Kunsthaus Baselland Clément Cogitore Simone Forti Björn Brown

Clément Cogitore Kunsthausbaselland 2019 Photo VB

La Kunsthaus Baselland présente : Clément Cogitore Simone Forti Björn Brown

Clément Cogitore : Que se passe-t-il vraiment sur l’écran vert de nos nuits blanches ? 17.5.–7.7.2019

 

Ines Goldbach Clément Cogitore Kunsthausbaselland 2019©VB
Ines Goldbach directrice Kunsthausbaselland Clément Cogitore 2019©VB

Avec l’exposition en deux parties de l’artiste Clément Cogitore (*1983, Colmar, vit et travaille à Paris), la Kunsthaus Baselland présente sa première exposition personnelle en Suisse. La première partie proposée était une révision personnelle des Indes Galantes de Rameau  réalisée pour la 3ème scène de l’Opéra de Paris par Cogitore et les danseurs de Krump, une dissidence du Hip-Hop en moins consensuelle visionnée telle une allégorie de la violence urbaine. Pas grand chose à faire à priori avec le second film , The Evil Eye un peu plus long ( 15 minutes ) présenté au Centre Pompidou en 2018 .

Que faire des images qui s’imposent en rafale à nos cerveaux manipulés ? L’hypnose est toute proche et l’arme de séduction massive pour nous vendre tout et son contraire semble se décliner exclusivement au féminin . La femme serait celle par qui le mal arrive , celle dont on devrait se méfier , au sourire toujours éclatant , si puissante  . Et pourtant , n’est-elle pas mère de notre humanité ? Toute l‘ambivalence est là , le bien , le mal , qu’en est-il ? Eve , première femme de l’univers sait mettre au monde des enfants  . Quelle immense supèriorité sur l’homme ! Dans le même temps , la faute originelle lui incombe : Adam et Eve seront chassés de l’Eden pour avoir croqué le fruit de la connaissance encouragés par le serpent à tromper Dieu . Le film de Cogitore place Eve , nue – avant l’accès à la connaissance – au coeur d’un Datacenter glacé dans le labyrinthe duquel circule le funeste serpent . Nous courons à notre perte sans conscience , emportés par des images positives anesthesiantes comme paroles d’Evangile  , dans lesquelles les lumières des villes remplacent celle du jour sans que nous y trouvions à redire. La femme serait l’homme à abattre , le mauvais oeil , même si  les catastrophes naturelles type ouragans portent depuis 1979 également des prénoms masculins. Clement Cogitore raconte que la féminisation exclusive des noms de cyclônes  a eu une influence réelle : comme on se méfie moins de Victoria que de Hugo  , on se prépare moins à l’arrivée du premier et le désastre annoncé est d’autant plus meurtrier , c’est du moins l’analyse des experts . Et pourtant ! Le symbole de la liberté ? Une femme… Le symbole de la justice ? Une femme… Les muses , ces divinités romaines qui incarnent les chants, les arts et les sciences …Et qui fait la guerre ? Bon , simpliste comme constat mais juste , non ? 

Clement Cogitore trouve toutes ces images jetées sur nos écrans et imposées à nos malléables cerveaux carrément antipathiques . C’est après avoir acheté les droits de séquences vidéo sur des banques d’images  qu’il a imaginé construire une histoire d’humain derrière la chose numérisée à but lucratif . Ainsi , une jeune femme toute de douceur bien qu’annonciatrice du funeste oracle , conte-t-elle à son amoureux un récit poétique précédant l’apocalypse.

 Cinéma, art contemporain , opéra , Clément Cogitore aborde ces disciplines artistiques pour concocter un mixage singulier à interpréter façon tiroirs. The Evil Eye, a reçu le Prix Marcel Duchamp 2018 . C’est la première fois que le prix Marcel Duchamp consacre un artiste dont l’oeuvre est souvent considérée comme appartenant au 7e Art.

Note : Les Indes Galantes seront présentées à l’Opéra Bastille entre le 26 septembre et le 15 octobre 2019 .

