Olivier Pagan directeur du zoo de Bâle

Aucun zoo en Suisse n’a reçu autant de subventions financières : 125Millions  pour renover le plus ancien zoo de Suisse ! En gestation : l’agrandissement de l’enclos des éléphants pour 2016 ( il manque encore environ 5 millions ) , la rénovation du restaurant pour 2015 et l’énorme projet de l’Oceanium pour 2020 ( 80 millions à lui tout seul ). Peu importe , Olivier Pagan, qui porte  la cinquantaine fringante et souriante  , a fait passer le nombre de visiteurs de 1,33 million  à son arrivée en 2002 à 1, 94 en 2013. Olivier Pagan , tout aussi efficace qu’énergique aime se décrire comme un chef d’orchestre qui souhaite faire jouer à ses presque 200 employés la même partition.

ENTRETIEN AVEC OLIVIER PAGAN , DIRECTEUR DU ZOO DE BÂLE ( Juin 2014 )

VB : Bonjour Olivier Pagan  , comment devient-on directeur du zoo de Bâle ?

OP: à vrai dire , la chance m’a souri;  bien sur , il y a ma formation , – Etudes de médecine vétérinaire à l’Université de Berne- mais aussi le fait que le conseil d’administration  comportait un biologiste et un vétérinaire  et non pas  seulement des gestionnaires et des spécialistes du marketing ; je travaillais déjà comme vétérinaire au zoo de Bâle depuis 1993 , puis  j’ai été engagé en 2002   après avoir obtenu la 8ème place au concours pour remplacer Peter Schroeder , retraîté de son poste de directeur du zoo de Bâle. Lorsque j’ai su que j’étais reçu, j’ai du reflechir posément à la question car j’étais à ce moment juste à la fin de mon demi-tour du monde à la voile entrepris pour découvrir et apprendre la faune et la flore du reste du monde ,mais  participer au développement du zoo de Bâle a  suffi à ma motivation  et nous sommes arrivés à Bâle avec mon épouse ,également vétérinaire , totalement enthousiastes.

VB : quel est l’aspect le plus important de votre mission en qualité de directeur du zoo de Bâle ?

Zoo Bâle 2014©VB
Zoo Bâle 2014©VB

OP : deux actions  sont essentielles : transmettre  aux jeunes générations le savoir  en matière de biologie et communiquer avec les animaux et la nature ; c’est cela la raison d’être d’un zoo, pas seulement de se focaliser sur la sauvegarde des espèces. Nous sommes une équipe de  scientifiques ,  des biologistes ,  des vétérinaires ,  des soigneurs , mais nous devons être avant tout des pédagogues . Ma mission personnelle sur la période 2000/ 2020 est de m’attacher à la protection de la nature et à l’instauration de principes d’éducation liés au respect de l’animal vivant en provoquant des rencontres régulières entre celui-ci et l’homme. Nous devons interpréter la nature de telle manière que les animaux se sentent bien dans le cadre fermé d’un zoo. Typiquement , nous savons que les singes ont besoin de grimper , de s’accrocher ; que ce soit grâce à des arbres comme dans leur milieu naturel ou des cordages comme ceux que nous avons mis à leur disposition , ne joue aucun rôle , l’important est de donner la possibilité aux singes de pratiquer leur activité favorite.

VB: le zoo de Bâle est le plus ancien de Suisse, qui sont ses ” petits frères ” ?

OP: il y a en Suisse une cinquantaine de parcs animaliers visités par 5 millions de personnes par an ;  les parcs animaliers  sont habités par des animaux indigènes comme le Parc Lange Erlen à Bâle  qui fait partie de l’Association des Parcs à Cervidés  a ouvert  fin 90 cette fenêtre sur la nature  qui réalise un bon équilibre avec le zoo de Bâle spécialisé dans les espèces exotiques. Il y a 9 zoos  en Suisse , tous  dirigés par des vétérinaires et des biologistes . Le bon fonctionnement du zoo necessite aussi un personnel assez nombreux ,ici , au zoo de Bâle comme partout ailleurs , en plus du personnel soignant, les gardiens d’animaux sont des aides indispensables , nous en avons 69 ici   et il faut préciser 99% d’entre eux ont un premier métier : artisan , jardinier, carrossier, serrurier , les autres reçoivent une formation specifique à Olten pour obtenir un certificat fédéral dans sa specialité.

