Père et manque se jouait au Théâtre la Coupole

 Ils sont beaux , ils sont riches , il est célèbre , ils sont amoureux : où est la faille ?

Veronique Jannot Margot©VB
Veronique Jannot Margot©VB

Au lever de rideau , un bel appartement parisien genre bobo aménagé avec bon goût , grande baie vitrée ouvrant sur les toits de Paris , atelier d’artiste mais qui aurait le vent en poupe ; Pierre , comédien de son état –Frédéric Van Den Driessche –porte nonchalamment la cinquantaine grisonnante et surtout un caractère ombrageux qu’il interprète à merveille appuyé par les répliques désabusées imaginées par l’auteur Pascale Lécosse , intonnation  calée sur  le Stallone des Guignols de Canal+. Philosophe : ” ne me parle pas de sagesse , la sagesse , c’est l’ennui ”  ; fataliste:” la jeunesse ne dure pas , la vieillesse si ” ; pragmatique :  ” Antoine et moi avons 2 points en commun , toi et ta blanquette de veau ” ;

La question de fond est de savoir si le comédien tombé dans la série Télé qui rapporte va retourner jouer au théâtre, moins rentable mais mieux considéré, la pièce qui lui tombe un peu du ciel : Père et manque. Finalement , le sujet  discuté avec Margot, professeur de piano  -Veronique Jannot – ouvre la boite de Pandore et les secrets douloureux qui font tâche dans le joli parcours de ce couple presque ” parfait ” : Pierre, au temps de sa splendeur – carnets d’engagement pleins-  s’est sorti difficilement de son addiction au jeu et à l’alcool, ce  qui aurait conduit par effet de ricochet à l’accident de moto de leur fils Antoine . Pierre trimbale une culpabilité depuis qu’il essaie de faire taire sous le tapis des téléfilms qu’il tourne . Margot , en femme aimante ,met beaucoup d’énergie à le dissuader et virevolte dans l’appartement comme si de rien n’était. Puis , patatras , tout se craquelle !

Frederic Van den Driessche Veronique Jannot©VB
Frederic Van den Driessche Veronique Jannot©VB

Pas parfait du tout le couple , et les scuds vont voler . Lui : oui, tu m’as trompé avec Charles . Elle : oui , c’était il y a longtemps . Lui : combien de temps ça a duré ? Lui : c’est de ma faute , j’étais ivre , tu étais seule , notre fils a pris cette moto , j’ai rien entendu. Elle : mais non mon chéri  etc… Entrée du fils Antoine en scène – estropié , voire plus haut- , remonté contre la mère qu’il rend responsable de tout . Margot : ton père avait une maitresse qui était enceinte , comme moi , j’ai perdu le bébé  etc …   A la fin , comme tout s’arrange , les répliques caustiques du début de la pièce désertent le texte et c’est dommage , sinon les fins heureuses rendent toujours joyeux . Tout se termine  donc bien  : le fils a écrit l’histoire de Rose et de Fabio qui est celle de ses parents dont il réécrira la chute  , Pierre et Margot se tombent dans les bras , c’est le grand pardon ! L’amour triomphe!

THEATRE LA COUPOLE 

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