Festival de Theatre de Bâle

Germaine Acogny Mikaël Serre Somewhere at the beginning Theaterfestival Basel 2018 ©VB

Festival de Theâtre de Bâle du 29 Aout au 9 Septembre 2018 : des performances , du théâtre , de la danse

TheaterFestival Basel 2018

Le festival de théâtre de Bâle propose 18 productions  avec des artistes en provenance d’ Argentine, Belgique, Allemagne, France, Pays-Bas, Sénégal, Espagne, Hongrie, Mexique et autres. On rencontrera des artistes comme Alain Platel, Lola Arias et Kornél Mundruczó  et on pourra faire connaissance avec le théâtre expérimental et les nouveaux formats théâtraux. Cette année, le festival est encore plus ouvert au public, en particulier la  population internationale de Bâle : toutes les productions en allemand et en anglais seront désormais diffusées en surtitré.

Dès le jour de l’ouverture, le festival a présenté une installation énergique du Néerlandais Nick Steur sur la Barfüsserplatz. Pendant cinq jours, l’artiste hollandais né en 1982 travaillera avec des pierres de plusieurs tonnes formant une sculpture flottante chaque après-midi. Obelix aurait surement été ravi de lui prêter quelques uns de ses Menhirs !   Mais comme il ne dispose pas de potion magique , le performer parvient à déplacer ses masses de 3 tonnes uniquement grâce à des barres de levier , chaque mouvement s’effectuant de façon quasi-chirurgicale.  Nick travaille toujours avec des matèriaux naturels comme la pierre, le sable , l’eau ou le verre ; cette fois-ci , ses pierres de granit proviennent de Bruxelles  . Il est diplômé en 2011 à l’Académie de théâtre de Maastricht. Parmi les autres prix, Steur a remporté le «Laureate young theater» au festival TAZ en Belgique et le «Scotsman Fringe First» pour la meilleure nouvelle création au Edinburgh Fringe au Royaume-Uni. Nick Steur posera ses pierres à Marseille Vieux-Port du 26 au 30 septembre . NICK STEUR

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Requiem pour ” L” Alain Platel et Fabrizio Cassol réinterprètent l’art de mourir

Voici la pièce sombre et austère librement adaptée du requiem de Mozart :  “Requiem pour L “ du metteur en scène belge Alain Platel ( né en 1959 à Gand ) est présenté sur la grande scène du Théâtre de Bâle. Douze ans après le succès de sa compagnie ‘les ballets C de la B  avec “vsprs”  (  Les Vêpres de la vierge” musique sacrée de Monteverdi remixée façon tzigane baroque) , il revient à Bâle avec le compositeur Fabrizio Cassol – pour  une réinterprétation unique du Requiem de Mozart. Le leitmotiv du chorégraphe flamand est d’abolir avec conviction les frontières entre les genres et les hiérarchies artistiques , ce dont il fait à nouveau la démonstration avec  Requiem pour ” L “.

AlainPlatel requiem pour L Theaterfestival Basel ©chris_van_der_burght
AlainPlatel requiem pour L Theaterfestival Basel © Chris van der burght

Un décor qui rappelle furieusement le mémorial juif de Berlin avec sa série de blocs sombres disposés au sol autour desquels une quinzaine de musiciens accompagnent l’agonie d’une femme, L ,  dont la video est projetée en arrière fond en noir et blanc tout au long de la représentation et qui donne une impression de mort assistée .Quel dommage que  l’image soit si pesante et dérangeante car elle parasite entièrement la composition de Fabrizio Cassol , pourtant d’une folle originalité , un arrangement étonnant mixant l’opéra et des musiques du monde , jouées , chantées , dansées  par un ensemble de  musiciens du Congo, d’Afrique du Sud, du Brésil et d’Europe  maniant l’accordeon , la batterie , la guitare ( double) le tuba….qui ressuscitent l’oeuvre posthume du maître ( Mozart n’a pas achevé son requiem pour faute de disparition inopportune, les trois quarts du Requiem ont été repris par ses élèves à la demande de sa veuve Constance ) . Le résultat est une masse moderne époustouflante pour les morts qui entre dans un dialogue intercontinental avec l’œuvre européenne. “Requiem pour L.” est une œuvre scénique contemporaine pour la mort.  Requiem pour ” L ” est un exercice dans l’Ars moriendi, l’art de mourir, sans lequel il n’y a pas d’art de vivre.