VB : comment le zoo finance-t-il les grands travaux  d’aménagement comme le nouvel enclos des singes ou le projet d’un nouvel espace  pour les éléphants  en 2016 par exemple ?

OP : rien ne serait possible sans les mécènes et les passionnés de la nature ( en 2013 , le zoo a engrangé environ 10 millions de recettes grâce aux dons , legs et parrainages ); ce sont ces derniers , les membres  de la Société Ornithologique originelle  du zoo de Bâle, qui ont largement contribué à l’essor du zoo des bâlois depuis sa création en 1872. Par ailleurs , le canton de Bâle-ville  nous subventionne à hauteur  de 1, 45 million., il y également un élan de soutien de la part des personnes  privées car chacun peut apporter ce qu’il veut en intégrant par exemple l’Association des Amis du Zoo de Bâle, cela entretient la flamme et il faut noter que sur chaque billet d’entrée ou abonnement sont prélevés  respectivement de 15 centimes à 1, 50€  destinés à des projets de protection de la nature in situ , comme la construction d’un parc animalier en Inde ou la protection des manchots en Afrique du Sud . Nous nous efforçons de  répondre à la générosité de nos visiteurs et de nos sponsors en serinant  ce seul mot d’ordre :  qualité ,  qualité ,  qualité ! Le zoo de Bâle est devenu une véritable  institution culturelle pour les bâlois , pas un parc d’attraction et nous nous efforçons de rendre ce lieu accessible à tous , monsieur et madame Tout le monde , pas d’élitisme ici !

Zoo Bâle 2014©VB
Zoo Bâle 2014©VB

VB : la proximité du zoo de Mulhouse constitue-t-elle une concurrence  ?

OP : en aucun cas . Tous les grands zoos sont partenaires et sans cette collaboration ,  notre mission de préservation des espèces animales serait impossible; le principe d’échange d’animaux  et leur reproduction régulière au niveau mondial permettent d’assurer la diversité génétique indispensable à la santé des populations des zoos .Les illustrations sont nombreuses , par exemple , en 2010, le jeune hippopotame « Farasi » (2 ans) s’est envolé pour l’Afrique du Sud  pour devenir , sitôt adulte, mâle reproducteur du groupe de la réserve de Tschukudu. En 2012, les tamarins-lions Castor, et Lilian  ont été importés de Suède et des Pays-Bas En 2013 , trois nouveaux chimpanzés venus des zoos de Leipzig et Osnabrück sont arrivés au Zoo de Bâle. Dans l’enceinte du zoo, ce processus d’intégration est  toujours accompagné de près par les soigneurs. Les zoos font en sorte de conserver des populations au patrimoine génétique varié et afin de coordonner cette action au niveau européen, un Programme européen d’élevage (PEE) des chimpanzés, auquel le Zoo de Bâle participe, a été mis en place.

VB : combien coute le transfert d’un animal ?

OP : rien , on n’achète ni ne vend plus aucun animal,  ils sont toujours loués ou confiés .Depuis le milieu des années 80 , une règlementation a été mise en place dans le but de faire cesser le trafic d’animaux , par contre les frais de transport  sont toujours importants et les papiers administratifs une corvée inévitable.Par exemple , en octobre 2013, Yoga, notre  éléphant mâle de 16 ans, a quitté le zoo de Bâle pour rejoindre le zoo de Boras  en Suède.  Yoga pèse 4,6 tonnes et son transfert a nécessité une semi-remorque  en attendant son retour en 2016 pour l’ouverture du nouvel espace dédié aux éléphants.  Les jardins zoologiques sont devenus un réservoir animalier grâce auxquels on peut préserver les espèces pour les 100 à 200 ans à venir  et les renvoyer éventuellement  dans leur milieu naturel,  par exemple , un Oryx d’Arabie , un Tamarin -lion du Brésil , sont retournés chez eux. Le zoo est une bouée de sauvetage pour certaines espèces, nous poursuivons un but idéal , pas commercial, c’est une notion que nous souhaitons imprimer dans les esprits ; pour paraphraser Malraux et son ” le XXème siècle sera spirituel ou ne sera pas ” , je dirais volontiers “ le zoo du futur sera éducatif ou ne sera pas “ .

