au Niger où celui-ci est à la fois un symbole de statut social, un moyen de transport prestigieux, une monnaie d’échange et une source de nourriture. De la même manière qu’Henry Moore, Not Vital s’intéresse à la présence sculpturale de l’os et donne au cadre squelettique une dimension architecturale.

Dans le mouvement qui le ramène régulièrement vers les montagnes suisses, Not Vital reste attaché à la culture de son Engadine natale. Tirant son inspiration des pylônes qui balisent les routes pendant les périodes d’enneigement, une nouvelle série de sculptures en acier POLES donne son titre à l’exposition. Arborant à leur sommet une déclinaison de modèles réduits rappelant certaines de ses sculptures emblématiques, elles s’alignent comme autant de signaux bordant la piste sur laquelle s’engage l’artiste quand il crée.

À propos de Not Vital

Not Vital -Pelvis-2008 Galerie Ropac photo JPBNot Vital -Pelvis-2008 Galerie Ropac © JPB

En 2003 Not Vital a établi une fondation à Ardez, un village historique en Engadine, dans le but de préserver les biens culturels de l’Engadine. Il a un parc de sculpture/architecture à proximité de Sent en Suisse. Il a réalisé des bâtiments contemplatifs en Belgique, en Patagonie, aux Philippines, en Indonésie, en Amazonie et au Niger.

Ses œuvres ont été présentées lors de l’exposition «Plateau de l’Humanité» organisée par Harald Szeeman lors de la 49e Biennale de Venise en Italie (2001). Son travail a été exposé récemment à la Kunsthalle Bielefeld, en Allemagne (2005); au Arts Club de Chicago, Illinois, (2006); KÖR Kunsthalle Wien, Vienne, Autriche (2009-2010); au Ullens Contemporary Art Center, Beijing, Chine (2011); au Cabinet d’Arts Graphiques, Musées d’Art et d’Histoire, Genève, Suisse (2014); et au Musée d’art di Mendrisio, Mendrisio, Suisse (2014-2015). En 2013, 700 boules de neige en verre de Murano étaient  présentées sur l’Isola di San Giorgio Maggiore à Venise et à l’automne 2014. En 2016, le Yorkshire Sculpture Park, en Grande-Bretagne, lui consacre sa plus grande exposition muséale à ce jour qui l’inscrit dans la lignée des grands sculpteurs contemporains.

Not Vital aime les maisons : sa dernière acquisition , le château de Tarasp qu’il est en train de transformer pour y accueillir des oeuvres d’art contemporain  , les siennes mais aussi celles de ceux qu’il aime : Beuys , Basquiat , Ai Wei Wei, Richter, Warhol…

Galerie Thaddaeus Ropac

Galerie Ropac sur les reseaux  : @ThaddaeusRopac et le hashtag  #Not Vital

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