Cy Twombly Anselm Kiefer invités permanents du Louvre Paris

Anselm Kiefer Athanor Le Louvre Photo VB

Au Louvre salle des bronzes : levons les yeux au ciel bleu Giotto de Cy Twombly 

Cy Twombly Le Louvre Salle des Bronzes Photo VB
Cy Twombly Le Louvre Salle des Bronzes ©VB

Cy Twombly , peintre et sculpteur américain, né à Lexington (Virginie) en 1928, ami de Robert Rauschenberg dès les années 1950, s’est établi en Italie en 1959. Il partage aujourd’hui son temps entre le village de Gaète entre Rome et Naples, et sa Virginie natale. Depuis les années 1950, Twombly a développé une peinture-écriture emplie de références à la mythologie. Habituellement, son style est fort reconnaissable, on y trouve mots ou signes le plus souvent  impossibles à décrypter . Le plafond de la salle des bronzes au Louvre commandé en 2010 n’entre pas dans cette catégorie :  d’abord par la flamboyance de sa couleur, un bleu calé entre le cobalt et le lapis-lazuli inspiré à Cy Twombly par Giotto – fresque de la Basilique d’Assise en Ombrie – à moins que ce ne soit par Matisse .

Cy Twombly a recouvert une surface de 400m2 de ce bleu fameux et chatoyant et l’a parsemé de disques aux allures de boucliers grecs dans des nuances allant de l’ocre au bleu profond en passant par des teintes gris-brunâtres. Le nom de sept sculpteurs grecs tels Myron ou Phidias,  est inscrit dans des ectangles blancs. Le plafond éclaire la salle et égaye les sévères bronzes antiques que Cy Twombly aimait collectionner. Son oeuvre s’inspire souvent de la mythologie greco-romaine. A l’instigation d’Henri Loyrette, “The ceiling” est la 3ème commande de décor pérenne pour le Louvre, faite à un artiste vivant, après Anselm Kiefer et François Morellet

Les oiseaux de Braque veillent sur le roi Henri II

Braque The Birds Le Louvre Paris Photo VB
Braque The Birds Le Louvre Paris ©VB

Avant de devenir un musée, le Louvre était un palais royal . À la Renaissance, en 1546, le roi Henri II fait construire par l’architecte Pierre Lescot l’aile ouest de l’actuelle cour Carrée. Il y installe son appartement au premier étage.  Les Oiseaux de Braque prennent place dans le plafond de l’antichambre du roi . Présents dans de nombreux tableaux de Braque, l’oiseau devient une signature et représente selon ses mots la « métaphore de la palette aux ailes inspirées ». Les Oiseaux de Braque s’inscrivent dans une série de prestigieuses commandes de plafond qui remonte au XIXe siècle. En 1850, Eugène Delacroix est chargé d’achever le décor du plafond de la galerie d’Apollon commencé sous Louis XIV. L’entreprise se poursuit encore aujourd’hui puisque, depuis 2010, dans la salle voisine des Oiseaux de Braque, les visiteurs peuvent admirer The Ceiling (« le plafond »), peint par l’artiste américain Cy Twombly ( voir plus haut ) . Sa composition dialogue avec l’œuvre de Braque et la prolonge. 

Anselm Kiefer au Louvre : en prenant l’escalier direction l’Egypte Antique 

Anselm Kiefer Athanor1 Louvre Photo VB
Anselm Kiefer Athanor Louvre ©VB

En 2007 , cinquante ans après Georges Braque, Anselm Kiefer s’est vu confier la réalisation d’une œuvre dans un escalier du département des Antiquités égyptiennes. Il propose une peinture monumentale sur le thème des constellations et des rites funéraires. Autour du concept de « frontières » choisi par l’artiste s’entrecroisent les disciplines : littérature, musique contemporaine, danse, sciences, philosophie, histoire de l’art.L’inscription permanente d’une œuvre du XXIe siècle dans le décor et l’architecture du palais est le point d’orgue de la nouvelle politique en matière d’art contemporain que le musée du Louvre développe depuis 2003. Cette politique de commande publique s’inscrit dans la tradition du palais du Louvre qui fut, tout au long de son histoire, un lieu où les artistes contemporains furent sollicités par le pouvoir pour créer décors peints ou sculptés, tant au XIXe siècle (musée Charles X et plafond de Delacroix pour la galerie d’Apollon) qu’au XXe siècle (plafond de Georges Braque, dans la salle Henri II, en 1953). La commande à de grands artistes vivants de renommée internationale permet de donner un caractère officiel et patrimonial à la création contemporaine, de faire découvrir à un large public non initié les créations des artistes d’aujourd’hui et d’affirmer le caractère universel du musée. 

