Piège mortel au théâtre de Bâle

Nicolas Briançon Piège mortel Théâtre de Bâle ©VB

Piege mortel : Eric Metayer distribue des coups de théâtre à la pelle

Mise en abyme diaboliquement cocasse

Mise en scène: Eric Métayer
Avec: Nicolas Briançon, Damien Gajda, Cyril Garnier, Virginie Lemoine et Marie Vincent
Présenté par ATELIER THEATRE ACTUEL Label
Théâtre Actuel et Le Théâtre La Bruyère

La piece dans la piece dans la piece dans la pièce….Piège mortel -pièce en 2 actes et 5 personnages -use d’un thème que nous avons souvent rencontré au théâtre , au cinéma et dans la littérature  : la panne d’inspiration de l’écrivain dont la chute est souvent traitée de façon tragique par les auteurs , voir l’inoubliable Shining de Stanley Kubrick ou plus recemment D’après une histoire vraie de Roman Polanski . Piège Mortel est l’adaptation de la pièce du même nom de Ira Levin , créée à Broadway en 1978 mise en scène par Robert Moore , qui fut un énorme succès  et fut reprise au cinéma par Sidney Lumet réalisa  en 1982 , où l’écrivain séchant devant sa page blanche – Sidney Bruhl-  est interprété par Michael Caine et son comparse Cliff Anderson par Christopher Reeves.

Chez Eric Metayer , le diabolique stratagème mis en place par le ( les ) meurtriers vire au cauchemar burlesque : on crie beaucoup , on s’assassine en ahannant avec des échantillons de matériels de torture accrochés au mur comme des trophées de chasse. Il n’y a aucun gentil , tout le monde est animé par de vils motifs – argent, gloire -. Sidney/ Nicolas Briançon ,l’auteur de polars sur le déclin se demande comment récupérer à moindre frais l’oeuvre du morveux qui fut son élève . Myra l’épouse , Virginie Lemoine attifée mode Zezette nouvelle version , sert à boire en émettant de temps en temps une opinion avec une fermeté d’huitre docile qui ne suffira donc pas à la sauver ,  peut-être aussi parce que la dame tient les cordons de la bourse . Sidney , le roi du bide et Clifford  le morveux doué s’échangent joyeusement les rôles de victime  et de de meurtrier , et  passent de vie à trépas et vice-versa avec une agilité déconcertante fort appréciée du public qui ponctue chaque disparition-réapparition d’un grand éclat de rire fut-il teinté du bleu de l’effroi naturellement attendu d’un vrai bon polar. N’oublions pas un personnage essentiel , celui de la voyante voisine , Helga ten Dorp , qui semble servir de metronome . Chaque fois qu’elle apparait , on avance d’un cran dans le machiavélisme , madame Irma passe d’ailleurs à deux doigts de l’exécution  pour excès d’expressionisme par trop envahissant et fort soupçon de trahison potentielle . Les rebondissements s’assènent à coup de pelle , aucun temps mort , une vraie partie de rigolade entre horribles , la famille Adams sans costumes  et on ne vous dit pas qui ramasse les lauriers à la fin . On a beaucoup ri , merci Eric Metayer !

Info de toute première importance : Nicolas Briançon et ses amis comédiens aiment la Suisse , et pas seulement pour les chocolats assure Nicolas Briançon en tenant en joue le public du Schauspielhaus…pour rire bien sur.

NICOLAS BRIANçON

Nicolas Briançon Piege mortel Théâtre de Bâle ©VB
Nicolas Briançon Piege mortel Théâtre de Bâle ©VB

Date de naissance : 29/07/1962 à Chambéry (Rhône-Alpes)
Profession : ACTEUR METTEUR EN SCÈNE COMÉDIEN

Comédien-Metteur en scène, Nicolas Briançon est également Directeur artistique du festival d’Anjou. Son crédo ? Proposer des spectacles populaires accessibles à tous. Pour Jacques et son maître, il fut nommé en 1999 au Molière du metteur en scène. Pour Pygmalion, il fut nommé en 2006 au Molière du metteur en scène et au Molière du théâtre privé. Pour La nuit des rois, il fut nommé en 2010 au Molière du metteur en scène et au Molière du théâtre Privé. DansLe songe d’une nuit d’été (en 2011 au Théâtre de la Porte Saint Martin), il a mis en scène Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey.Nicolas Briançon, un metteur en scène éclectique.

Depuis le milieu des années 1980, Nicolas Briançon se distingue particulièrement en tant que metteur en scène. Passant allégrement d’un genre théâtral à un autre, il met en scène aussi bien des vaudevilles que des tragédies ou des pièces du répertoire contemporain. Parmi les nombreuses mises en scène de Nicolas Briançon, on compte notamment “Le Menteur” de Corneille en 2002, “Le Prince travesti” de Marivaux en 2004, “Le Manège” de Florian Zeller en 2005, ou “La Nuit des rois” de Shakespeare en 2009.

Nicolas Briançon fait aussi quelques passages à la télévision comme acteur. Il joue dans des téléfilms tels que “Diane femme flic” ou “La Crim'”. Parallèlement à sa carrière d’acteur et de metteur en scène, Nicolas Briançon a pris, depuis 2004, la succession de Francis Perrin et Jean-Claude Brialy à la direction artistique du festival d’Anjou.

ERIC METAYER

Comédien prédestiné aux scènes diverses grâce à un père humoriste, Éric Métayer mène de front une carrière autant à la télévision qu’au théâtre.

Éric Métayer nait à Paris en 1958. Fils d’Alexandre Métayer, un humoriste notoire, il étudie le théâtre à la Comédie-Française. Éric Métayer devient également un brillant élève du Cours Florent. En 1988 dans le milieu de la télévision. Le jeune comédien décroche un petit rôle dans « Les pique-assiette » et fait un malheur pour son interprétation parfaite. Éric Métayer se focalise sur la comédie.

En 1992, le comédien est vu au théâtre dans une adaptation de la pièce « Sans rancune » signée Jean Poiret. La pièce est un énorme succès qui se joue au Théâtre du Palais-Royal. Éric Métayer tourne alors pour un nouveau projet de la télévision baptisé « Une famille pour deux ». Diffusé en 1995, ce téléfilm le révèle réellement au public avec une cote de popularité grandissante.

Ayant pris goût au théâtre, l’acteur retrouve le Théâtre du Palais-Royal en 1998 pour la pièce intitulée « Une table pour six ». Le public a le plaisir de le voir à l’affiche d’une nouvelle oeuvre un an plus tard avec « Mariages et conséquences ». Le Théâtre de la Renaissance est alors le cadre d’un couronnement à chaque représentation. En 2002, le public le voit non seulement dans le téléfilm intitulé « Les monos » mais également dans la pièce « Panique au Plazza ». Le comédien apprécie particulièrement les planches avec de nombreuses apparitions à succès. « Des cailloux plein les poches » en 2003 ou « Un monde fou » en 2007 sont des représentations données parallèlement à la diffusion de téléfilms. Au petit écran, Éric Métayer apparaît dans « Le menteur » en 2003 puis « La surprise » en 2007.  Éric Métayer apparaît sur les planches du Palais des Congrès en 2008 avec une magnifique adaptation signée Patrick Timsit pour « Rabbi Jacob ». L’acteur passe l’année suivante à donner des représentations avec entre autres « Les 39 marches » et « Chat et souris ».

THEATRE DE BALE

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