Ana Gonzalez Sola artiste peintre

Ana Gonzalez Sola artiste peintre plasticienne espagnole

Ana Gonzales Sola Atelier©VB
Ana Gonzalez Sola Atelier©VB

Exotisme ne signifie  pas toujours  plages ensoleillées et cocotiers  . Pour Ana la madrilène , l’exotisme trouve sa voie sous des cieux moins cléments mais qui ont parfois davantage à raconter .  Est-ce parce qu’Ana Gonzalez Sola vient d’un pays où il ne pleut ( presque ) pas que ses tableaux traduisent souvent des scènes de la vie courante où l’on croise un tas de gens abrités sous des amples parapluies , transparents comme ceux qu’elle a représentés après ses nombreux voyages  – pour les plus récents ,40000 km à travers le monde en 2 années tout de même – ; peindre la transparence , Ana s’y connaît : on observe d’un peu plus près les scènes de marché mouillé et , là , on tombe sur une femme dont la tenue traditionnelle se fond littéralement avec les étalages des marchands et les éclaboussures au sol , un peu comme les robes couleur de temps de Peau d’âne .

Les Robes de Ana Gonzalez Sola©VB
Les Robes de Ana Gonzalez Sola©VB

Les robes , Ana Gonzalez Sola leur a donné vie , en 2005 , lorsque de retour dans sa ville natale( délaissée à l’âge de 8 ans pour Paris), elle visite le magasin Maty où chaque bonne madrilène , toutes générations confondues, s’approvisionne depuis toujours – ou presque- en falbala volanté, prend des photos et en tire une chatoyante série hommage à la tradition hispanique du flamenco.

Ana ne peint que sur du bois : ” la toile , j’aime pas , ça gondole ” , remarque qui aurait pu sortir direct de la bouche d’un Jacques Audiard grognon  mais qui vient ponctuée d’un grand éclat de rire spontané.

Ana Gonzalez Sola,longue liane au visage de madone rieur , nous accueille dans son atelier de la rue Vaugirard  acquis il y a 2 ans pour y travailler et entreposer ses plaques de bois  grand format ( 1,22m X 2m ), délicatement appuyées au mur sauf la dernière en cours de réalisation . Tout ici est clair , propre , on ne sent rien car Ana ne peint pas à l’huile, seulement à l’acrylique ,  alors , comme on se sent bien , on fait l’inventaire, on voyage au gré des tableaux : Madrid d’abord , où Ana Gonzalez Sola  a vu le jour il y a 37 ans, puis les marchés de Seoul , les rues luisantes de pluie de Shibuya à Tokyo ou d’ailleurs , partout où il y a de la vie , Ana s’arrête, parfois la nuit pour débusquer une autre vie ,une autre possibilité  . Le Japon est pour cette artiste une source infinie d’inspiration : ” j’y ai fait plusieurs voyages , le livre d’ Alan Macfarlan ,  Enigmatique Japon  sous le bras .

Ana Gonzalez Sola ©VB
Ana Gonzalez Sola ©VB

Ana  procède très méthodiquement , par parcellisation , les scènes choisies peuvent être  posées sur la plaque par carrés successifs avant d’être assemblés, comme  les Viandes de 2001 au realisme violent ( Francis Bacon n’aurait pas fait mieux ) , inspirées de la problématique  humaine et de l’évocation industrielle  de la vache folle . Ainsi, chacun des morceaux, peint en cachant le reste du tableau -l’idée est qu’il faut toujours reapprendre , réinventer –  pourrait être vendu individuellement  en qualité d’oeuvre à part entière .

Merci Ana pour ta gentillesse et ta joie de vivre contagieuse :”  la vida es maravilla ” à ton contact.

ANA GONZALEZ SOLA

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