Ballet de Bâle Snow White Richard Wherlock

Théâtre Bâle Photo VB

Snow White : la  cultissime  Blanche-Neige de notre enfance  signée  Richard Wherlock

Snow White©Ismaël Lorenzo

Décor super moderne: un berceau blanc au dessus-duquel se penche délicatement  la nurse , des mannequins  blancs figurant un public conquis . Le nourrisson se métamorphose presque instantanément en ravissante  jeune fille toute de blanc vêtue ; la Cour du roi célèbre joyeusement la venue de la princesse qui cherche dans un premier temps les faveurs de celle qui a remplacé sa mère morte; Las ! la belle-mère ne supporte pas la comparaison : Blanche-Neige est jeune et belle ; c’est le miroir , omniprésent au cours du ballet , qui le lui rappelle cruellement.

Les costumes : le père en veste d’intérieur allure surannée, la belle-mère, démoniaque , en rouge  comme il se doit , mèche grise en avant illustrant la fuite de la jeunesse . Le chasseur , tiraillé entre la crainte que lui inspire sa reine et l’amour qu’il porte à la jolie princesse , évolue  donc en costume bicéphale ( peut-être le coeur en plastique rapporté par le malheureux à la terrible belle-mère n’était-il pas tout à fait indispensable dans la mise en scène…) . Et puis surtout , il y a les 7 nains de Richard Wherlock résolument …inénarrables ,absolument comiques et l’air benêt à souhait , la virilité de ces brillants danseurs sèrieusement écornée  , en particulier Sergio Bustinguy et Jorge García Pérez , taillés plutôt comme des bucherons qu’on a pas vraiment l’habitude de voir embarbés façon nains de jardin.Lorsque la vilaine reine décide d’aller rechercher Blanche Neige dans la forêt , elle envoie ses amazones façon Gretchen , hybrides improbables entre  jeunes scouts et soldates aguerries d’une armée inspirée.

La video en secours :par la grâce du cinéma , nous suivons pas à pas la montée de la haine de la Belle-mère( ô combien crédible Debora Maiques Marín ) vis-à vis de sa si charmante belle -fille , jusqu’à entendre distinctement son cri de rage lorsqu’elle apprend que  Snow White est toujours en vie, alors même que l’intervention démultipliée des sorcières n’y fait rien .

Richard Wherlock a fait du conte tragique  des frères Grimm un spectacle très esthétique à l’humour toujours présent ; on a une tendresse particulière pour les nains , Gourmand ( Serge Bustinguy), Atchoum et consorts( ZZTop, Kirikou, Spok) , une bande de trouillards bons à rien qui donnent à fond dans le burlesque ; et puis, fidèlement au conte de Grimm, il y a une morale : la méchante finit mal , déshabillée  publiquement ,  dégradation infamante à la Dreyfus. Pour Richard Wherlock , le conte est une allégorie de la vie , les sentiments d’amour , de haine , l’amitié , la jalousie , motivent les hommes et les femmes partout et de tous temps.Ce sont des ingrédients nécessaires et suffisants pour monter une chorégraphie comme Snow White. ” J’aime ces histoires attachées à notre enfance car , même dans les situations les plus désespérées , en fin de compte , le ciel s’éclaircit et on trouve une solution .” Ou bien , tant qu’il y a de la vie , il y a de l’espoir !

 Snow White : Andrea Tortosa Vidal Sol Bilbao Lucuix

La belle-mère Debora Maiques Marín Sara Wikström

 Le roi : Alessandro Schiattarella Joaquin Crespo Lopes

 Le chasseur Marius Razvan Dumitru Anthony Ramiandrisoa

 La sage-femme Kihako Narisawa Raquel Rey Ramos

Le prince Julian Juarez Castan Jeremy Nedd

Les 7 nains Cédric Anselme-Mathieu Diego Benito Gutierrez Armando Braswell Sergio Bustinguy Joaquin Crespo Lopes Jorge García Pérez Javier Rodriguez Cobos

Avec le Ballet de Bâle et l’orchestre symphonique de Bâle

Entrée principale du Théâtre

Grosse Bühne et Kleine Bühne

Theaterstrasse 7

4051 Basel

 THEATRE DE BÂLE

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