JazzOffbeat Hiromi Uehara Stanley Clarke

Hiromi Uehara Stanley Clarke ensemble au Stadtcasino pour le JazzOffBeat 2016

Jazz Off Beat 2016 Hiromi Uehara Stanley Clarke Photo VB
Jazz Off Beat 2016 Hiromi Uehara Stanley Clarke ©VB

Hiromi Uehara est pressée !  Mais  comme son piano a plus de notes que la moyenne  ( 88 touches ) alors ce n’est pas grave, les touches lui obeïssent au doigt et à l’oeil ! Ah bon ? Quelqu’un me souffle , pas du tout ! Alors Hiromi aurait 4 mains ? Ben , non plus ! Bon , le sujet est clos. Hiromi joue ( très ) vite et bien, qu’on se le dise et les nombreux musiciens qui l’ont accompagnée , sur  les visages desquels on lit , non pas l’angoisse de la page blanche mais celle du jeu trop lent , ne diront pas le contraire .

On se lève tous pour Hiromi Uehara ! et on se rassied pour savourer sa prouesse duettiste avec le grand Stanley Clarke

Pourtant , l’inimitable style d’Hiromi n’a pas rebuté les grands du jazz : Herbie Hancock , Chick Corea s’y sont deja frotté  avec bonheur. Hier soir , au Stadtcasino de Bâle ,Urs Blindenbacher , le patron du  Jazzfestival invitait le contrebassiste américain Stanley Clarke  en duo avec la talentueuse et non moins hirsute pianiste. Ces deux-là n’en sont pas à leur première rencontre , ils étaient déja sur scène en 2010 à l’occasion d’un concert donné à San Sebastian . Voilà une complicité qui explique la parfaite adéquation entre les deux virtuoses qui donnent le meilleur d’eux-mêmes dans une débauche d’échange de sourires  qui disent l’admiration qu’ils se portent l’un à l’autre , Stanley Clarke nullement déstabilisé par les emballements rythmiques d’Hiromi Uehara, elle-même à l’écoute des digressions stylistiques du contrebassiste qui , décidément fait ce qu’il veut de son instrument virevoletant en fondu enchaîné à l’appel de l’andalousie , de l’Orient ou de l’Amérique des bluesmen.

Au jeu du portrait chinois , interrogeons Hiromi : si vous étiez la chose qui manque parfois si crullement à l’humanité  ?  Je répondrais à sa place : le petit grain de folie qui l’habite comme une joyeuse fée Clochette semblant posée là sur son épaule . Est-ce cette gracieuse luciole qui parfois , histoire d’encourager son piano ahanne si fort qu’on se demande si l’on assiste pas à un match des soeurs Williams ? Non , c’est bien Hiromi la délicate qui ponctue son jeu de la sorte . Question inspiration , Hiromi a des héros comme Oscar Peterson mais elle peut aussi écrire une ode au ” Chou à la crème ” son dessert français préféré .

Chanson de Claude Nougaro qu’il ne m’en voudra pas de réinterpréter pour rendre hommage à ces deux bienfaiteurs de l’humanité :

Stanley Clarke Jazz Off Beat 2016©VB

Dans une ferme du Poitou

Sur la scène du Stadtcasino de Bâle 
Un coq aimait une pendule

Une contrebasse aimait un piano

Tous les goûts sont dans la nature…

D’ailleurs cette contrebasse avait bon goût

D’ailleurs ce coq avait bon goût

Car le piano était fort stylé

Car la pendule était fort belle

Et la course effrenée de la musique sur les touches si serviles
Et son tic tac si doux si doux

Que le temps ne pensait surtout

Que le temps ne pensait surtout
Qu’à passer son temps auprès d’elle

Qu’à passer son temps auprès de lui

JAZZ FESTIVAL DE BÂLE

PROCHAIN CONCERT inauguration Jazz Festival le 20 avril 2016 : Richard Galliano et Sylvain Luc La vie en rose Hommage à Piaf au Volkshaus

HIROMI SITE OFFICIEL

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