Art Basel 2019 les satellites

Artdealertshirts Jeremie Ferdinand Maret James Stephen WrightBasel 2019 Photo VB

Autour d’Art Basel 2019 : Volta , Liste, Photo Basel 

VOLTA,  la vitrine de la relève de l’art contemporain , galeries et artistes,  fête ses 15 ans

VOLTA 2019 Marie Peter-Toltz Irina Proptopopescu Galerie Slag photo VB
VOLTA 2019 Marie Peter-Toltz Irina Proptopopescu Galerie Slag © VB

 VOLTA s’est à nouveau intallée à l’Elsässerstrasse 215 . La directrice Amanda Coulson présente 79 galeries venues de 25 pays pour présenter des projets artistiques fascinants.”
Plus de la moitié des galeries participantes ont choisi de présenter des projets en solo ou en duo, un mode de présentation populaire aux foires VOLTA, avec 21 projets solo cette année. VOLTA a été fondée en 2005 par trois marchands, Kavi Gupta (Chicago), Friedrich Loock (Berlin) et Ulrich Voges (Francfort-sur-le-Main), et la critique d’art Amanda Coulson. Les choix artistiques de VOLTA restent les mêmes qu’en 2018 : la peinture, le dessin sont les médiums de prédilection mais un désir d’éclectisme conduit les décideurs de cette plate-forme résolument moderne aux volumes / installations et photos. La ligne directrice est définie par une représentation du réalisme multidisciplinaire.

Des ventes réalisées : galerie Mark Hachem a vendu trois œuvres, de Bastiani et Philippe Hiquily, dans l’heure qui a suivi la foire De l’autre côté de l’allée  Zahorian & Van Espen (Bratislava/Prague)ont enregistré plusieurs ventes de nouveaux tableaux de Viktorie Langer . Alessandro Casciaro (Bolzano) a vendu une œuvre de Robert Pan (20.000 EUR) à un nouveau client .  La Galerie Thomas Fuchs (Stuttgart), vétéran de la VOLTA, a vendu Deux tableaux de Rainer Fetting (16.300 – 32.600 EUR), un grand Ruprecht von Kaufmann (17.700 EUR) et cinq autres, dont un de Rudy Cremonini et six de Jochen Hein (12.000 – 20.000 EUR). Pour sa première participation à Bâle, la Galleri KANT (Copenhague) a vendu des œuvres de Fabian Treiber.

A la galerie Slag , j’ ai retrouvé comme promis Marie Peter-Toltz et sa galériste Irina Protopopescu , galerie Slag ,  fraîchement débarquées de Los Angeles et de New-York. J’ai aussi remarqué les interessantes sculptures d’os de grenouilles ou de poulet imaginées par David Décamp sur le stand de la galerie La Forest Divonne pour m’arêter ensuite devant les élégantes sculptures de bois de Mario Dilitz à la galerie Victor Lope et poursuivre mon chemin vers un tableau étrangement ressemblant à Basquiat . Il s’agit en fait d’une oeuvre de l’artiste Aboudia ( Aboudia Abdoulaye Diarrassouba ) présenté par la galerie Ethan Cohen NY. Aboudia se considère comme chroniqueur des rues de sa ville d’Abidjan, et surtout des dizaines d’enfants défavorisés qui les peuplent. Dernière halte devant une toile de Ghazi Baker chez Mark Hachem , quelque chose entre représentation circassienne et comics qui m’a bien plu.

 

Liste : nouvelles esthétiques, nouveaux médias et nouvelles valeurs

Warteck Liste 2019 Photo VB
Warteck Liste 2019©VB

Bon , je sais que c’est mal , mais dans LISTE , ce que j’aime le plus , c’est l ‘extèrieur : Liste , l’ ado en révolte , dissidente de la grande Art Basel , se loge dans les locaux de l’atelier Warteck , une ancienne brasserie à l’allure de vieille usine – elle en a même gardé sa cheminée . C’est sportif : tu grimpes les 5 étages aux escaliers à angle pointu  jusqu’en haut – enfin , je te le conseille par souci de ne rien louper -, tu peux faire des haltes manger et boire à chaque étage , tout cela est très convivial. Chaque année , le comité de Liste sélectionne 75 à 80 galeries de plus de 30 pays dans le but de promouvoir les jeunes arts ( non , ce n’est pas la même chose que VOLTA , tu n’as pas compris . Les oeuvres de LISTE sont totalement opaques pour la plupart . Si tu souhaites comprendre ce que l’artiste a en tête ,  tu dois absolument trouver le moyen de parler à celle ou celui qui est assis là avec son Mac ; parfois tu as de la chance , elle ou il  te répond et là , c’est la joie ! ) . Avertissement : souvent , on aime ce que l’on comprend , le reste n’est qu’objet d’irritation , voire pour les plus sensibles d’entre nous , d’accès de tristesse irrepressible . Anyway comme diraient les anglo-saxons !

