Répétition du ballet Mort à Venise   de Richard Wherlock

Gaia Mentoglio Ballet de Bâle ©VB

 Assister à la répétition du ballet Tod in Venedig / Mort à Venise  de Richard Wherlock : une initiative de l’Alliance Française de Bâle

Training Tod in Venedig Ballet de Bâle ©VB
Training Tod in Venedig Ballet de Bâle ©VB

Découvrir l’envers du décor est toujours un privilège que nous devons apprécier à sa juste valeur . Ainsi , grâce à Dominique de Rougemont , présidente de l’Alliance Française de Bâle et Anne-Catherine Thomas , directrice administrative du Ballet , une poignée d’entre nous a pu se faire une idée plus juste de ce que doit être la préparation physique des danseurs pour atteindre un résultat proche de la perfection , une chorégraphie réglée au cordeau , au cours de laquelle chaque mouvement doit paraître naturellement fluide et spontané , chaque sourire ou grimace sans artifice tout en ne laissant aucune impression d’approximation ou d’improvisation , une vraie prouesse dont l’orchestration est confiée à la responsabilité du chorégraphe , Richard Wherlock en l’occurrence.

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La répétition , bien qu’amputée de plusieurs danseurs excusés pour blessure ( le talon d’Achille de Jorge Garcia Perez ) ou provisoirement portés pâles ( Javier Rodriguez Cobos porteur pourtant du rôle principal de Tod in Venedig ) ne laisse pas de nous impressionner , en premier lieu par le degré de concentration largement perceptible  des danseuses et danseurs et , par conséquent , la perfection des pas chassés , pliés , jetés et autre pas de bourrée ( je ne m’en lasse pas vraiment ! ) exécutés dans une apparente désinvolture qui vous donne l’impression d”être l’invité pachydermique d’une assemblée d’hirondelles en compétition pour le vol le plus gracieux du jour . Qu’importe ! Le spectacle mérite ce petit rappel de notre condition de pauvre bipède grossièrement humain.

Oui , définitivement , nous n’appartenons pas à cette famille que décrit Richard Wherlock :  sa compagnie , une trentaine d’hommes et de femmes, artistes d’exception  qui , pourtant , existent dans la vraie vie car ils ne sont pas juste ces elfes s’élevant gracieusement au-dessus du sol – sans câble… – que nous admirons béatement lors des représentations . Ils ont aussi des soucis , comme nous ( tout de même , il y a une justice ) , qu’ils confient à leur père putatif ,  cela peut durer 5 minutes ou  2 heures lorsqu’il faut s’organiser pour faire garder les enfants , comme le raconte Richard , mais c’est normal car nombreux sont les danseurs qui ont une vie de famille , le ballet est une vie dans la vie . En outre , la troupe de Richard Wherlock est à l’image de notre monde : multiple , toutes les situations , toutes les personnalités et toutes les nationalités  s’y retrouvent et c’est une véritable volonté de la part du chef du ballet de Bâle.

La  carriere d’un danseur ne dure qu’un instant pourrait-on dire . C’est exagéré bien sur mais , entre 35 et 40 ans , il faut envisager une reconversion sous peine de ne plus trouver place au sein d’une troupe car ,  bien que ce métier se pratique en général collectivement voire collégiallement , trouver comment en sortir est affaire personnelle même si des formations diverses sont proposées aux danseurs en fin de carrière.

Voir l’article Mort à Venise sur le site Bâle en Français

THEATRE DE BALE

 

 

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