Festival du Film Français d’Helvétie Focus

Agnes Jaoui FFFH 2018 ©VB

 Le Festival du Film Français d’Helvétie 2018 a attiré 17000 passionnés

Ce qu’on a aimé un peu , beaucoup , à la folie, pas du tout : tour d’horizon en toute subjectivité

*****Place publique d’Agnes Jaoui avec Jean-Pierre Bacri , Lea Drucker , Helena Noguera…

Agnes Jaoui Festival du film Français d'Helvétie 2018 Photo VB
Agnes Jaoui FFFH 2018 ©VB

 Mourir la belle affaire Mais vieillir… ô vieillir !

Ne nous y trompons pas , Place publique , le dernier scénario des Jaoui-Bacri , est drôle , réjouissant, jubilatoire . Sauf que tous les snobismes  filmés à merveille semblent être un cache-misère à ce désastre annoncé qui a juste le mérite d’être égalitaire : la vieillesse . En guise d’introduction ,  une sorte de tableau plutôt sympa est dressé en même temps que le somptueux buffet installé dans le parc de  la propriété de la productrice Nathalie/ Lea Drucker à …seulement 35 minutes de Paris ; Castro/ Jean-Pierre Bacri , la vedette télévisuelle en perdition -mais- qui- ne- le -sait -pas-encore  et ses lunettes noires vissées sur le nez pour être sur qu’on l’identifiera comme la vraie star de la soirée , la productrice qui virevolte , portable scotché à l’oreille , tout le monde s’embrasse on- ne- sait- jamais-ça-peut-servir etc etc . Tout un petit monde qui se reconnaît se retrouve dans ce lieu très chic bien décidé à s’auto-célébrer même si le paysan voisin armé d’une carabine menace de mettre fin à la fête à sa façon .

On chante , on danse : Sarah Vaughan , Jacques Prevert , Claude François , Baschung, Zebda , Keny  Arkana , Agnes Jaoui…

La musique : elle est omniprésente et c’est normal car Agnès Jaoui connaît la chanson . Elle retrouve ici le compositeur d’opéras argentin Fernando Fiszbein déja présent sur la BO d’ “Au bout du conte” (2013) . C’est d’ailleurs Le Quintet Oficial, le groupe qu’Agnès Jaoui a formé avec Fernando Fiszbein, qui anime la bande-son de cette joyeuse garden-party made in Faux-Cul Land .

Les réseaux : bienvenue dans notre décennie .  La Rage qui suit la Girl d’Ipanema , rap sauvage craché par la jeune Keny Arkana fait presque 6 millions de vues sur Youtube et l‘idole des enfants qui vole la vedette au roi de la fête même en dansant sur Claude François, n’est autre que le Youtubeur à succès, Mister V inconnu des plus de 20 ans  mais rappeur à 2 millions de vues , icône d’internet pour la jeune génération . Agnès Jaoui soigne ses rôles secondaires , mention spéciale pour Samantha / Sarah Suco , d’une spontanéité désarmante totalement désopilante .

Les petites surprises d’Agnès ou gardons-nous des préjugés : Pavel / Miglen Mirtchev , l’amoureux de Nathalie / Lea Drucker , est vraiment amoureux . C’est-à-dire que bien qu’on ne comprenne que 2 mots sur 12 , il lance sa déclaration sur…la place publique ; la belle Vanessa/ Helena Noguerra  ne couche pas avec l’acteur belâtre ; après avoir réglé ses comptes lâchement avec ses parents par papier interposé, la fille Nina file avec Manu/Kévin Azaïs le chauffeur , un gars victime de son honnêteté ; le copain d’enfance Jean-Paul / Frederic Pierrot a l’air d’en pincer pour Hélène mais non finalement ; Castro est super fâché essentiellement à cause du postiche qui lui semble l’élément le plus privé de sa vie . Hélène est la seule personne vraiment mobilisée par sa générosité mais comme sa protégée n’est pas connue ou ne couche avec quelqu’un de connu , elle n’intéresse personne . Vincent / Eric Viellard , le compagnon d’Hélène qui a pourtant l’air d’un gars bien au départ , est bloqué sur un seul sujet qui lui sert de critère unique : et vous , c’est quoi votre voiture ? ça sent le vécu !

Merci à Agnes Jaoui pour ce film joyeux au casting impeccable.

