Paris Centre Pompidou Le Cubisme

Le Cubisme au Centre Pompidou jusqu’au 25 février 2019 

Un panorama complet de l’un des mouvements fondateurs de l’histoire de l’art moderne : le cubisme (1907-1917).

Exposition réalisée avec le Centre Pompidou Paris
en collaboration avec le Kunstmuseum Basel Bâle
L’exposition y sera présentée du 30 mars au 4 août 2019
Avec le soutien exceptionnel du Musée national Picasso-Paris
 Picasso 2 femmes nues debout 1908 Centre Pompidou Cubisme Paris 2018 Coll particuliere Photo VB
Picasso 2 femmes nues debout 1908 Centre Pompidou Cubisme Coll particuliere.©VB

Première exposition consacrée au cubisme en France depuis 1953, le projet trouve son originalité dans la volonté de renouveler et d’élargir à d’autres artistes la vision traditionnellement concentrée sur ses deux inventeurs, Georges Braque et Pablo Picasso. Ces pionniers, bientôt suivis par Fernand Léger et Juan Gris, réservaient leurs créations expérimentales et novatrices à la très confidentielle galerie d’un jeune marchand alors inconnu, Daniel-Henry Kahnweiler, quand des artistes tels Albert Gleizes, Jean Metzinger, Francis Picabia, Marcel Duchamp, Robert et Sonia Delaunay assuraient à l’époque la diffusion du mouvement auprès de la critique et du public en participant aux Salons parisiens.

Riche de 300 œuvres et de documents significatifs du rayonnement du cubisme . Le parcours de l’exposition vise à mettre en valeur l’évolution à rebondissements du cubisme en remontant aux sources primitivistes et à la fascination des cubistes pour Gauguin et Cézanne. Il reflète la progression formelle du mouvement, d’une première étape cézannienne – illustrée par la présence de l’exceptionnelle nature morte de Picasso Pains et compotier sur une table (1909).

Grâce à des prêts prestigieux du Kunstmuseum de Bâle, du Musée national Picasso et du Museum of Modern Art de New York, entre autres, la part la plus révolutionnaire du cubisme – l’invention des papiers collés, des collages et des constructions de Braque, Picasso, Gris et Henri Laurens -, est superbement représentée par des grandes icônes de l’art du XXème siècle, telles la Nature morte à la chaise cannée de Picasso (1912) ou sa Guitare en tôle et fils de fer (1914). D’autres aspects illustrent l’importance et le prestige de la constellation cubiste : ses liens avec le milieu littéraire sont retracés dans une salle dédiée aux critiques et aux poètes, incarnés par les portraits les plus marquants de Max Jacob ou d’Apollinaire réalisés par Picasso, le Douanier Rousseau et Marie Laurencin, les éditions Kahnweiler de livres cubistes ou la collaboration entre les Delaunay et Blaise Cendrars autour de La Prose du Transsibérien en 1913.

Exposition cubisme Centre Pompidou Georges Braque Gueridon 1913 Kunstmuseum Bâle Donation Dr H.C La Roche 1952 Photo VB
Georges Braque Gueridon 1913 Kunstmuseum Bâle Donation Dr H.C La Roche 1952 ©VB

La tragédie de la Grande Guerre (1914-1918) qui mobilise ou exile les artistes et leurs soutiens est retracée par des œuvres des artistes présents au front (Raymond Duchamp–Villon, Fernand Léger) ou qui sont restés à l’arrière, parce qu’ils étaient étrangers (Pablo Picasso, Cartes à jouer, verres, bouteille de rhum, « Vive la France »,1914-1915). La fin du parcours de l’exposition présente à la fois la renaissance des rescapés comme Georges Braque (La Musicienne, 1917-1918), les derniers feux du cubisme avec des œuvres remarquables de Juan Gris et Marc Chagall et revient sur l’impact exercé par le cubisme sur ses contemporains (Henri Matisse), ses héritiers abstraits (Piet Mondrian, Kasimir Malevitch) ou contestataires (Marcel Duchamp), tous tributaires de la révolution cubiste.

