14 ème Zürich Film Festival Focus

Zurich Film Festival 2018 ©VB

LE ZFF EN UN COUP D’ŒIL : Le 14 ème Zurich Film Festival est né en octobre 2005 . En 2017, il a accueilli plus de 98’000 spectateurs et attiré quelque 600 réalisateurs accrédités ainsi que plus de 600 représentants des médias venus du monde entier. Le Zurich Film Festival se veut une plateforme destinée aux nouveaux cinéastes prometteurs du monde entier. Il s’est fixé pour objectif d’encourager l’échange entre les cinéastes confirmés, les réalisateurs d’avenir, l’industrie du film et le public.

Dans le cadre de 3 compétitions internationales, de nouveaux réalisateurs concourent pour remporter l’Œil d’or. Le ZFF présente en outre, hors compétition, les films les plus attendus de l’année dans les sections «Premières Gala», «Special Screenings» et «Border Lines». Quant à la section «Nouveaux Horizons», le ZFF braque ses projecteurs sur les créations actuelles d’une région en plein essor. Les programmes cadre comme la «Zurich Master Class», le «Zurich Summit» fait du ZFF l’une des plateformes de réseautage les plus significatives dans l’univers germanophone du cinéma.

Le 14ème Zürich Film Festival : des surprises, des cadeaux

Sisters Brothers Western baguette : la perle de Jacques Audiard – Premieres Gala

John Reilly the-sisters-brothers-©ZFF
John Reilly the-sisters-brothers-©ZFF

Après regarde les hommes tomber  et de battre mon coeur s’est arrêté ,  Le Prophète , Dheepan , De rouille et d’os , Jacques Audiard   s’attaque à un genre nouveau … pour lui ! Le Western , une prouesse commise avec la complicité de John Reilly et Joaquin Phoenix , deux affreux sans scrupule , surtout Charlie / Phoenix , cadet de Elie/ Reilly  , gentil reconverti dans la violence par solidarité pour son frère. Ils sont tueurs à gage à la solde d’un autre affreux en col blanc celui-là , le Commodore / Rutger Hauer ,  un gars prêt à tout une parcelle d’or en plus pendant que les gars à sa solde sont eux prêts à tout pour une poignée de dollars en plus . Nous sommes en Californie à l’époque de la ruée vers l’or vers 1850. Les décors qui évoquent si bien le Far-West sont pourtant installés en Espagne et en Roumanie , et vraiment , on s’y croirait notamment lors des scènes de cavalcade . Sans doute , le  budget de 30 millions d’€ a peut-être contribué à apporter de la véracité au film dont la fin  a tout de même  été tournée dans les décors qui ont servi à Sergio Leone à Almeria. So chic !

Les frères Sister filent au triple galop entre mode fuite et chasse , pistés par un tas de mecs qui leur en veulent mais toujours concentrés sur la cible . Cette fois-ci , la proie se nomme  Herman Kermit Warm /Riz Ahmed ,  un brave à l’air doux  que personne n’aura le coeur de livrer , pas même le rabatteur Morris /Jake Gyllenhal . Jacques Audiard adapte ici le roman éponyme du canadien Patrick deWitt .  C’est John Reilly qui avait proposé le projet à Jacques Audiard en 2012 , séduit pas cette histoire de fraternité incorruptible. Les plus grandes difficultés de tournage ont concerné en particulier  les chevaux . Il en fallait trois par acteur même si les comédiens savaient parfaitement monter à cheval .  L’acteur américain mâle sait tirer au revolver, donner des coups de poing, courir… relève Jacques Audiard.

La surprise : les frères , que l’on ne peut qualifier d’ennemi à aucun moment , aux antipodes tout au plus . Charlie le sauvage  qui tire à l’aveugle mais quelle importance , Eli le poete qui parle à l’oreille de son cheval même mort, ces deux-là finiront par se rejoindre quelque part en territoire humain , là où chasseurs et proies quittent leur peau respective . Une reussite totale !

Sir  de Rohena Gera  l’amour triomphe des castes , ça se passe à Mumbai – Premieres Gala

 Sir Rohena Gera Tillotama Shome ZFF 2018 ©VB
Sir Rohena Gera Tillotama Shome ZFF 2018 ©VB

Un film tout en douceur en forme de conte de fée qui se termine bien donc . Cependant la réalisatrice Rohena Gera nous laisse entrevoir la vraie vie des femmes dans un régime de castes que personne n’envisagerait de remettre en question tant il est ancré dans la tradition indienne. Dans la vibrante métropole de Mumbai, Ratna , jeune femme de la campagne est l’ employée de maison du riche fils d’entrepreneur Ashwin, mais elle rêve en fait de devenir un jour styliste de mode. Lorsque le mariage prévu d’Ashwin est soudain annulé, celui-ci sombre dans la mélancolie. Ratna lui apporte son soutien. Vivant sous le même toit, et sans échanger beaucoup de paroles, ces deux-là développent une confiance mutuelle qui se mue en amour sincère . Un film romantique puissant, qui va au-delà de tous les clichés de Bollywood.