VB :quelle importance accordez-vous à la réintroduction des espèces ?

OP : reussir la réintroduction d’un groupe est toujours un succès ; par exemple , grâce à un travail commun avec l’UICN ( Union Mondiale pour la Nature ) , les cigognes , qui avaient disparu de Suisse dans les années 50 , ont été réintroduites  à Bâle tout en restant en totale autonomie, elles sont munies d’émetteurs qui permettent de les pister tout en leur laissant leur autonomie et en faciliter  l’observation. Les naissances  sont aussi toujours un évènement extraordinaire et l’on ne se prive pas de faire de la publicité lorsqu’un rhinocéros vient au monde dans notre zoo,( deja 33 rhinoceros indiens sont nés chez nous ) , nous sommes d’ailleurs chargés depuis 1990  de la coordination du Programme européen d’élevage (PEE) et sommes très engagés pour la protection des rhinos à Assam en Inde. Pour se faire une idée , à cause du braconnage ,il n’y a plus que 2800 rhinocéros en Asie ( début XXème , seulement 100 à 200 individus ! ).

Zoo Bâle 2014©VB
Zoo Bâle 2014©VB

A Bâle , nous sommes coordinateurs au niveau européen pour la protection de plusieurs espèces comme les rhinocéros , mais aussi pour les hippopotames nains, les ânes de Somalie les Tamarins et les ouistitis à tête de mort.

VB : la polémique est allée bon train à propos du zoo de Copenhague qui a présenté à un public  comprenant des enfants , l’autopsie d’une girafe ; quel est votre point de vue ?

OP: la polémique est injustifiée , cela fait des années que les zoos permettent d’assister à des autopsies dans un but éducatif. Le public normalement est un public averti qui n’assiste pas à l’abattage de l’animal opéré en huis-clos. L’idée est de confronter les visiteurs à la réalité ; dans la vraie vie , la gazelle est dévorée par le lion et personne ne s’en offusque ; à Bâle , depuis 140 ans , nous pratiquons  aussi des autopsies, mais pas en public; un animal surnuméraire est abattu , sa carcasse donnée aux fauves , et cela n’est jamais un problème , le droit à la vie n’est pas une règle majeure ,comme dans la nature du reste,  où les animaux doivent chaque jour lutter pour leur survie , leur liberté est du coup plus restreinte que dans un zoo où la préoccupation de la survie n’existe pas.Il faut se garder de  faire de l’anthropomorphisme , c’est à dire transposer nos émotions à celles du monde animal.

VB : quels sont les projets en gestation pour le zoo de Bâle ?

OP : le zoo de Bâle est sur la liste pour accueillir des pandas géants mais cela demande un engagement important avec la Chine alors c’est assez difficile .Bien sur , le plus grand projet concerne l’Oceanium qui verra le jour en 2020, le nouvel espace des éléphants  lui sera prêt en 2016 et le restaurant du zoo sera réouvert l’an prochain.

“Nous gérons un jardin , un espace  où le bien-être des animaux est le centre  de nos préoccupations et j’insiste :  “Les animaux de zoo  sont les meilleurs ambassadeurs pour  leurs congénères vivant en pleine nature ; ils en  sont des messagers”

VB : merci monsieur Pagan

Zoo Bâle 2014©VB
Zoo Bâle 2014©VB

Une Histoire du zoo de Bâle

Découvrir ce qu’il faut préserver : les animaux car ce sont eux les rois !