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****En liberté de Pierre Salvadori avec Adèle Haenel , Pio Marmai, Audrey Tautou, Vincent Elbaz , Damien Bonnard, Jackee Toto

Adele Haenel FFFH 2018©VB
Adele Haenel FFFH 2018©VB
Pierre Salvadori FFFH 2018 ©VB
Pierre Salvadori FFFH 2018 ©VB

Pierre Salvadori s’inscrit bien dans  la veine d’un Claude Zidi  , grand amateur d’histoires truculentes de flics nauséabonds , on se souvient avec délectation de Coluche et Depardieu dans Inspecteur la Bavure ou du tandem inoubliable Noiret-Lhermitte dans la saga des Ripoux. Ici, le Pourri , c’est Jean Santi / Vincent Elbaz qui perd de sa superbe – et ses dents –  au  rythme des histoires rectificatives que  raconte sa veuve Yvonne / Adèle Haenel à leurs enfants . On rit du début à la fin . Pio Marmai en latex , peu plausible mais possible . Antoine est la victime de Santi  , huit ans de prison pour un innocent , c’est trop ! Le gars perd un peu la boule quand il sort , il soliloque , frappe – violemment – tout ce qui lui fait ombrage mais obéit sans broncher à Agnès/ Audrey Tautou même quand celle-ci lui demande de rejouer la scène des retrouvailles pour la nième fois. Jubilatoire , hilarant !

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****Nos batailles de Guillaume Senez avec Romain Duris , Laetitia Dosch , Laure Calamy , Lucie Debay

Guillaume Senez FFFH 2018 ©VB
Guillaume Senez FFFH 2018 ©VB

Olivier / Romain Duris :  un mec bien qui se lève tôt pour partir au boulot , contremaître dans une boîte qui ressemble furieusement à une certaine Amazon, tout le monde y circule à toute vitesse pour classer un tas de trucs à l’utilité douteuse . Olivier  s’intéresse à ses collègues pour lesquels il cherche toujours sincèrement des solutions . Evidemment , ses journées sont longues et ne lui laissent aucune chance de prévoir le départ de sa femme Laura / Lucie Debay  . Il lui faut brutalement  prendre en considération l’ éducation des enfants,  Elliott et Rose ( magnifiques )  , apprendre à présenter le bon paquet de céreales , trouver le pull Koala , raconter des histoires le soir. Sa bataille , c’est retrouver une forme d’équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie de famille car Laura ne reviendra pas.

Deux éléments éclairants à propos de Guillaume Senez  : ” tous mes films parlent de moi ” et ” Je ne donne jamais les dialogues à mes acteurs , pour préserver la spontanéité de leur jeu .”

Bien que le sujet prête peu à la légèreté , les personnages qui gravitent autour du père continuent d’afficher un sourire plus ou moins  naturel . Les femmes en particulier , Betty/ Laetitia Dosch la tante  , reste drôle , joyeuse , chaleureuse ; tout comme Claire/ Laure Calamy , la collègue qui en pince pour Olivier . Tout le monde oublie provisoirement ses propres  blessures pour soutenir le frère , l’ami , le collègue . Et ça marche ! Parce que les uns les autres lui reconnaissent des qualités humaines remarquables , à tel point qu’on lui propose simultanément de devenir DRH ou chef syndicaliste .

Nous-mêmes , spectateurs , ressentons plutôt de l’empathie pour ce père  à qui l’on ne peut finalement reprocher que sa maladresse , mais qui , au fil du temps , s’adapte à la situation , accepte la thérapie familiale en même temps que  l’absence durable de sa femme même s’il ne la comprend pas vraiment .

Comme chez Brizé , Senez décrit un univers professionnel implacable à l’exact opposé de ce que sont les hommes et les femmes qui y travaillent et essaient d’y trouver une respiration , un coeur qui bat qui aurait quelque chose à faire avec l’humanité . Bonne chance !

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Thomas Lilti : une mise au point sur la Première Année

***Première année : film présenté en ouverture du Festival du Film Français d’Helvétie

Indubitablement Thomas Lilti sait de quoi il parle . Médecin lui-même , il aborde cette fois-ci avec Première Année, le chemin de croix des étudiants inscrits au concours d’entrée à la fac de médecine , une année en vase clos interdite à toute forme de distraction  . Les plus fragiles ne résisteront pas. Bienvenue dans l’arène.

Rencontre avec Thomas Lilti , réalisateur de Première Année

Thomas Lilti Festival du Film Français d'Helvétie 2018 Photo VB
Thomas Lilti FFFH 2018 ©VB

VB : Hippocrate , Médecin de Campagne , Premiere Année : vous voulez redorer le blason du médecin ?