Lion Histoire vraie : de Bombay à Calcutta , on reste en Inde pour suivre le sort d’un enfant sauvé de la misère par un couple d’australiens – Special Screenings-

Dev Patel Lion ©ZFF 2018
Dev Patel Lion ©ZFF 2018

Film de Garth Davis avec Dev Patel , Nicole Kidman  Rooney Mara, David Wenham . Luke Davies, d’après l’oeuvre de Saroo Brierley. Je voulais retrouver ma mère .

Lion , c’est le destin tout tracé de Saroo / Sunny Pawar Saroo enfant  , gamin d’un village du fin fond de l’Inde Ganesh Talai , occupé avec son frère Guddu à ramasser quelques morceaux de charbon tombés du train pour nourrir la famille . L’histoire prend aux tripes – difficile de ne pas remarquer les reniflements de mes voisins…et les miens – pour des raisons essentielles : la persévérance de Saroo  pour retrouver sa mère biologique et la paix du coeur et de l’âme force l’admiration . Recueilli par un couple d’une totale bienveillance , il lui faudra 20 ans pour enfin aboutir . L ‘histoire  miraculeuse de Saroo  , est aussi le prétexte pour le réalisateur Garth Davis , d’évoquer le sort des milliers d’enfants orphelins errant dans les grandes mégapoles indiennes , vendus au plus offrant . Voir l’article édifiant du Point ci-dessous.

Lire l’article du POINT Par Vanessa Dougnac, à Bombay  Publié le 27/07/2015 à 06:48 | Le Point.fr

Note : aujourd’hui , Saroo Brierley , de son vrai nom Sheru Munshi Khan , soutient l’orphelinat qui l’avait recueilli Nava Jeevan, près de Calcutta.

Le film de Garth Davis Lion a décroché  6  nominations aux Oscars .

Dogman  de  Matteo Garrone Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Alida Baldari Calabria, Nunzia Schiano, Adamo Dionisi  NOUVEAUX HORIZONS: ITALIE- 

Dogman Film de Matteo Garrone
Dogman Film de Matteo Garrone

La violence entraîne la violence qui entraîne la violence qui entraîne la violence et ainsi de suite . Il n’y a aucun arrangement possible.

À La Magliana, une banlieue de Rome désolée dans les tons vert de gris , coincée entre béton et bitume , Marcelo , brave gars  gringalet un peu mou , est occupé à toiletter les chiens du coin le jour et dealer de la cocaïne la nuit pour  financer ses vacances de plongée avec sa fille. Marcello est aimable et loyal envers tous les habitants du quartier, y compris Simoncino /Edoardo Pesce totalement méconnaissable , une  brute sanguinaire sans cerceau toxicomane – ça va de soi- qui terrorise tout le quartier. Simoncino  ne s’embarrasse pas de loyauté et  ça , Marcello finira par lui en vouloir au point d’en finir avec lui , ce qui , hélas . ne servira à rien . Dix ans après son film révolutionnaire GOMORRA, Matteo Garrone établit, dans DOGMAN, un bilan sans compromis de la société italienne. L’acteur principal, Marcelo Fonte, est une vraie découverte, dont la performance exceptionnelle a été récompensée à juste titre par le prix d’interprétation masculine à Cannes .

C’est ça l’amour de Claire Burger avec Bouli Lanners, Justine Lacroix, Sarah Henochsberg, Cécile Remy-Boutang – Compétition Internationale –

Claire Burger C'est ca l'amour' Photo Call 14th Zurich Film Festival©(Photo by Thomas Lohnes/Getty Images
Claire Burger  14th Zurich Film Festival (Photo by Thomas Lohnes/Getty Images)

Mario/ Bouli Lanners , c’est un peu Mario le malheureux : sa femme ne l’aime plus , sa fille cadette lui parle comme à un chien et au boulot on lui enjoint de laisser sa sensibilité au vestiaire ; bref , c’est pas la joie  ! Au début , le film pourrait plutôt  titrer C’est ça le désamour !  Mais à la fin , finalement , tout le monde revient à de bons sentiments , même sa femme qui ne va tout de même pas jusqu’à revenir , on est pas chez Disney . Quatre ans après PARTY GIRL, Claire Burger revient avec un drame familial riche en émotions. C’EST ÇA L’AMOUR raconte avec authenticité et sentiment la vie intérieure d’un petit microcosme familial sans envergure et assez peu convaincant , on reste un peu sur sa faim.