Alain Platel © Chris van der Burght
Alain Platel © Chris van der Burght

Alain Platel débute sa formation en arts scéniques par l’apprentissage du mime à l’âge de 11 ans à l’école de mime de Marcel Hoste, puis s’inscrit plus tard dans une école de ballet. C’est en 1980 qu’il commence à créer ses propres chorégraphies qui mélangent différents arts comme la danse, le théâtre, la musique ou encore le cirque.  En 1984, il fonde à Gand Les Ballets C de la B (pour Les Ballets contemporains de la Belgique). Alain Platel s’est temporairement retiré du monde de la création scénique en 2003, laissant aux danseurs de sa compagnie le soin de créer leurs propres spectacles. Durant cette période, il s’est dédié à un cours de langue des signes, une langue qui selon lui «ne permet pas de mentir, dont les pratiquants sont tellement entraînés qu’ils voient derrière votre façade ». En 2006, il retrouve sa compagnie et crée de nouveaux spectacles. Il s’est installé en 2009 avec Les Ballets C de la B dans un nouveau bâtiment à Gand. En 2010, il présente Gardenia, une œuvre théâtrale dansée lors du Festival d’Avignon qui fut considérée comme l’« une des vraies réussites » de l’édition.

Avec son œuvreMonument 0 – Haunted by Wars (1913-2013)” , la chorégraphe hongroise  Eszter Salamon  nous plonge dans l’obscurité pour mieux nous révéler l’horreur que suscitent les conflits armés  dans le monde . Les personnages , hommes et femmes , qui surgissent ainsi des ténèbres dans un silence pesant,  costumés tels des zombies terrifiants semblent engager le public à choisir son camps ; la violence monte en puissance scandée par des sons tribaux qui accompagnent cette danse des morts . La référence historique  d’Eszter Salamon est un survol de tous les colonialismes subits par les peuples d’Afrique et d’Asie par l’Occident ce dernier siècle, les danseurs évoluent d’ailleurs à la fin au milieu de dizaines de panneaux indicateurs datés . Eszter Salamon vit et travaille entre Paris et Berlin . Depuis 2001, elle créée ses propres pièces.

THeaterfestival Basel 2018 EszterSalamon ©Ursula Kaufmann
THeaterfestival Basel 2018 EszterSalamon ©Ursula Kaufmann


Son travail est régulièrement présenté en Europe et en Asie, dans divers réseaux. En tant que danseuse, elle a collaboré avec des chorégraphes tels que Sidonie Rochon, Mathilde Monnier et François Verret. Salamon est également assistante pour la mise en scène de l’opéra “Theater der Wiederholungen” de Bernhard Lang . Eszter Salamon

“Somewhere at the beginning” Conte d’Afrique autobiographique de et avec Germaine Acogny

Theaterfestival Basel 2018 Germaine Acogny Somewhere at the beginning ©VB
Theaterfestival Basel 2018 Germaine Acogny Somewhere at the beginning ©VB

Avec le puissant solo “Somewhere at the beginning”, l’artiste sénégalaise de 74 ans. Germaine Acogny jette un regard profond sur l’histoire de sa famille au Schauspielhaus et invoque le colonialisme africain de l’Europe. Le public fait connaissance de sa grand-mère Aloopho, connue comme la prêtresse animiste qui occupait une position de pouvoir dans le village, et partage les souvenirs du père d’Acogny, fonctionnaire de l’administration coloniale française à Dakar.

