Arabie Heureuse au Musée de l’Antiquité de Bâle

Musée de l’Antiquité de Bâle : Arabie Heureuse ? Mythe et réalité au pays de la Reine de Saba

Exposition Arabie  Heureuse © Ruedi Habegger, Antikenmuseum Basel und Sammlung Ludwig
Exposition Arabie Heureuse © Ruedi Habegger, Antikenmuseum Basel und Sammlung Ludwig

L’Antikenmuseum Basel présente une exposition temporaire sur le Yémen antique du 18 janvier au 2 juillet 2017

À partir du 18 janvier, l’Antikenmuseum Basel dévoile une nouvelle exposition temporaire consacrée à l’Arabie du Sud antique située dans l’actuel Yémen. Derrière ce titre : « Arabie Heureuse ? Mythe et réalité au pays de la Reine de Saba » (du 18 janvier au 2 juillet 2017), se cachent des œuvres originales en provenance de cinq musées européens, exceptionnellement réunies à Bâle. C’est la première fois qu’une exposition sur l’histoire du Yémen antique est présentée en Suisse.

L’Arabie du Sud antique située dans l’actuel Yémen en guerre a toujours été associée à la légendaire Reine de Saba et à une fabuleuse richesse. Les auteurs grecs et latins qualifiaient cette région d’Arabie « Heureuse » ou encore « Fertile ». L’exposition de l’Antikenmuseum explore d’une part le mythe de la Reine de Saba dont aucun fait n’atteste l’existence. D’autre part, elle montre aussi qu’elle était le fondement de la richesse mythique de l’antique Arabie du Sud. Cette dernière jouait un rôle essentiel dans le commerce longue distance entre l’Afrique de l’Est, l’Inde et le bassin méditerranéen. L’Arabie du Sud livrait à l’Occident des produits de luxe convoités comme l’encens et la myrrhe. Grâce à un système d’irrigation sophistiqué, les habitants rendirent fertile cette région pourtant inhospitalière et contrôlèrent d’importantes routes caravanières.

La ville de Shibam en Yémen. © Hartmut Fiebig
La ville de Shibam en Yémen. © Hartmut Fiebig

Des prêts de musées européens et bâlois

L’Antikenmuseum Basel présente avec près de 90 œuvres d’art, l’écriture et les langues d’Arabie du Sud ainsi que les structures sociales sudarabiques constituées de tribus. Les différents aspects de la religion ainsi que le rapport à la mort sont également des thèmes de l’exposition. Les pièces exposées proviennent principalement du British Museum de Londres et de l’Ashmolean Museum d’Oxford, du Louvre à Paris, du Museo Nazionale d’Arte Orientale à Rome, du Kunsthistorisches Museum de Vienne ainsi que du Royal Collection Trust de Londres. Le Museum der Kulturen Basel ainsi que le Kunstmuseum Basel ont également prêté d’importantes œuvres représentant la visite de la Reine de Saba. Hormis certaines œuvres qui grâce au contact avec le monde méditerranéen révèlent des influences gréco-romaines, d’autres pièces montrent des formes abstraites, presque modernes. Comme l’iconographie sudarabique antique n’était soumise à aucune interdiction, il existe de nombreuses représentations d’hommes et d’animaux.

Après l’exposition en 2012 sur Pétra, la ville nabatéenne taillée dans la roche, la nouvelle exposition temporaire de l’Antikenmuseum Basel repart sur l’antique route de l’encens – mais cette fois-ci dans sa région d’origine. Elle attire aussi l’attention sur une région victime d’une guerre tragique et dont le patrimoine archéologique est menacé.

ANTIKENMUSEUM de BALE

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