The Raft de Marcus Lindeen Etude comportementale en milieu confiné  – Compétition internationale du documentaire- 

Marcus Lindeen The raft ZFF 2018 ©VB
Marcus Lindeen The raft ZFF 2018 ©VB

L’agressivité se développe-t-elle chez l’humain de façon opportuniste ou bien en est-elle partie intégrante ? Plaçons une dizaine de personnes qui ne se connaissent pas sur un raffiot pendant 3 mois sans escale et sans assistance et…observons !  En 1973, des dizaines d’années avant l’arrivée de Big Brother et d’autres émissions de téléréalité similaires, l’anthropologue Santiago Genoves se lançait dans une expédition en mer aussi intrépide que contestée: accompagné par un groupe de participants des deux sexes, il entend traverser l’Atlantique en trois mois à bord d’un radeau pour observer le comportement d’agressivité de sa troupe haute en couleur. De la capitaine suédoise au prêtre angolais, en passant par le photographe japonais, il a ainsi constitué un groupe de tous bords, sorte de microcosme de notre monde. L’aventure devenue célèbre sous le nom d’«expédition Acali» et baptisée «radeau du sexe» par les médias a également fait des vagues à l’international. 43 ans plus tard, les membres de l’équipe encore vivants ( 4 ont disparu )  se retrouvent pour nous faire revivre, à l’aide d’archives fascinantes et de scènes de reconstitution touchantes, leur aventure sur la mer, sous la houlette du réalisateur Marcus Lindeen. Une introspection passionnante à l’issue de laquelle les participants interrogés sur le souvenir qui leur reste de l’épopée partagent leurs émotions entre rires et larmes motivés par des sentiments allant de la colère au chagrin en passant par une certaine nostalgie liée à l’idée que l’on peut se faire de l’expèrience unique . L’anthropologue Santiago Genoves souffrit beaucoup de l’interprétation réductrice des rapporteurs de l’époque ne considérant que l’aspect sexuel de l’expérimentation mais n’oublions pas que nous étions alors dans les années 70 , propices à toutes les formes de liberté nouvellement acquises .

La petite mort de Annie Gisler Projecteurs sur Suisse, Allemagne, Autriche / Compétition

Annie Gisler Maggie TapertZFF 2018 ©VB
Annie Gisler Maggie Tapert ZFF 2018 ©VB

Tout ce que nous aurions aimé savoir à propos de l’orgasme féminin sans jamais avoir osé en parler . Voici ce que nous offre sur un plateau composé de 5 femmes – point d’hommes trop ignorants sur la question sans doute – la réalisatrice Annie Gisler . Petite mise au point instructive :
Cette expression érotique date du XVIe siècle. A l’époque d’Ambroise Paré, père de la chirurgie moderne, on étudiait beaucoup l’anatomie, on désigna alors l’orgasme comme une petite mort de par le court évanouissement ou les frissons qu’il peut provoquer.

Tout est dit ou presque . L’orgasme féminin exite-t-il ? Comment y parvenir ? Les femmes simulent -elles pour ne pas froisser l’orgueil mâle ? Anne-Valérie, Aude, Aurore, Lada et  Maggie Tapert , sexologue de son état ,  nous racontent leur point de vue en toute sincérité et souvent beaucoup d’humour . Un essai fort bien documenté qui nous dira tout sur les 50 nuances de rose entre clitoris ou vagin : leçon d’anatomie sexuelle à l’attention de celles et ceux que le plaisir féminin intéresse  et qui souhaitent progresser avant de mourir vraiment !

America de Claus Drexel – Compétition internationale du documentaire –

Claus Drexel America ©ZFF 2018
Claus Drexel America ©ZFF 2018

L’Amérique vue par le petit trou de la lorgnette avec comme fil d’Ariane l’avant-après élection de Trump, décors Arizona Route 66 , Seligman , petite ville à l’entrée du Grand Canyon comptant 450 habitants . Claus Drexel interroge les américains sur ce qui les rend heureux . Les clichés volent : pour certains , le bonheur , c’est détenir une collection d’armes à feu à l’instar de cette vétérante de guerre qui  présente fièrement son arme, qu’elle appelle «Black Beauty» ; pour un  vieux cow-boy  , c’est  appartenir à la bonne moitié de l’humanité , celle des leaders . Une Mexicaine loue l’Amérique, qui a rendu sa vie meilleure . Un jeune gars n’en finit plus de louanger Trump à qui il accorde du coeur , de la compassion et plein de vertus que nous n’avions pas remarquées .

Le réalisateur Claus Drexel est parti à la rencontre des habitants de ces maisons délabrées , comme l’avait fait le réalisateur suisse Jean-Stephane Bron  pour son film Cleveland contre Wall Street . Les prises de vue sont très spectaculaires , tout y est :  les merveilleux reliefs du Grand Canyon , les terres désertiques écrasées de soleil où se découpent sur fond de ciel bleu électrique  de vagues stations services ou des  caravanes échappées des années 70 installées au milieu de rien dans cette région sinistrée d’Amérique. Le rêve américain existe-t-il  ? Et qu’attendent- les américains  d’un homme comme Donald Trump ?

