Le Syndrôme de l’Ecossais se jouait au Théâtre La Coupole Saint-Louis

dimanche 12 mars 2017 par baleenfrancais

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Bruno et Florence ont invité Sophie et Alex : au début tout va bien !

Le Syndrome de l'Ecossais Théâtre la Coupole ©Paul Valentin Le Syndrome de l’Ecossais Théâtre la Coupole ©Paul Valentin

Une petite musique douce façon Sidney Bechet accompagne l’entrée en scène de Bruno, pour mieux annoncer le départ en vrille peut-être de cette rencontre familiale autour du non – gigot . Faisons les présentations :  Bruno/ Thierry Lhermitte , écrivain à succès enflé d’autosatisfaction , parfait faux-cul , l’ami dont tu ne voudrais à aucun prix , que tu ne présenterais  même pas à tes meilleurs ennemis . Florence / Christiane Millet , son épouse , un subtil intermédiaire entre Hélène Vincent dans La vie est un long fleuve tranquille  mais à la fin pèriode débâcle et Caroline Cellier dans le Zèbre , à la fois parfaite – pantalon noir , chemise blanche, brushing coiffé décoiffé moderne –, séduisante mais pas trop , autoritaire mais pas trop , chieuse mais… Les invités :  la soeur de Florence , Sophie/ Florence Darel en robinette à fleufleurs embourbée dans un monologue autopsychanalitique qui n’interesse personne , surtout pas son mari , Alex / Bernard Campan , le beau-frère , gros mufle à la Jean Yanne , content de sa reussite et de son savoir encyclopédique  envahissant , le gars hyper-énervant , on en connaît tous au moins un .

Le syndrome de l’écossais , cousin du dîner de cons

Le Syndrome de l'ecossais ©Guy Greder Le Syndrome de l’ecossais ©Guy Greder

En vedette , le dîner qui n’aura pas lieu ! Situation  classiquement banale à priori dans laquelle tout le monde se retrouve voire reconnaît les protagonistes parmi les siens. On a la réjouissante impression d’assister à un dîner de cons sans capter avec certitude qui en sera le dindon – ou la dinde , car ces messieurs ont des compagnes – . Autre point commun avec le chef d’oeuvre hilarant de Francis Weber , Alex débarque au dîner affublé de jolies chaussettes roses assorties à sa chemise mais surtout , d’une violente sciatique qui sera le point d’orgue d’une cascade de gags à l’insu de son plein gré sans  toutefois lui faire perdre la totalité de sa superbe arrogance .

Le rire : la meilleure façon d’entrer dans le coeur des gens

La confrontation de deux comédiennes plus habituées des planches comme Florence Darel -presque 30 ans de carrière-et Christiane Millet – 40 ans au service du théâtre , du cinéma et de la télévision ! – aux presque novices Thierry Lhermitte et Bernard Campan , fonctionne parfaitement et même si la popularité du binôme ex-inconnus ex-splendides vole immanquablement  la vedette  à leurs partenaires , la pièce gagne en saveur et en subtilité grâce à ces dames .

A la question  de savoir si , pour les professionnels de l’humour que sont les compères du rire , la tentation n’est pas grande de mettre leur grain de sel dans la mise en scène , Bernard Campan répond fermement que , non , au contraire :  c’est un plaisir de se mettre au service de l’auteur et de son texte qui nous donnent les clés pour  faire rire , le meilleur moyen d’entrer dans le coeur des gens  – et Bernard s’y connaît-

Interrogé sur l’idée de s’investir désormais davantage dans le théâtre , Bernard Campan affirme retourner au cinéma avec plaisir (Un sac de billes avec Patrick Bruel et Elsa Zylbertsein, vient de sortir sur les écrans) après une tournée  de 270 représentations en tout , extenuante pour les comédiens , nous n’aurons d’ailleurs pas la chance d’échanger quelques mots avec Thierry Lhermitte et sa chemise à carreaux écossais .

Le Syndrome de l'ecossais Florence Darel Bernard Campan ©Guy Greder Le Syndrome de l’ecossais Florence Darel Bernard Campan ©Guy Greder

Isabelle  Le Nouvel – Madame Arestrup à la ville – écrit ici sa seconde pièce après Big Apple créée en janvier 2014 au Théâtre de l’Ouest parisien . Le Syndrome de l’Écossais a été créé en janvier 2016 au Théâtre des Nouveautés, mis en scène de Jean-Louis Benoit.

Le Théâtre La Coupole nous a servi une comedie …comique  , comme l’avait décrite  Thierry Lhermitte que l’on a retrouvé avec joie dans un rôle plus léger que L’inconnu à cette adresse . Faire rire ! Voilà la motivation commune du quatuor du syndrôme de l’écossais , et c’est gagné !

THEATRE LA COUPOLE

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