Théâtre la Coupole Faune Aphone par la Cie Les Filles d’Aplomb

Faune Aphone Compagnie Les Filles d’Aplomb vendredi 4 mars 20h30

Ce projet se compose d’un spectacle, d’ateliers et de conférences sur ces thèmes:

Relier  l’homme, son environnement et la vie non humaine
Sortir d’une opposition homme/animal, pour se percevoir comme une espèce étrange parmi des milliers d’autres espèces étranges, aux mondes propres.
S’interroger sur la main mise de l’homme sur la nature et les autres animaux, de notre impact sur eux et de leur impact sur nous…

Tout commence par les chants des oiseaux au crépuscule. Mais la dormeuse va vivre une nuit mouvementée. Convoquant, par rencontres successives, quelques doux rêves, quelques cauchemars, elle évoque les rapports que nous entretenons avec le monde vivant. Sans polémique ou militantisme outrancier, ce trio de danse, musique et théâtre nous questionne et nous aide, peut-être, à envisager l’altérité.

« Ce projet est né d’une nécessité de regarder en face le sort des animaux utilisés à des fins commerciales, les moyens scientifiques et techniques permettant d’obtenir toujours plus d’eux, alors que comme le dit Florence Burgat, ″ le monde animal est exténué ″ ». Kristin Groutsch

Convoquant, par rencontres successives, quelques doux rêves et cauchemars, une dormeuse évoque les rapports que nous entretenons avec le monde vivant. Sans polémique ou militantisme outrancier, ce trio de danse, musique et théâtre nous questionne et nous aide, peut-être à envisager l’altérité.

Compagnie Les Filles d’Aplomb

Beatriz Beaucaire©VB
Beatriz Beaucaire©VB

Jeu : Béatriz Beaucaire ; comédienne , chanteuse , performeuse , depuis 5 ans dans la compagnie.

Danse, direction artistique : Kristine Groutsch et la Cie Les Filles d’Aplomb depuis 1999 ; à l’origine du projet, chorégraphe , danseuse , auteure. Collabore egalement avec les compagnies ACT2, Catherine Dreyfus, Plumed’éléphant et la Maison Théâtre.

Composition et musique live : Joris Staad-Groutsch musicien autodidacte, guitariste,compositeur , interprète .

Conception, scénographie : Les Filles d’Aplomb

Création lumière et régie générale : Camille Flavignard

Régie son et création objets : Philippe Lux

Construction du décor : Alexis Thepot

Masque : Kuno Schlegelmich (pour la Compagnie Plume d’Eléphant)

Production : Les Filles d’Aplomb avec l’aide de la Ville de Strasbourg

Le collectif Les Filles d’Aplomb place au cœur de sa nouvelle création chorégraphique une réflexion sur les rapports entre les humains et les autres espèces vivantes. Au cours d’une nuit où s’invitent insomnies, cauchemars et rêves, une dormeuse plonge dans des mondes qu’elle ne perçoit pas le jour : créatures nocturnes ou des profondeurs, souvenirs d’enfance, présence occultée d’animaux parqués dans des hangars…, tout cela émerge au pied de son lit. Ici, la nuit représente un moment de disponibilité, d’écoute, d’abandon, de reconnexion. La nuit à traverser est symbole d’entrée dans un chaos d’où peut émerger un nouveau monde, mais aussi d’une lucidité accrue.

Le déroulement du spectacle évoque le passage du crépuscule au matin. Autres aspects du projet : si nos rapports aux autres animaux nous en disent long à propos de nous- mêmes et de notre humanité, si les modes de relation que nous instituons avec eux sont des témoin forts, des révélateurs de qui nous somme, nous souhaitons poser les questions : quelle vie pour les animaux ? Quelle vie pour nous ? La genèse de cette entreprise est le constat effrayant de l’exploitation animale par notre système économique et d’une souffrance cautionnée par l’incapacité ou le refus de voir ceux que l’on utilise.

Note d’intention :

« Ce projet est né d’une nécessité de regarder en face le sort des animaux utilisés à des fins commerciales, les moyens scientifiques et techniques permettant d’obtenir toujours plus d’eux, alors que comme le dit Florence Burgat*, « le monde animal est exténué ». Aiguillée par mon malaise grandissant face à une économie qui repose sur un socle d’exploitation et de souffrances inaudibles, j’ai nourri mon intérêt pour les mondes animaux – et le monde vivant en général- en me tournant vers les travaux de philosophes questionnant la notion d’”existence” étendue aux non humains, des penseurs évoquant une « communauté de vivants »…Vers des éthologues s’intéressant aux individus rencontrés au contact des autres espèces, les observations d’ornithologues , les recherches de musicologues :plus je découvrais et plus j’avais envie de découvrir, et de partager ces pistes passionnantes … En les abordant grâce à la danse, la musique, les objets, la poésie, les performances conjuguant ces disciplines.