TL : oui , c’est un peu ça . J’ai beaucoup d’affection pour le monde médical et l’ensemble des personnes qui se vouent aux autres , tous les soignants ; l’empathie est une vertu dont on doit parler davantage et je voulais montrer que la façon dont on malmène les jeunes étudiants la première année , celle du concours,  la violence de cette situation de compétition  peut aboutir parfois à des abandons ou des situations très difficiles . Il faudrait essayer de retrouver un peu de sérénité et de bienveillance. Le danger est de fabriquer les médecins que l’on mérite , c’est-à-dire , qui suscitent davantage de défiance que de confiance car ils ne sont pas formés pour devenir de grands humanistes. Le père de Benjamin dans mon film en est un produit typique.

VB :  Vincent Lacoste était déja présent dans Hippocrate ainsi que Mariane Denicourt ; y-aurait-il une bande à Lilti à l’image de Guediguian , Resnais ou d’autres ?

TL : oui , j’aime l’idée d’acteurs que je retrouve comme Vincent que j’aimerais suivre pour de prochains films ; idem pour William Lebghil que j’ai choisi pour la bienveillance qu’il dégage  après que Vincent me l’ait présenté ; tous les rôles secondaires sont aussi attribués à des acteurs qui reviennent film après film .

VB : justement , parmi ces rôles , la jeune chinoise qui apporte de bons petits plats à Benjamin apparaît comme une sorte de fée consolatrice .

TL : oui , c’est un personnage onirique qui traduit aussi le besoin d’évasion de Benjamin

VB : les parents n’ont pas le bon rôle , ils ne comprennent rien . Ceux d’Antoine lui proposent d’aller se reposer pendant que le père de Benjamin l’invite à une séance chirurgicale pour lui faire plaisir , alors qu’il en est plutôt dégouté.

TL : pas du tout . Les parents font ce qu’ils peuvent, ils sont démunis . Pour ceux d’Antoine , lorsqu’ils perçoivent le degré de fragilité de leur fils , qu’il devienne ou non médecin leur importe peu , ils veulent juste le sauver . Le père de Benjamin n’est pas sur le même plan , il finit par developper une jalousie vis-à vis de ce fils qui s’est pourtant engagé dans cette épreuve avec le seul désir de lui plaire .

VB : Benjamin et Antoine utilisent des trucs pour tenir sur la longueur . Le massage de la carotide est réel ?

TL : oui , tout est vrai ; accrocher des post-it partout , manger n’importe quoi n’importe quand , manquer cruellement de sommeil…

VB : avez-vous choisi Vincent Lacoste pour son jeu ambivalent ? Un garçon drôle et sympathique à un moment qui peut virer en cynique impassible l’instant d’après comme pour son rôle dans Lolo aux côtés de Julie Delpy ?

TL : oui , on peut le voir comme ça . Dans Première Année , tout n’est pas noir , la compétition ne fait pas toujours obstacle à la solidarité et la loyauté en matière d’amitié existe comme le montre le geste de Benjamin à la fin ( nda: on ne vous le raconte pas par bonté d’âme ).

VB : vous faîtes preuve d’une telle précision dans les chiffres qu’on aurait bien pu imaginer un documentaire . Peut-être autour du thème des statistiques de reçus au concours d’entrée en médecine : combien parmi ces étudiants alignés comme des sardines dans leurs boites penchés sur leur feuille blanche seront reçus , combien seront un jour médecins ? Mais un documentaire aurait été peut-être froid et peu émouvant.

TL : documentaire ne veut pas dire systématiquement sans émotion  . C’est une idée fausse et de toute façon , je souhaitais faire une fiction  . Même si j’ai construit le film en y associant mes propres souvenirs et le fruit d’une série de rencontres qui tiennent davantage d’un travail de reportage journalistique.

VB : pour traîter les affres de l’étudiant de concours , vous avez pris le parti de ne pas en rire , est-la raison pour laquelle vous n’avez pas abordé le sujet du bizutage ?

TL : ce n’était pas mon propos ( nda : réponse édulcorée , le réalisateur n’a pas du tout apprécié la question)

VB : votre prochain sujet concernera-t-il à nouveau le milieu médical ?

TL : non , pas du tout , mais je n’ai aucune intention de vous révéler l’idée de mon prochain film.

Sujet de reflexion suscité par le film de Thomas Lilti  :

D’après l’article de l’Obs du 5 septembre 2018 R. F. (avec AFP) : suppression du Numerus Clausus et du concours de première année.