Commissariat : Brigitte Leal
Directrice adjointe, musée national d’art moderne, Paris
Christian briend
Chef du service des collections modernes, musée national d’art moderne, Paris
Ariane Coulondre
Conservatrice, collections modernes, musée national d’art moderne, Paris
L’exposition est organisée en partenariat avec le Kunstmuseum, Bâle.

Elle y sera présentée du 31 mars au 5 août 2019.

Les sources du cubisme

Exposition Cubisme Centre Pompidou Paul Gauguin Soyez mysterieuses 1890 Musée d'Orsay Paris Photo VB
Exposition Cubisme Centre Pompidou Paul Gauguin Soyez mysterieuses 1890 Musée d’Orsay Paris©VB

Au tournant du  20e  siècle,  le  musée  imaginaire  des artistes s’ouvre à des formes artistiques ignorées ou méprisées, en raison de leurs origines extra-européennes ou populaires. Georges Braque, Pablo Picasso et André Derain trouvent dans les  arts  primitifs,  archaïques  ou naïfs, des contre-modèles aux formes classiques qu’ils considèrent épuisées. Parmi leurs prédécesseurs, seuls trouvent grâce à leurs yeux les artistes qui ont rompu avec les conventions académiques.

Paul Gauguin, artiste auquel le Salon d’automne de 1906 consacre une rétrospective, incarne la recherche « du sauvage, du primitif», de la Bretagne aux îles Marquises. L’engouement de la jeune génération pour les œuvres d’Afrique ou du Pacifique s’inscrit également dans le contexte colonial qui voit l’essor des musées d’ethnographie. En 1906, Derain découvre les collections du British Museum et visite l’année suivante avec Picasso le Musée d’ethnographie du Trocadéro. Dans le capharnaüm de leurs ateliers, masques et sculptures africains voisinent avec des objets de quatre sous et des lithographies des Grandes Baigneuses de Paul Cézanne, que Picasso considère comme « notre père à nous tous».

Le primitivisme

Pour Pablo Picasso, la découverte au Louvre en 1906 de sculptures ibériques de l’époque préromaine, puis l’été passé à Gósol dans un village de Haute-Catalogne, marquent un tournant. Reprenant à son retour le Portrait de Gertrude Stein, le peintre transforme le visage de son amie américaine en masque inexpressif. Entre l’automne 1906 et l’été 1907, Picasso s’attelle au vaste chantier des Demoiselles d’Avignon, œuvre capitale du 20e siècle parfois considérée comme l’origine du cubisme. Dans le champ de la sculpture, un même goût pour l’archaïsme s’affirme chez Picasso et Derain, à travers la taille directe, le respect du bloc (bois, pierre) ou le choix de sujets antiquisants (statue-cube, cariatide).

Le rapport à Cézanne

La célèbre leçon de géométrie cézannienne (« traiter la nature par le cylindre, la sphère et le cône ») a marqué de son empreinte la peinture cubiste .  Peints en 1908, les vues de l’Estaque de Braque et les paysages de La- Rue-des-Bois de Picasso, aux couleurs réduites, aux compositions solidifiées en plans, sont considérés comme les premières peintures cubistes.

Les toiles de Braque, présentées en novembre 1908 dans la petite galerie inaugurée par Daniel-Henry Kahnweiler, seront qualifiées négativement de « petits cubes» qui lanceront le mot « cubisme»

L’éclatement de la forme homogène

Expo cubisme Centre Pompidou Picasso Portrait de Max Jacob 1907 Musée Ludwig Cologne Succession Picasso 2018 PHOTO VB
Picasso Portrait de Max Jacob 1907 Musée Ludwig Cologne Succession Picasso 2018©VB

En 1909, Picasso crée à Horta de Ebro, en Catalogne, un ensemble de peintures et une sculpture (Tête de femme) qui prennent pour modèle sa compagne Fernande olivier. En raison de son volume accidenté  en surfaces bosselées alternativement concaves et convexes, la tête sculptée, qui entérine l’éclatement de la forme homogène, est considérée comme la première sculpture cubiste.

