Michel Jonasz et Samy Seghir au Théâtre du Gymnase

Michel Jonasz et Samy Seghir  sont les fantômes de la rue Papillon

Pas facile le sujet ! Haïssa , un djeun Rebeu se fait descendre par une paire de keufs pas scrupuleux ; du coup , il s’en va rejoindre Joseph là-haut quelque part au milieu , rectifié avec ses malheureux congénères en 1942 pour cause d’appartenance à la communauté juive .

Michel Jonasz ©VB

Attention : être français peut provoquer la mort , tout dépend de l’époque et du lieu ! Le fil conducteur de la pièce , c’est que Joseph n’a pas d’idée de ce qui s’est passé pour sa famille après sa disparition accidentelle , et qu’il pense que l’occasion est trop bonne d’enfin découvrir cette vérité qu’il ne peut certes pas imaginer ni même envisager. En qualité de fantôme , Joseph a de l’expèrience . Eh oui ! Il traîne  sa bonhomie sur son banc depuis 70 ans , tout près de Dieu , personnage atrabilaire , le plus souvent rouge de colère quand on le cherche , notamment quand Haïssa lui demande des comptes . Ce Dieu , qui n’est pas bienveillant donc, se tient à droite de la scène  tandis qu’ à gauche se trouve  la porte qui ramène dans le monde des vivants Haïssa , chargé de retrouver la trace de la famille de Joseph .

Tu deviens fantôme là où tu es mort : 4 rue Papillon ( dans le 9ème pas loin de Pigalle ) , c’est le premier point commun entre les deux hommes . Le second est d’avoir été tués par des flics français pour antisémitisme ou délit de sale gueule, autre mot pour racisme . Les fantômes de la rue Papillon est une fable , un récit imaginaire humaniste dans lequel le rire et les larmes bataillent pour la première place. La thématique de la  pièce de Dominique Coubes est transposable dans la vraie vie aujourd’hui : restons vigilants face à toute forme d’exclusion, de racisme et d’antisémitisme , n’oublions jamais le bonheur egoïste de la fraternité , l’empathie est en nous , utilisons-la.

Michel Jonasz revient à ses premières amours , le théâtre qu’il a investi dès 1964 , avec  “le temps viendra” pièce de Romain Rolland à Villejuif . On connaît bien Samy Seghir  depuis Neuilly sa mère ; le jeune comédien , 22 ans , aborde le théâtre pour la première fois.

MICHEL JONASZ

Théâtre du Gymnase

Samy Seghir Michel Jonasz ©VB

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