Le gouvernement veut supprimer le numerus clausus et le concours de première année de médecine . En 2017,  seulement 8.200 sur de 60.000 candidats ont été reçus en deuxième année de médecine ,soit à peine 15% des participants. La conséquence est le manque de médecins qui justifie le recours à des médecins étrangers . Il faudra attendre 10 ans pour  la mise en place de la réforme aboutisse .

Programme de substitution envisagé par  le Premier ministre Edouard Philippe :

Le  numerus apertus’, chaque université  pourrait  former autant de médecins qu’elle le souhaite . Une seconde possibilité serait de décaler le concours en 3ème année  en permettant aux recalés de troisième année de se diriger vers d’autres débouchés dans les métiers de la santé. Une expérimentation existe  d’ores et deja dans 5 universités .

L’objectif  est de lutter contre le gâchis humain, financier, social que représente cette première année de PACES pour une majorité d’étudiants .Jusqu’à maintenant, 80% des étudiants en médecine redoublaient leur première année. 

 Hippocrate la série sera sur Canal+ dès Novembre 2018 avec Louise Bourgoin, Alice Belaïdi, Geraldine Nakache

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**En guerre  de Stephane Brizé avec Vincent Lindon : Ô rage Ô désespoir !

Stephane Brizé Festival du Film Français d'Helvétie 2018 Photo VB
Stephane Brizé FFFH 2018 ©VB

Après La Loi du Marché , Stephane Brizé retrouve Vincent Lindon pour ce rôle de syndicaliste déterminé à gagner son combat  contre la multinationale qui l’emploie . Malgré les  sacrifices financiers des salariés et un bénéfice record de leur entreprise, la direction de l’usine Perrin Industrie décide néanmoins la fermeture totale du site.  Les 1100 salariés, emmenés par Amédéo, refusent cette décision brutale et vont tout tenter pour sauver leur emploi . Le mot fin aurait pu être assorti du chant de l’Internationale ouvrière puisque ce sera pour Amedeo la lutte finale .

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**Amin de Philippe Faucon avec Emmanuelle Devos et Mustapha Mbengue

Les hommes partent , les femmes et les enfants restent

Mustapha Mbengue FFFH 2018 ©VB
Mustapha Mbengue FFFH 2018 ©VB
Philippe Faucon FFFH 2018©VB
Philippe Faucon FFFH 2018©VB

Philippe Faucon raconte le quotidien d’Amin , père de famille au Sénégal qui , comme ses congénères laisse femme et enfants pour gagner sa vie en France . La trame est simple : Amin/ Mustapha Mbengue travaille sur les chantiers , prend son casse-croûte , dort puis recommence le lendemain . Chaque semaine , il envoie la plus grosse partie du fruit de son labeur chez lui , au Sénégal . Régulièrement , il y retrouve les siens  , Aïcha et ses trois enfants et un peu de joie . Comme sur son chemin , il croise la route de Gabrielle/ Emmanuelle Devos , une femme chez qui il travaille ,  très disponible voire désoeuvrée – une incongruité pour une infirmière – , Amin partage la couche de la dame , sans grand enthousiasme au début semble-t-il puis une réelle bonne volonté par la suite motivée par le désir de lier deux solitudes ( – + – = + ? ). Cette partie romanesque du film  très présente voire envahissante n’a pas grand chose à faire avec la réalité que cherche à décrire Philippe Faucon, mais les retours au pays remettent les pendules à l’heure . Amin est un peu la star lorsqu’il revient car l’argent qu’il envoie permet de faire vivre toute la famille à l’instar des gars du village partis comme lui en Europe , une Fata Morgana perçue comme un Eldorado généreux et facile comparé à l’Afrique pauvre et démunie .