Entre 1909 et 1910, Picasso et Braque accélèrent le processus de liquidation des conventions optiques. La perspective et le volume illusionnistes disparaissent au profit d’une peinture plane et frontale, structurée par une trame orthogonale.

Comment dépasser ce stade ultime de réduction formelle sans glisser vers l’abstraction qu’ils récusaient ? En recourant, comme le fait Braque avec Broc et Violon, au stratagème du trompe-l’œil. Au sommet de la composition, est peint un clou avec son ombre portée, qui introduit un indice réaliste dans la grille analytique du tableau et préfigure l’apparition des mots imprimés qui font retour au sujet et au récit.

Le lettre et le signe

L’été 1911 passé dans le village catalan de Céret consacre une période d’intense expérimentation et d’étroite complicité entre Braque et Picasso.  Pour pallier à une abstraction grandissante, les peintres mettent en place un système de signes diffus, qui renvoient à la réalité sous forme cryptée: un cercle associé à des lignes horizontales désigne une guitare; le violon est réduit à sa crosse ou à ses ouïes. Dans Le Portugais, Braque introduit des lettres au pochoir pour reconstituer une scène de café.

Les toiles se muent en rébus visuels et jeux d’allusions, que le spectateur se doit de compléter mentalement. A l’été 1912, Braque, nourri de sa formation de peintre-décorateur, introduit des effets de matière (sable, sciure) pour apporter relief et matité à ses compositions. Picasso redéfinit avec humour le genre du portrait, en coiffant les cheveux et les moustaches du Poète et de l’Aficionado avec un peigne à faux bois.

Les saisons cubistes ( 1911-1912 )

Le cubisme est porté à la connaissance du public parisien par le biais des Salons, grands-messes artistiques  auxquelles  ne  participent  ni  Braque, ni Picasso. Partageant des convictions esthétiques communes, nourries par l’influence de Cézanne, Robert Delaunay, Albert Gleizes, Fernand Léger, Henri Le Fauconnier et Jean Metzinger obtiennent d’exposer groupés au Salon des indépendants  de  1911.  Cette première manifestation collective connait un succès de scandale, relayé par une presse majoritairement hostile. Leurs œuvres se distinguent par la place du sujet, lié à la tradition de la peinture de Salons, et par des formats souvent imposants, tels ceux qu’adoptent Delaunay et Léger au Salon des Indépendants de 1912. Au Salon d’automne suivant, le peintre et décorateur André Mare présente derrière une façade à pans coupés conçue par le sculpteur Raymond Duchamp-Villon un important ensemble décoratif passé à la postérité sous le nom de « Maison cubiste». Au même moment, le Salon de la Section d’or, qui réunit la plupart des cubistes, voit le triomphe du mouvement en même temps que son « écartèlement», comme le note alors Guillaume Apollinaire, fervent défenseur de la jeune peinture.

Le collage et l’assemblage

L’année 1912 est celle des inventions les plus radicales de Braque et de Picasso. La Nature morte à la chaise cannée de Picasso est le premier acte de désacralisation de la peinture.  Les premières constructions de Picasso sont des guitares en papier ou en carton découpées, collées et pliées, punaisées au mur et accrochées par des ficelles. Ces objets inclassables, entre dessin et sculpture annoncent sa grande Guitare de 1914 taillée dans des plaques de tôle découpées au chalumeau. Sa caisse ouverte et restructurée en caissons vides reliés par des cordes métalliques instaure un type de sculpture inédit qui sera renouvelé en 1915 par les constructions colorées d’Henri Laurens.