Parfois , conte ne signifie pas histoire légère qui se termine bien ; parfois , raconter sa vie est difficile parce que cette vie est semée de regrets , de contraintes , de tout un tas de choses qui empêchent de tourner en rond . Germaine Acogny raconte : mon père Togoun Servais Acogny  qui était fonctionnaire colonial du Sénégal, avait écrit des textes à propos de ma grand-mère Aloopho  ; il m’a transmis ainsi l’histoire de ma famille , une histoire schizophrenique entre tradition et colonialisme ! Germaine raconte une identité , l’identité africaine , la sienne , avec poésie , tantôt en douceur , tantôt brutalement , le spectacle”Somewhere at the beginning” est  un vibrant hommage  à ses ancêtres , peut-être la meilleure façon de panser ses blessures .

Germaine Acogny a installé un dialogue entre l’Occident et l’Afrique grâce à la danse : en 1968 , elle a crée à Dakar un studio de danse. Entre 1977 et 1982, elle dirige Mudra Afrique, créé par Maurice Béjart et le président Léopold Sédar Senghor à Dakar. En 1980, elle publie son livre La Danse africaine, édité en trois langues. Après la fermeture de Mudra Afrique, elle près de Toulouse, puis elle s’installe à Bruxelles avec la compagnie de Maurice Béjart et organise des stages internationaux de danse africaine qui remportent un franc succès auprès du public européen. En 1985, elle fonde avec son mari Helmut Vogt le « studio-école ballet-théâtre du 3e monde » à Toulouse.

En 1995, elle décide de retourner au Sénégal et, en 1998, crée l’association Jant-Bi / l’École des Sables. En 1997, elle est nommée directrice artistique de la section danse d’Afrique en Création à Paris et des Rencontres chorégraphiques de danse africaine contemporaine, fonction qu’elle assume jusqu’en septembre 2000. Elle inaugure au Sénégal en 2004 un centre international de danses traditionnelles et contemporaines d’Afrique nommé « École des sables ».

Après la représentation du spectacle de Germaine Acogny , une discussion  est proposée au public . Participants : Sandro Lunin , successeur de Carena Schlewitt à la Kaserne de Bâle, Germaine Acogny , Mikaël Serre et Helmuth Vogt , époux de Germaine et co -créateur de l’Ecole des Sables, la plus grande école de danse africaine d’Afrique. A la remarque de Sandro Lunin sur les talents d’actrice de  Germaine Acogny , celle-ci raconte qu’au Benin ou au Sénégal , les Griots savaient tout faire , raconter de toutes les façons possibles ; c’est cette notion qui l’a amenée à imaginer un théâtre complet basé sur la danse . Pour la mise en scène , elle fait appel à Mikaël Serre , metteur en scène, acteur et traducteur franco-allemand dont elle connait le travail . Celui-ci ne connaissait pas l’Afrique mais l’idée de Germaine avec “Somewhere at the beginning”  lui évoque très vite l’histoire de Médée . C’est le début de son engagement avec la chorégraphe

Germaine Acogny est chevalier de l’ordre du Mérite et officier de l’ordre des Arts et des Lettres de la République française et chevalier de l’ordre national du Lion du Sénégal.

ORLANDO ou l’ambivalence . Chronologiquement , Orlando est d’abord un roman écrit par Virginia Woolf en 1928 , une simple farce , une récréation d’écrivain, selon ses propres dires . L’inoubliable auteure de Mrs Dalloway , y présentait la biographie imaginaire , parfois parodique , d’Orlando jeune noble anglais aux allures androgynes , si indécis sur son identité sexuelle qu’il finit par se réveiller femme une première fois la trentaine bien dépassée .  Le temps n’a d’ailleurs aucune importance puisqu’Orlando traverse 4 siècles sans prendre une ride ou presque, le veinard !   Chez Woolf , Orlando écrit ; chez Nino Laisné , Orlando/ François Chaignaud chante et danse ou plutôt , accomplit une prouesse artistique grandiose proche de la performance athlétique.