Philippe Faucon a reçu le César du meilleur film et de la meilleure adaptation pour Fatima (2015)

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**Le Vent Tourne de Bettina Oberli avec  Melanie Thierry , Pierre Deladonchamps

Mélanie Thierry FFFH 2018 ©VB
Mélanie Thierry FFFH 2018 ©VB

Au début , tout va bien . Ensuite , tout va mal . Au début , Pauline / Mélanie Thierry , jeune paysanne du Jura suisse qui sait tout faire – traire les vaches , fendre du bois à la hâche , chérir ses poules , manier la faux …- file un amour qui semble parfait avec Alex /Pierre Deladonchamps , écologiste radicalisé qui ne jure que par l’abattage de tout ce qui rappellerait l’habit du capital . Pauline et Alex sont écolos et généreux . Pour le prouver ,  ils reçoivent pour une année une jeune Ukrainienne de Tchernobyl venue se refaire une santé à la campagne . L’installation de l’éolienne dans le pré devant la ferme du couple devrait être l’aboutissement de leur idéologie commune. Elle signera au contraire le glas de leur union . Par amour , tout vole en éclat , en vrai : pour faire revenir l’ingénieur dont elle est tombée amoureuse , Pauline n’hésite pas à détruire le tableau électronique de l’éolienne. L’ingénieur revient pour poursuivre son histoire davantage motivée par le désir que par le sentiment de part et d’autre .

La nature que Bettina Oberli chérit tant , n’est pas toujours aimable dans le Vent Tourne , le brouillard , la pluie  annoncent un dénouement en demie-teinte , tout comme les soins que le couple apporte aux bêtes ne suffit pas à éloigner la maladie et son issue fatale  ( le scénario est strictement identique à celui que nous avions découvert dans le Petit Paysan , le virus de la vache folle tue avec la même cruauté indifférente ,  la vétérinaire a d’ailleurs le même lien de parenté dans les deux films ) . Vivre en harmonie avec la nature a un prix .

La réalisatrice Bettina Oberli s’est fait connaître avec des films comme « Vent du Nord », et avec « Les Mamies ne font pas dans la dentelle » elle a signé l’un des plus grands succès cinématographiques suisses des dernières décennies. Si chacun de ses films est très différent, il y a néanmoins un dénominateur commun dans son travail : la réalisatrice sonde avec justesse la nature humaine.

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COUPS DE COEUR :

I Feel Good de Benoît Delepine et Gustave Kervern avec Jean Dujardin , Yolande Moreau, Jean-Benoît Ugueux

Il fallait imaginer Jean Dujardin en peignoir et savates s’avancer sur l’autoroute façon imbécile lunaire décidé à faire du pognon , beaucoup de pognon , sans se fatiguer bien sur . Le gars a deux mille idées stupides à la minute et il s’en va de ce pas expliquer la chose à sa frangine Monique /Yolande Moreau qui occupe sa vie à aider ceux qui n’ont rien dans un village Emmaüs . La dernière idée de génie qui germe dans l’esprit malade de Jacques / Jean Dujardin, c’est , en français dans le texte : Rendre les petites gens beaux  ; voilà le prix du bonheur selon Jacques qui mettra une arnaque invraisemblable au point pour convaincre une poignée d’adeptes du bien-fondé de sa théorie fumeuse . Le retour de bâton sera douloureux mais salutaire .

Les Vieux Fourneaux De Christophe Duthuron Avec Pierre Richard, Eddy Mitchell, Roland Giraud , Alice Pol

Ils sont vieux , voire seniles , des vieux potes qui ont quelque chose à cacher . Pierrot, Mimile et Antoine, trois amis d’enfance de 70 balais, ont bien compris que vieillir était le seul moyen connu de ne pas mourir et ils sont bien déterminés à le faire avec style ! Leurs retrouvailles à l’occasion des obsèques de Lucette, la femme d’Antoine, sont de courte durée … Antoine tombe par hasard sur une lettre qui lui fait perdre la tête. Sans fournir aucune explication à ses amis, il part sur les chapeaux de roue depuis leur Tarn natal vers la Toscane. Pierrot, Mimile et Sophie, la petite fille d’Antoine enceinte jusqu’aux dents, se lancent alors à sa poursuite pour l’empêcher de commettre un crime passionnel… 50 ans plus tard !

Les Courts-Metrages du FFFH

Le FFFH a décerné  le Prix découverte Bonhôte (CHF 3’000.00) au court-métrage Laissez-moi danser de Valérie Leroy sur la scène du REX 1.

Camille Le Gall FFFH 2018©VB
Camille Le Gall FFFH 2018 Laissez-moi danser ©VB

Un nouveau départ de Michaël Zazoun (France) : une histoire de vengeance diabolique ; on est tout près d’Edgar Alan Poe
Venerman de Tatiana Vialle & Swann Arlaud (France)
Dix minutes pas plus de Antoine de Bujadoux (France)
la parcelle de Michaël Guerraz (France, Belgique)
Laissez-moi danser de Valérie Leroy (France) – lauréat
L’affaire du siècle de Victoria Musiedlak (France)

FFFH

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