Subito DAS SOFORTBILDPROGRAMME 2018 de Peter Volkart Compétition internationale du documentaire

Peter Volkart Subito ZZF 2018 ©VB
Peter Volkart Subito ZZF 2018 ©VB

Vie , mort et résurrection du Polaroïd : une photo que l’on tient directement dans sa main après avoir appuyé sur le déclencheur ? Il y a 70 ans, cette invention tenait presque de la magie! L’histoire commence après la guerre, avec un bricoleur américain de génie: Edwin Land. La photographie instantanée de Polaroid venait de voir le jour, un phénomène qui a marqué toute une génération de photographes (amateurs) et permis aux artistes moult expérimentations. Un demi-siècle plus tard, il semblerait que la révolution numérique signe la fin de Polaroid. Mais vive Polaroid. Ce qui suit est l’incroyable résurrection d’un objet culte dans un univers dominé par les smartphones.

SUBITO est un film au récit original sur la naissance et la signification de la photographie instantanée. Mais il porte aussi un regard amusant sur la culture populaire et l’enthousiasme infatigable des hommes pour les nouveautés techniques, qui à chaque fois ressuscitent la nostalgie «de l’authentique». Le célèbre cinéaste zurichois  Peter Volkart ose pour la première fois le long métrage avec cet essai documentaire au récit léger.

L’île au Tresor / Treasure Island de Guillaume Brac –Compétition internationale du documentaire-

Guillaume Brac L'île au Trésor ZFF 2108 ©VB
Guillaume Brac L’île au Trésor ZFF 2108 ©VB

C’est l’été , nous sommes à l’Île de loisirs de Jablin , Cergy-Pontoise à 40 km de Paris . Guillaume Brac filme la vie façon colo avec un petit air désuet, peut-être parce que ce lieu est aussi celui de sa propre enfance . Ca braille , ça rigole , ça drague côté des djeuns . Côté organisateurs , le réalisateur promène sa caméra dans les bureaux administratifs de ce parc immense bâti de toute pièce pour les banlieusards en mal de baignades et de jeux de plein-air. On suit les gardiens en chasse des resquilleurs en fuite , braver l’interdit fait partie des plaisirs de vacances, c’est bien évident. La nuit , c’est encore plus excitant .  Telle une petite oasis, l’Île de Loisirs Jablines-Annet, est l’île au Trésor , celle d’une jeunesse envolée mais aussi celle des familles qui se retrouvent  joyeusement autour d’un pique-nique festif pour partager des moments de bonheur  , celui d’être ensemble tout simplement .  Guillaume Brac nous balade gracieusement sur un itinéraire balisé des délices de l’enfance – barboter dans les bassins en hurlant sa joie , faire des ricochets …-  aux jeux interdits de la tendre adolescence , essentiellement motivés par le plaisir de la transgression – passer sous les grillages , plonger là où l’on a pas le droit … – jusqu’aux retrouvailles familiales du monde adulte concentré sur la préparation du barbecue . Ce petit monde de l’Ile au Trésor est une maquette de notre planète : un monde divers où toutes les nationalités se croisent si le hasard les y aide . Parfois , les témoins du cinéaste se confient en racontant par bribes leur passé . Le gardien guinéen a connu la persécution dans son pays; cet autre a fui l’Afganistan ; cette famille vient des Philippines; celle-ci du Portugal .Il a fallu deux mois de tournage à Guillaume Brac pour monter son film . Le titre est bien sur un hommage à RL Stevenson .

Diplômé de la Fémis en production, Guillaume Brac réalise et produit un court métrage Le Naufragé en 2009, puis un moyen métrage Un monde sans femmes en 2011, primé dans de nombreux festivals en France et à l’étranger. En 2012, ces deux films, réunis en un seul programme, sortent en salles en France où ils rencontrent un important succès critique et public, puis en Belgique et au Japon. En 2013, Guillaume Brac réalise son premier long métrage, Tonnerre (Rectangle Production), présenté en Compétition Officielle au Festival de Locarno et sorti en salles en janvier 2014. Il réalise ensuite un moyen métrage documentaire Le Repos des braves (bathysphere) présenté en 2016 au FID Marseille et diffusé sur Ciné+. Après Contes de juillet, présenté à Locarno en 2017, et dont la première partie se déroule à la base de loisirs de Cergy-Pontoise, il retrouve ce décor pour L’Île au trésor, long métrage documentaire. Contes de juillet et L’Île au trésor, tous deux produits par bathysphere et distribués par Les Films du Losange, sortent en salles au mois de juillet.

A Star is born

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