François Chaignaud Nino Laisné Ornado Theaterfestival Bâle 2018©VB
François Chaignaud Nino Laisné Ornado Theaterfestival Bâle 2018©VB

Autant le dire , on est saisi . Quatre musiciens se partagent la scène pour préparer musicalement l’entrée du soldat Orlando . Jean-Baptiste Henry au bandonéon , Robin Pharo à la Viole de Gambe , Pablo Zapico à la guitare baroque et au Théorbe et Pere Olivé aux percussions traditionnelles ( et castagnettes )  composent ce quatuor parfait virtuose de la musique ancienne destiné à rendre hommage simultanément à la Renaissance espagnole et au baroque . François Chaignaud  s’approprie la scène après chacune de ses sorties , comme pour marquer les changements d’époque du récit originel,  tantôt juché sur des échasses enveloppé d’un châle à motifs hispanisants  , tantôt sur les pointes pour finir sur des talons vertigineux à forme convexe ( je vous déconseille d’essayer ! ) . Orlando pratique ainsi une série de métamorphoses testant l’équilibre du danseur accrobate qui endosse successivement les habits de la Doncella Guerrera partie à la guerre sous les traîts d’un jeune homme , puis d’un archange nommé San Miguel , référence au poète Garcia Lorca, pour finir sous les jupes de Tarara la gitane andalouse . Le jeu chorégraphique de François Chaignaud est à la fois langoureux et prompt aux changements de rythme soudain , c’est ce qui tient en haleine mais , sans doute  aussi  et surtout, la flamboyance de l’interprète servant de masque à l’ infinie douceur que l’on a pu lire sur le visage d’Orlando circulant entre les rangs dans le public en quête de quelque sentiment en partage ou d’adhésion à un spectacle oscillant sans cesse entre délicatesse et sauvagerie , masculin /féminin , passé /présent , joie/ tristesse.

Orlando François Chaignaud Nino Laisné Orlando Theaterfestival Bâle 2018 ©VB
Orlando François Chaignaud Nino Laisné Orlando Theaterfestival Bâle 2018 ©VB

Les tensions politiques et sociales actuelles se reflètent également dans le programme du festival dans ” Imitation de la vie” par Kornél Mundruczó et dans la satire satirique et le théâtre documentaire “Hungarian Acacia” de Kristóf Kelemen & Bence György Pálinkás, nous plongeons dans l’univers de l’art et de la culture hongroise et la réalité de la société hongroise. La performeuse Agnés Mateus s’exprime  dans “Rebota rebota y en tu cara explota” sur la violence contre les femmes en Espagne et le Mexicain Gabino Rodriguez et sa compagnie Lagartijas Tiradas al sol nous parle avec  “Tijuana” du travail et des loisirs dans l’entreprise et des conditions de vie dans la ville mexicaine à la frontière avec les Etats-Unis. La pièce “£¥€€$” de  la Compagnie  Belge Ontroerend Goed aborde l’économie mondiale d’une nouvelle manière : c’est  le public qui représente le système bancaire – rarement un krach boursier n’a été interprété de façon si ludique!

 Le festival traîte de la collusion argent / guerre orchestrée en occident lors des conflits  .La pièce de théâtre “Campo Minado / Minefield” de Lola Arias en rapporte six. Des anciens combattants sur scène : ils nous parlent de la guerre des Malouines et de leur expérience personnelle avec une sincérité touchante. Une perspective complètement nouvelle.
Le théâtre ludique pour enfants de Jetse Batelaan et son théâtre Artemis aborde aussi la question de la guerre vue côté  enfants dans “Oorlog 6+ / War from 6” , un spectacle burlesque absurde .