Aucun zoo en Suisse n’a reçu autant de subventions financières : 125Millions depuis sa création ! En gestation : l’agrandissement de l’enclos des éléphants pour 2016 ( il manque encore environ 5 millions ) , la rénovation du restaurant pour 2015 et l’énorme projet de l’Oceanium pour 2020 ( 80 millions à lui tout seul ). Peu importe , Olivier Pagan  grâce à son efficacité et à son énergie a fait passer le nombre de visiteurs de 1,33 million  à son arrivée en 2002 à 1, 94 en 2013.OP aime se décrire comme un chef d’orchestre qui souhaite faire jouer à ses presque 200 employés la même partition.

Le zoo de Bâle  et les quelques 600 espèces qui le peuplent ,a fêté cette année ses 140 ans.Dès la première année, le Zoo de Bâle enregistre 62 000 entrées à une époque où Bâle-Ville ne compte que 50 000 habitants.Le désir d’exotisme des visiteurs conduit, en 1884, à la première extension du jardin zoologique. Au centre de cette extension se trouve la Festmatte, où se tiennent toutes les manifestations. On érige par exemple une arène pour les fauves ou des villages entiers, dans lesquels Nubiens, Marocains et Cinghalais habitent durant des semaines, présentant leurs danses guerrières ou masquées et charment des serpents. Jusqu’en 1935, ces spectacles mêlant animaux et humains sont très appréciés du public.

En 1886, les cousins Paul et Fritz Sarasin importent une jeune femelle éléphant asiatique, dénommé Miss Kumbuk. Elle devient rapidement la coqueluche de toute la ville. En 1891, une maison de style maure, qu’elle partagera avec les zèbres, lui est construite.En 1890, le Zoo de Bâle accueille son premier couple de lions .Le 19 mars 1891, le premier lionceau voit le jour.Le premier grand singe, la femelle orang-outan Kitty, arrive au zoo en 1900.la Fondation Johannes Beck a été créée grâce au legs de 750 000 CHF du citoyen bâlois Johannes Beck au zoo. Aujourd’hui encore, le zoo célèbre la journée Johannes Beck et offre l’entrée gratuite aux visiteurs du soir.A partir de l’après-guerre , en 1947 ,l’importation d’animaux rares , comme les girafes  fait  du zoo de Bâle un lieu de curiosité. En 1951 ,le premier rhinocéros unicorne arrive à Bâle, importé par le marchand d’animaux Peter Ryhiner. Une femelle rhinocéros rejoint le zoo moins d’un an plus tard. Il s’agit du mâle Gadadhar et de la femelle Joymothi, qui deviendront, plus tard, les géniteurs de l’élevage bâlois du rhinocéros unicorne, élevage mondialement connu.

L’arrivée à Bâle, en 1952, de cinq jeunes éléphants d’Afrique de l’Est est une énorme attraction. Le groupe devient très vite célèbre en ville, car il entreprend régulièrement des promenades dans la forêt d’Allschwil ou des balades dans le centre-ville. En 1953, Stefi, un jeune gorille mâle issu d’un zoo américain, arrive à Bâle. Bâle devient ainsi le premier zoo en Europe à héberger un couple de gorilles. La première naissance Okapi est enregistrée en 1960.Lors de l’ ouverture du nouveau pavillon des fauves  en 1956, les visiteurs peuvent admirer pour la première fois des tigres derrière une mince barrière de treillis. La naissance de Goma, le premier gorille né dans un zoo européen et le deuxième en captivité, fait également sensation le 23 septembre 1959 Des observations menées sur le long terme et de nombreuses publications scientifiques sur les gorilles, ainsi que sur d’autres primates du Zoo de Bâle, auront un écho remarquable sur le plan international.Les grands singes, qui séjournent jusque-là dans le pavillon des oiseaux, prennent enfin possession de leur propre espace en 1969.En plus des grands singes, d’autres espèces sont hébergées dans le pavillon des singes, telles que le Siamang nain, le Mangabey noir, les colobes, le Colobe à queue blanche, le Colobe blanc-et-noir, le Cercopithèque à tête de hibou, l’atèle et le varis. Quelques-unes de ces espèces enregistrent de très bons taux de reproduction. Même les nasiques et les rhinopithèques, difficiles à soigner, se reproduisent. Un groupe de singes laineux émigre même de Berlin à Bâle avec son soigneur.