Björn Brown : dialogue poético-créatif avec la nature 17.5.–7.7.2019

 

Björn Brown Kunsthausbaselland 2019 Photo VB
Björn Brown Kunsthausbaselland 2019©VB

Björn Braun (*1979, Berlin, vit et travaille à Berlin) De 2002 à 2007, il a étudié à l’Académie nationale des Beaux-Arts de Karlsruhe et a participé au programme de troisième cycle avec le professeur Meuser de 2007 à 2008. Björn Braun  s’interroge depuis longtemps sur la mesure dans laquelle l’artiste seul contrôle et complète le processus de travail et sur les possibilités de transformation disponibles. En faveur du hasard, de l’incontrôlable et de l’approche du dialogue poético-créatif avec la nature, Braun crée des objets et des installations, des collages et des œuvres vidéo expansifs qui reflètent cette attitude ouverte. Pour ce faire, il utilise des matériaux tels que les tissus produits industriellement ainsi que ceux trouvés dans la nature ou générés par la nature. Pour Braun, le papier, le bois, les fibres et les plumes sous différentes formes – comme les textiles produits industriellement ou les articles trouvés dans la nature – sont les matières premières qu’il soumet à un discours riche en images. Le matériau dans son état respectif joue un rôle tout aussi important pour l’artiste que l’objet ou l’objet lui-même. C’est précisément la transformabilité de la matière première en une forme nouvelle, poétique, parfois énigmatique et humoristique, qui pose à la fois des questions sur la vérité de la découverte de l’œuvre, qui occupe l’artiste pendant longtemps. Un autre thème central de son travail artistique est la collaboration avec les animaux, souvent avec les oiseaux, qu’il intègre de diverses façons dans son processus artistique. Parfois l’animal est appelé à coopérer physiquement, l’artiste se contente de sélectionner et de fournir du matériel de travail, parfois l’artiste s’empare de la forme d’un certain habitat et forme une nouvelle sculpture à partir de celui-ci. Le travail de Björn Braun oscille entre dissociation, dissolution et conversion ; le processus de transformation, comme base de sa méthode artistique, produit un langage visuel autoréférentiel dans ses sculptures, objets et collages.

Björn Brown Kunsthausbaselland 2019 Photo VB
Björn Brown Kunsthausbaselland 2019©VB

Il s’agit de la première exposition personnelle de Björn Braun en Suisse.

Simone Forti première exposition personnelle en Suisse.17.5.–7.7.2019

Simone Forti (*1935, Florence), qui vit à Los Angeles, est l’une des artistes de danse, de performance et de vidéo les plus pionnières au niveau international depuis les années 1960. Au centre de son travail se trouve la réflexion sur ce que nous pouvons savoir des choses à travers notre corps. Dans son travail, qui se compose de films, de vidéos, de photographies, d’installations, de dessins et de textes, elle aborde à plusieurs reprises cette question de son propre mouvement dans l’espace et, au sein de ce travail corporel, met en discussion nos rapports avec les médias et la politique, ainsi que les comportements que nous entretenons dans nos rapports directs les uns avec les autres. Simone Forti n’étant plus en mesure d’interpréter les spectacles elle-même, ce sont les interprètes Claire Filmon et Sarah Swenson qui ont longtemps appris d’elle et qui forment et exécutent les spectacles avec les artistes* et danseurs* locaux. Pour Forti, c’est l’occasion de transférer son travail et ses expériences à une génération plus jeune et de les conduire vers l’avenir. Cette présentation au Kunsthaus est la première exposition personnelle de Simone Forti en Suisse.
Représentations de Simone Forti Caucus, planches inclinées et plates-formes

Mercredi, 12 .6, 12 h 00.
Samedi, 15.6., 10 heures
Mercredi, 19.6., 18.30 heures

Interprétés par des artistes* et danseurs* de Bâle

Simone Forti Dance Constructions Kunsthausbaselland 2019 Photo VB
Simone Forti Dance Constructions Kunsthausbaselland 2019©VB
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