Matière et couleur

Le cubisme a souvent été réduit à tort à un art de la monochromie. La couleur devient pourtant après 1912 un enjeu central pour de nombreux artistes. Robert et Sonia Delaunay ou encore Fernand Léger s’engagent dans une « bataille de la couleur» célébrant la vitalité de la ville moderne. Guillaume Apollinaire désigne sous le terme d’« orphisme» cette « peinture pure» . Juan Gris développe un cubisme personnel dans lequel la palette d’aplats profonds ou acides vient bousculer la structure géométrique. Dès 1914, la fantaisie de Picasso s’exprime dans l’usage d’une palette audacieuse. une même surenchère se déploie dans son Verre d’absinthe en bronze peint.

Sculpture

Cubisme Centre Pompidou Modigliani Tête de femme 1912 Pompidou Achat 1949 photo VB
Modigliani Tête de femme 1912 Pompidou Achat 1949©VB

En dehors des collages et des assemblages, l’existence d’une « sculpture cubiste» a été contestée par certains artistes, pourtant réunis sous ce qualificatif par la critique. Inspirée par les arts extra-européens et les formes archaïques (la sculpture africaine, khmère, celte…), la jeune génération de sculpteurs privilégie la taille directe à l’expressivité du modelage. La recherche de simplification et de géométrisation des volumes rapproche les innovations de la sculpture de la syntaxe cubiste. L’exploration du motif classique de la tête, traité sous la forme d’un fragment ovoïde (Brancusi), d’un bloc cubique (Amedeo Modigliani) ou de volumes géométriques (Joseph Csaky), témoigne de cette décantation du visible. La puissante monumentalité du visage anonyme sculpté par Jacques Lipchitz évoque l’élégance de l’architecture gothique qui fascine l’artiste, en quête d’« un art aussi pur que du cristal ».

Poetes et critiques

Sur la porte de son atelier au Bateau-Lavoir, Pablo Picasso avait écrit: « Au rendez-vous des poètes». Les amitiés entre les jeunes artistes et hommes de lettres favorisent de fructueuses rencontres plastiques et littéraires, dans un même esprit d’émancipation. Les poètes, tels André Salmon ou Pierre Reverdy, apportent également un nouveau souffle à la critique d’art. Dans le journal L’Intransigeant et la revue Les Soirées de Paris, qu’il contribue à fonder en 1912, Guillaume Apollinaire publie chroniques et textes théoriques majeurs, qui formeront les chapitres de la première synthèse critique, Les Peintres cubistes. Les alliances entre poètes et artistes transforment aussi l’édition de livres  illustrés.  Ayant  fondé  sa  propre  maison  d’édition,  Daniel-Henry Kahnweiler fait figure de précurseur, en initiant des collaborations entre Apollinaire et Derain ou Picasso et Max Jacob. En mêlant les vers de Blaise Cendrars aux couleurs de Sonia Delaunay, La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France bouleverse les codes de l’édition d’art. Les collaborations ultérieures du poète avec Fernand Léger témoignent d’une prodigieuse inventivité tant du point de vue poétique que graphique.

Les saisons cubistes ( 1913-1914 ) 

Dans les Salons de 1913 et 1914, les commentateurs s’accordent sur la multiplication des œuvres d’inspiration cubiste et sur la sensible internationalisation du mouvement. Le Salon des Indépendants de 1913 apporte son lot de peintures aux sujets littéraires, tel L’Oiseau bleu de Jean Metzinger, ou modernes, comme les représentations sportives d’Albert Gleizes et de Robert Delaunay. Piet Mondrian y expose un Paysage avec arbres, remarqué par Apollinaire. à l’automne, avec son monumental Udnie, Francis Picabia engage le cubisme dans la voie de l’abstraction. Aux Indépendants de 1914, l’influence du futurisme italien transparait dans L’Atelier de mécanique de Jacques Villon, et plus encore, chez Félix Del Marle qui opère une synthèse d’éléments cubistes et futuristes.