Pour la première fois, le Festival de Théâtre de Bâle est également présent au Laufental et au Frenkental. C’est un camion qui se rendra dans les écoles primaires de Duggingen, Zwingen, Anwil et Hölstein pour présenter aux enfants le spectacle du Nouveau Cirque”Pakman” du groupe Post uit Hessdalen . Dans la performance “In Many Hands” de Kate McIntosh et l’installation “Voicing Pieces” de Begüm Erciyas le public fera l’expérience d’un théâtre pour les mains et les oreilles. Des mondes complexes s’ouvrent à nos sens . “Garden State” du groupe d’artistes MAMAZA dans le gymnase Klingental est une installation à vocation interactive . Le jardin sauvage est créé avec l’aide de 300 plantes d’appartements bâlois, le public y bénéficie de concerts gratuits, de conférences, peut participer à des ateliers et des visites guidées – et vous pourrez même passer la nuit dans le jardin de plantes en pot de Bâle. Réservations au jour le jour sont disponibles sur gardenstate@gmx.ch.

Festival de Theâtre de Bâle MAMAZA© mamaza
MAMAZA© mamaza

Notre traitement de la technologie, de l’Internet et de l’environnement numérique se reflète dans deux œuvres de Grèce et de  France.

Le groupe d’artistes français (LA)HORDE se déplace entre danse et  performance. Analyser les mutations de la danse à l’ère d’Internet, en dehors des théâtres et sans frontières, sur les réseaux sociaux et Youtube, c’est la mission que s’est donnée le collectif La Horde. Dans “TO DA BONE”,  ils sont une quinzaine qui débarquent sur scène rappelant une formation militaire , engagés dans une chorégraphie furieuse , les visages sont fermés . Les danseurs ont appris les pas ou plutôt les sauts parfois dans leur chambre en une volonté visible de défoulement ; ça s’appelle Jump-Style , une danse urbaine façon prouesse sportive à 100 à l’heure proposé par le collectif La Horde. A 150 battements par minute, la compagnie forme une communauté naviguant entre le monde numérique et le monde réel.

LA HORDE Theaterfestival Basel 2018 © Laurent Philippe
LA HORDE Theaterfestival Basel 2018 © Laurent Philippe

La chorégraphe grecque Kat Válastur a créé “Rasp Your Soul “ solo pour  le performer Enrico Ticconi,  des images fixes et des séquences stroboscopiques de mouvements qui transforment son corps en une créature caméléon entre l’homme et la machine.

Informations générales, faits et chiffres

Le Theaterfestival Basel est organisé par le Verein Theaterfestival Basel. Au conseil d’administration : Jordy Haderek (Président), Thomas Gelzer (Vice-Président), Florence Brenzikofer, Pascale Meyer, Andreas
Wenger et Roland Wetzel.

Le Theaterfestival Basel a lieu pour la première fois sous la direction artistique de Tobias Brenk, Niklaus Bein reprend la dramaturgie du programme et Thomas Keller en dirige la mise en oeuvre. Les compagnies de théâtre et de danse se produisent dans les lieux suivants :

Kaserne de Bâle, le ROXY Birsfelden, Jungtheater Basel , Théâtre Bâle (Grande Scène, Théâtre et Petite Scène),  Klingental Gymnasium, Neuestheater à Dornach et dans l’agglomération bâloise.

Le budget de la biennale est d’environ 1,4 million de francs, avec les deux fonds Swisslos Bâle-Ville et Bâle-Campagne qui apporteront une contribution totale de CHF 850 000. De plus, le
le Festival de théâtre de Bâle avec plus de CHF 500 000 se compose de fonds de fondation, de sponsors, de dons en nature, de revenus et de dons en nature.
Les contributions propres des maisons comprennent les 7 500 billets qui seront en vente cette année au Festival de théâtre de Bâle.

Les propositions artistiques  de Nick Steur, la fête du festival avec “Copy&Dance” et le “Garden State” de MAMAZA sont gratuites.

THEATERFESTIVAL BASEL TICKETS 

KASERNE BÂLE

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