Zoo Bâle 2014©VB
Zoo Bâle 2014©VB

Le 24 août 1977, le zoo pour enfants est ouvert au public. Il héberge des animaux domestiques de divers pays. Les enfants peuvent entrer dans les enclos et les écuries, caresser les animaux, les nourrir et les soigner. Le zoo pour enfants contribue à la compréhension de l’animal et à la promotion de notre responsabilité à son égard. La Festmatte, qui accueillait jusqu’en 1935 les peuples et leurs spectacles puis les poneys, les canards, les oies et les grues, est transformée en 1991 pour le groupe de flamands roses. À cette époque, il compte 96 individus. L’heureux événement attendu depuis si longtemps se produit le 9 avril 1992 : la naissance de Pambo, l’éléphant mâle. Après 26 années sans aucune naissance d’éléphant au Zoo de Bâle, l’arrivée de la relève est accueillie avec joie. Le premier cap de la difficile reproduction des éléphants est ainsi franchi avec succès. Pambo, le petit de Kenny et Mahari, devient le chouchou du public.En octobre 1993, après des années d’observation et de recherche, l’élevage des guépards porte enfin ses fruits au Zoo de Bâle. La naissance de cinq petits guépards est une belle surprise pour le zoo. Le nouvel espace extérieur des rhinocéros est inauguré en mai 2008 et  s’étend sur une superficie d’environ 2 000 mètres carrés.Le nouvel espace extérieur réunit une communauté très originale comprenant des rhinocéros, des loutres cendrées et des Muntjacs. Du jamais vu dans un zoo ! L’espace des rhinocéros a pu être rénové et les enclos extérieurs reconstruits grâce aux dons de la Fondation de bienfaisance Ulrich Stamm et de l’entreprise Hoffmann-La Roche.

Le pavillon des singes ouvre de nouveau ses portes le 1er juillet 2011, après un an de travaux de rénovation. Les gorilles, les chimpanzés, les Saïmiris, les atèles et d’autres petits singes peuvent alors réintégrer leur maison. Le « pavillon Geigy » et ses nouveaux espaces de vie pour les grands singes ont ouvert leurs portes le 28 septembre 2012. Les gorilles, les chimpanzés et les orangs-outans disposent désormais de cinq espaces extérieurs.

ZOO DE BÂLE

Binningerstrasse 40

CH – 4054 Bâle

Téléphone +41 61 295 35 35

Fax +41 61 281 00 05

2*Ouvrage à lire absolument : Grands Singes , mère et enfant Edition Française  / Jörg Hess / Préface Olivier

Pagan

Joignant le texte à l’image , ” Grands singes, mère et enfants, part à la découverte de la petite enfance des grands singes. L’ouvrage s’appuie sur les observations et les documents photographiques que l’auteur , Jörg Hess, a reunis au cours de quarante années d’activités au zoo de Bâle.

Jörg Hess est zoologiste et travaille dans le domaine de l’éthologie , Il est également  journaliste spécialisé et photographe. C’est en qualité de collaborateur indépendant au zoo de Bâle qu’il s’occupe de puis près de quarante ans des grands singes , en particulier de la relation ,mère-enfant chez les gorilles.

Accessoirement , vous trouverez une plaque sur le Hall of Fame bâlois- Spalenberg-  en hommage à ce brillant scientifique , aux côtés de Richard Wherlock , Jakob Burkhardt , Sam Keller… Allez voir !

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