Hollie Cook Melissa Laveaux Mas des Escaravatiers

Hollie Cook au Mas des Escaravatiers

Le Mas des Escaravatiers reste incontestablement The place to be si vous passez par le sud ( Puget sur Argens Var )  et que vous aimez la musique ; cette année , Sebastien Costamagna a reçu Charlie Winston , Keziah Jones , The Stranglers , Selah Shue… et Melissa Laveaux en première partie Hollie Cook pour une soirée à consonnance tropicale , un plaisir d’été qui ne se refuse pas !

Hollie Cook Mas des Escaravatiers ©VB
Hollie Cook Mas des Escaravatiers ©VB

La jeune musicienne londonienne a réussi à imposer un nouveau style  , mixant des mélopées tropical pop tout en douceur sur un rythme reggae ralenti ; impossible d’imaginer que cette voix soyeuse ait eu quelque chose de commun avec la scène punk , et pourtant : Hollie Cook est bien la fille de Paul Cook , batteur des célébrisssimes Sex Pistols , fondateurs du mouvement punk dans les années 70 et dont tout le monde garde en tête la scandaleuse  interprétation du sacro-saint God Save the Queen . Hollie Cook s’est essayée elle-même au genre puis a peaufiné au fil des années sa propre personnalité musicale . Vessel of love est son troisième album et  marque la première collaboration de miss Cook avec le producteur Martin ‘Youth’ Glover (U2, Paul McCartney, The Verve…).

HOLLIE COOK

La canadienne Melissa Laveaux et ses influences plurielles

Melissa Laveaux Mas des Escaravatiers ©VB
Melissa Laveaux Mas des Escaravatiers ©VB

Une découverte réjouissante pour ce qui me concerne : Mélissa Laveaux est une chanteuse, musicienne, et compositrice canadienne. Sa musique est teintée d’influences haïtiennes, pays dont ses parents sont originaires, ainsi que de blues et de folk. Elle compose et chante en trois langues : l’anglais, le français, et le créole haïtien. Elle est signée depuis 2007 chez No Format!, un label français.

Née à Montréal le 9 janvier 1985 de parents haïtiens immigrés, elle grandit à Ottawa en Ontario, dans un univers bilingue, et doit tenter de s’intégrer à ce nouvel environnement, sans rien abandonner pour autant de sa culture d’origine, créole et francophone. Son père lui offre une guitare acoustique à 13 ans. Sa culture musicale grandit au fil des années, à commencer par l’univers musical créole (Martha Jean-Claude), la chanson française (Georges Brassens), la folk canadienne (Joni Mitchell), de figures du jazz vocal afro-américain (Nina Simone, Billie Holiday), ainsi que de nombreuses chanteuses ayant ouvert la voie et marqué la musique, comme la mexicaine Lhasa, la cap-verdienne Cesária Évora, Björk.

En parallèle de son intérêt et son implication grandissante dans la musique, elle poursuit ses études, étudiant en « Éthique et Société » à l’Université d’Ottawa. Elle y obtient en juin 2008 son diplôme de bachelor.

En 2007, elle est lauréate de la Bourse Musicien offerte par la Fondation Lagardère. Après une auto-production Camphor & Copper en 2006, elle participera à plusieurs festivals importants dont le Festival international de Jazz de Montréal 2007, puis d’autres en France (Festival du bout du monde 2008, Printemps de Bourges 2009, Sakifo Musik Festival 2009).

Son premier album, Camphor & Copper est sorti en novembre 2008 sur le label No Format!. Elle le qualifie de « folk blues à la rythmique haïtienne ». Entre 2008 et 2011, elle a régulièrement tourné en Europe, au Canada et au Japon. Elle se produit en formation rock, avec guitare électrique (Gautier Vizioz), guitare basse (Élise Blanchard), claviers (Nicolas Liesnard) et batterie (Anne Paceo).

En 2012, elle travaille avec le trio de réalisateurs français Les Jazz Basterds, Ludovic Bruni, Vincent Taeger (de Poni Hoax) et Vincent Taurelle (claviers pour Air), sur un second opus qui sort en février 2013. L’album est intitulé Dying is a Wild Night. Il est emprunté d’une citation d’Emily Dickinson : « Mourir est une nuit sauvage, une nouvelle voie ».

En 2018, la chanteuse sort un nouvel album Radyo Siwèl, son premier exclusivement en créole, après deux albums qui mélangeaient anglais et français. Mélissa Laveaux pioche dans le folklore haïtien, colporté à l’origine par des orchestres ambulants et réactualisé lors des carnavals. Elle a choisi des chants de résistance du début du xxe siècle, quand la première République noire était sous domination américaine, entre 1915 et 1934. L’artiste explique la signification du titre Radyo Siwèl dans un entretien ː « La cirouelle est une prune que l’on mange en Haïti. Et puis la radio, parce que c’est un très bon moyen de transmission. »

MAS DES ESCARAVATIERS 

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