Parmi les nombreux artistes étrangers à exposer dans ce Salon, les Russes sont très présents (Alexandre Archipenko, Kasimir Malévitch…). Les Prismes électriques de Sonia Delaunay manifestent de façon éclatante la présence de l’orphisme, dont Apollinaire s’est fait le promoteur. Destinés à un film d’animation abstrait, les Rythmes colorés de Léopold Survage achèvent de placer ce Salon sous le signe du mouvement et de la couleur.

Cubisme Centre Pompidou Sonia Delaunay Prismes électriques 1914 Pompidou Achat 1958 photo VB
Sonia Delaunay Prismes électriques 1914 Pompidou Achat 1958©VB

La Guerre

Le début de la Première Guerre mondiale, dont Le Cheval majeur de Raymond Duchamp-Villon constitue une saisissante prémonition, marque le coup d’arrêt des Salons et provoque la dispersion des artistes parisiens. Mobilisés, Georges Braque, Fernand Léger, Albert Gleizes, Jean Metzinger, Jacques Villon font bientôt l’expérience traumatisante du Front. Certains, comme Gleizes, Léger ou Duchamp- Villon recourent au langage cubiste pour décrire la réalité de la guerre. Dans les carnets qu’il tient durant tout le conflit, André Mare engage le cubisme dans une voie plus décorative. Parallèlement, à l’arrière, les artistes non mobilisables car ressortissants de pays neutres, tels Juan Gris, Jacques Lipchitz ou Pablo Picasso, continuent à œuvrer dans le secret de leurs ateliers. Grièvement blessé en mai 1915, Braque ne revient à la peinture qu’en 1917, poursuivant l’exploration d’un « cubisme synthétique ». Pour Picasso, la préparation du ballet Parade, créé au théâtre du Châtelet en mai 1917, constitue un tournant. Si les décors et certains costumes restent cubistes, le rideau de scène signale le retour du peintre espagnol à une nouvelle figuration, sonnant le glas du « cubisme essentiel».

Postérité du cubisme

Cubisme Centre Pompidou Marcel Duchamp Roue de bicyclette 1913:1964©VB
Marcel Duchamp Roue de bicyclette 1913:1964©VB

En 1918, Blaise Cendrars proclame que, ralenti par la guerre   et menacé par le courant du rappel à l’ordre, « le cube s’effrite ».

En réalité le cubisme, porté et transformé par d’autres artistes que les pionniers, demeure bien vivant. Sa leçon de simplification et de géométrisation, affirmée par la grille linéaire et la frontalité, s’impose comme le langage fondateur de la modernité. Il nourrit à distance l’évolution de Matisse, contemporain depuis 1907 de l’histoire cubiste et en 1914, proche de Juan Gris. Porte-fenêtre à Collioure centrée sur un écran noir opaque encadré de plans colorés et Tête blanche et rose qui assume la formule des papiers collés, témoignent de la portée du cubisme sur sa peinture. Si les cubistes ont récusé l’abstraction, la conjonction de la planéité, de la perte de la couleur et du sujet ouvre la voie à l’art abstrait. Mondrian est parti de l’espace cloisonné pour tendre vers l’absolu de l’angle droit néoplastique. Malévitch a tiré du système orthogonal sa grammaire de plans suprématistes en croix, cercles et carrés. Si la pratique de l’assemblage et l’apparition de l’objet ont déstabilisé la sculpture, Marcel Duchamp en radicalise le sens en s’attaquant par le biais du ready-made (l’objet tout fait) au fétichisme artistique. Sa Roue de bicyclette est ironiquement posée sur un piédestal comme une sculpture de musée. Fresh Widow correspond à son « idée de faire quelque chose qu’on ne puisse pas appeler un tableau ».

CATALOGUE DE L’EXPOSITION

sous la direction de Brigitte Leal, Christian Briend, Ariane Coulondre Editions du Centre Pompiodu

24.5 x 29.5 cm, relié, 320 pages, 350 illustrations 49.90 €

CENTRE POMPIDOU

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