Ma démarche implique l’envie de sortir d’une opposition ou relation « homme/animal », et de débattre avec mes contemporains. J’ai donc souhaité que FAUNE APHONE soit un projet global, avec un spectacle relié, selon les lieux qui l’accueillent, à des performances et des expositions impliquant professionnels et amateurs, des conférences et débats (confiés à des éthologues, des philosophes, des biologistes, des écologues…),des ateliers artistiques, autant de modes d’approches et de réflexion ayant un même objectif : envisager l’interdépendance comme la nature fondamentale du monde ; appréhender la diversité des façons d’être au monde ; s’interroger ensemble sur la nature et les autres animaux ; réfléchir à notre impact sur eux et à leur impact sur nous…

La compagnie allait s’engager à sa manière dans une recherche vivante, invitant en son sein d’autres regards sur le monde et déclinant plusieurs modes de rencontre. Incarner ces thématiques sur scène soulève de nombreuses questions : Comment évoquer veau, vache, cochon, mésange, renard, baleine, sans parler à leur place, ni à travers eux ? Comment mettre au centre d’un plateau de théâtre un animal qui surgit et disparait ? Et d’autres en captivité, occultés et concentrés derrière des murs industriels ou exposés sans relâche dans leur cachot à ciel ouvert ?

Quelle place pour les chanteurs des bocages chers à Hugo ?

Pour tracer ces portraits, ou en saisir une trace, j’ai choisi de les évoquer non en les faisant émerger des ténèbres mais en invitant la pénombre sur le plateau : tandis qu’au crépuscule, une dormeuse s’abandonne au sommeil et circule entre moments de veille et de songes, l’îlot de ses draps n’est plus qu’une clairière, un point d’ancrage parmi un foisonnement d’autres vies, proches et étrangères. Nuit blanche et nuit noire sculptent un moment propice à l’écoute et à l’abolissement des frontières : Je souhaite que chacun puisse y cheminer, tendre l’oreille, faire ses rencontres… »

Kristine Groutsch/Les Filles d’Aplomb *philosophe, auteure de « une autre existence- La condition animale » « Je suis vie qui veut vivre, entouré de vie qui veut vivre » Albert Schweitzer

Autour de Faune Aphone avec  la Ville de saint-Louis , la Mediathèque le Parnasse, la Petite Camargue alsacienne et des artistes régionaux

Céramique de Valérie Fahrner©VB
Céramique de Valérie Fahrner©VB

Exposition jusqu’au 8 mars les céramiques de Valérie Fahrner. MediathèqueLe Parnasse. L’artiste alsacienne , basée à Wittelsheim expose une petite série de nuisibles et de poules adaptées. ” La vie sous toutes ses formes est pour moi source d’observations, de curiosité et d’émerveillement”, explique-t-elle.” Grâce à l’élément terre, je peux concevoir ce que m’inspire le vivant, sa beauté et sa richesse, mais aussi illustrer de révoltantes atteintes portées à son intégrité”.

Lecture dansée vendredi 26 février 20h.la Médiathèque Le Parnasse / Saint-Louis
Danse et lecture : Kristine Groutsch et Béatriz Beaucaire. Composition et musique live : Joris Staad-Groutsch
Durée : 30 minutes
Entrée libre sur inscription au 03 89 69 52 43 ou par mail : discotheque@ville-saint-louis.fr

Comme un avant-propos au spectacle, cette rencontre artistique sera l’occasion d’entrer dans l’univers d’auteurs qui ont inspiré le spectacle Faune aphone, comme Victor Hugo, Florence Burgat ou Jules Renard. La musique électronique live participera pleinement à la dramaturgie : l’univers sonore correspond à des souffles et à des sons présents dans la nature et dans nos sociétés humaines.

Atelier « animaux imaginaires » Samedi 27 février 2016 de 10h à 12h et de 14h à 16h Avec Coralie Oberlaender, artiste plasticienne

Inscriptions pour les enfants de 6 ans et plus, les parents qui souhaitent participer et les adultes

au 03 89 69 52 ou par mail : discotheque@ville-saint-louis.fr Se munir d’un tablier !

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