Le thème de la frontière occupe un rôle majeur chez Anselm Kiefer, artiste issu de la génération qui, formée en Allemagne de l’Ouest, a été touchée de plein fouet par les nouvelles questions identitaires consécutives à la réunification.  Les sources d’inspiration revendiquées par cet artiste sont connues et citées : histoire contemporaine, traumatisme de la Shoah, l’Allemagne face à ses démons, la culture et les traditions juives, la cabale, les cosmogonies antiques, égyptiennes ou sumériennes, les grandes épopées. Les références à la littérature sont nombreuses : Paul Celan et Ingeborg Bachmann bien sûr, mais aussi le poète russe Velimir Khlebnikov, Charles Baudelaire et les autres grands écrivains français.

Kohei Nawa sur un throne au Louvre 

Kohei Nawa Throne Le Louvre Photo VB
Kohei Nawa Throne Le Louvre ©VB

L’année 2018 a marqué le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France, ainsi que le 150e anniversaire du début de l’ère Meiji, lorsque le pays s’ouvrit à l’Occident. Dans le cadre de cette saison Japonismes 2018 : les âmes en résonance, le musée du Louvre présente sous la pyramide Throne, une œuvre monumentale de 10,4 mètres de haut de l’artiste japonais Kohei Nawa, entièrement couverte de feuille d’or, qui synthétise la tradition culturelle japonaise et les technologies les plus novatrices. Kohei Nawa puise son inspiration dans les formes et origines des chars utilisés en Orient lors des fêtes religieuses. Pour la conception de son œuvre, il associe les derniers systèmes de modelage 3D et la technique de dorure à la feuille d’or, dont le savoir-faire fait écho à l’Égypte antique et aux collections du musée du Louvre.

Kohei Nawa est un artiste contemporain japonais né en 1975 à Osaka. Il vit à Kyoto. Il enseigne à l’université d’art et de design de Kyoto. Depuis 2009, il dirige à Kyoto la plateforme SANDWICH, un collectif de création transversale composé notamment d’architectes, de photographes et de designers (ce collectif de créateurs disposant d’un studio de création et d’une résidence d’artistes installé dans une ancienne usine de sandwichs rénovée de l’arrondissement de Fushimi à Kyoto. A partir de matériaux contemporains comme les perles, les prismes, les mousses de polyuréthane ou les huiles de silicone, il explore de nouveaux champs créatifs dans le domaine des arts plastiques à travers son concept “PixCell”. 

Depuis le 2 avril 2014, la pyramide du Louvre, dont la colonne centrale pensée par Ieoh Ming Pei était destinée dès l’origine à recevoir une sculpture monumentale, accueille une œuvre d’art contemporain. Succédant aux sculptures de Claude Lévêque, Loris Gréaud, Tony Cragg et à la flèche gothique torsadée de Wim Delvoye, le trône de Kohei Nawa flotte sur le belvédère du Louvre. 

LE LOUVRE 

HOMMAGE À SOULAGES 11 décembre 2019 – 9 mars 2020

Salon Carré (Aile Denon, 1er étage)
Commissariat : Pierre Encrevé, historien d’art, et Alfred Pacquement, conservateur général honoraire du Patrimoine.

Pierre Soulages, qui a inauguré son activité de peintre en 1946 et continue à peindre aujourd’hui au même rythme régulier, aura 100 ans le 24 décembre 2019.
À cette occasion, le musée du Louvre lui rendra un hommage exceptionnel par une exposition personnelle dans le prestigieux Salon Carré, situé entre la Galerie d’Apollon et la Grande Galerie. Pierre Soulages affectionne tout particulièrement cette grande salle du musée où sont présentés les Primitifs italiens, dont les œuvres illustrent pour lui l’évolution de la peinture occidentale et le passage à une représentation de l’espace tridimensionnel.
Pour rendre compte de la longévité singulière de la carrière de Soulages, l’exposition prendra la forme d’une sélection d’œuvres majeures de chacune de ses sept décennies, provenant des plus grands musées français et étrangers. Il s’agit en effet de montrer à la fois la continuité d’une œuvre toute entière élaborée à l’intérieur de la même conception d’une abstraction totale qui s’exprime notamment par des titres purement classificatoires (technique, dimensions, date) et la rupture intervenue à mi-chemin, en 1979, qui donne naissance à une peinture neuve, pour laquelle Soulages a proposé le néologisme d’outrenoir. Toute la peinture de Soulages travaille le rapport entre le noir et la lumière, mais avec l’outrenoir qui instrumentalise le reflet, l’espace et le temps de la peinture sont radicalement transformés la dotant d’une multiplicité lumineuse totalement inédite.

Le Louvre médiéval Photo VB
Le Louvre médiéval©VB
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