J’ai remarqué – plusieurs fois – des reproductions radiographiques comme celles d’Heji Shin , photographe germano-coréenne chez Bernhard Zurich dont la passion dévorante pour la vision radiographiée de son chien – ou celui de son voisin , je ne sais pas –  lui a valu d’être exposée à la Kunsthalle de Zurich . Shin s’est fait connaître, entre autres, pour ses images commandées par la marque de mode américaine Eckhaus Latta et pour Make Love, un livre d’éducation sexuelle pour adolescents dont on a beaucoup parlé . Son travail peut référer à la question de l’intimité perdue ou de notre vie secrète devenue translucide . Un peu plus loin , je tombe sur un portrait un peu angoissant , un gars aux yeux vides à la Modigliani . C’est l’oeuvre de Cinga Samson à la galerie Blank de Cape Town . Artiste autodidacte, Cinga Samson aborde les thèmes de la beauté, de la jeunesse et du noir dans des peintures figuratives à l’huile qui représentent des portraits de groupe et des autoportraits. Disposés dans des compositions traditionnelles, ses portraits sont mis en scène dans des environnements sombres qui sont des constructions de paysages réels et imaginaires : souvenirs de l’éducation rurale de l’artiste et de ses rêves. Les yeux étrangement vides des sujets de Samson suggèrent un regard intérieur juxtaposé à la littéralité de leurs vêtements de marque, créant une vision complexe de la masculinité et de l’identité sexuelle noire africaine.

J’ai bien aimé le Biker de Kris Lemsalu chez l’écossais  Koppe Astner qui semble avoir quitté son cuir poétiquement emmené par un trio d’hirondelles délicates . Kris Lemsalu est beaucoup plus originale qu’il n’y paraît . Elle peut intriguer . Ses œuvres sont composées de matériaux trouvés et faits à la main, y compris des peaux d’animaux, des vêtements et de la nourriture, et sont centrées sur des objets en céramique fabriqués par l’artiste, reflétant ainsi sa formation de céramiste. Lemsalu habite souvent ses installations et sculptures pour des performances. Pour un spectacle intitulé impertinemment The Birth of Venus, Lemsalu a enfilé un body composé de collants rembourrés formés de parties exagérées du corps féminin et a ” naissance ” d’un ballon blanc géant. Comme j’étais un peu fatiguée après tous ces escaliers , je me suis installée sur un banc en marbre de Carrare qui me tendait les bras , certes un peu de guingois  . Oui , je sais c’est très chic ! Mais c’est surtout l’oeuvre  de Kaspar Ludwig , jeune trentenaire qui a simplement remporté le Prix d’art Helvetia 2019. Le lauréat est titulaire d’un master en beaux-arts de la haute école d’arts visuels et d’arts appliqués de Bâle. Le Prix d’art Helvetia sert à encourager les jeunes artistes en leur octroyant une récompense en argent de 15 000 francs .

Les Tshirts de survie en temps d’Art Basel : avant d’entrer , impossible de louper l’ami facétieux , Jeremie-Ferdinand Maret , installé toujours en face de Warteck mais cette fois-ci dans sa caravane customisée avec son complice James Stephen Wright  , marchand d’art très …unique ! “Le nouveau projet , c’est grandiose , international , on vend des T Shirts aux gens de l’art avec les slogans importants à connaître dans une foire comme Art Basel ; on a deja 6 modèles et on a fondé la compagnie hier à midi , on a le shop depuis 4 h , Artdealertshirts.com . Mais , il me reste encore les pièces de Damien Hirst pas chers , on en a encore vendu 4  aujourd’hui . Quelques textes proposés par  Jeremie , artiste populaire qui s’engage dans l’art pour tous , pas d’élitisme , Jeremie , gilet jaune helvète en puissance ! ” I’m staying at les Trois Rois “ ( fake news ou pas , c’est comme tu le sens ) , Tax Free lol , Gagosian Basel wow this Year ( Arghhh ! Epuisé pour le moment ) , You were not invited, Don’t pretend to know me , I can’t concentrate in Highheels  … A   la fin de la foire ,  30 modèles seront en vente à 39, 50€ en coton organique , production entièrement traçable ;  je collecte les phrases et je relève les trucs à relever . Une nouvelle idée pour l’année prochaine ? Oui ,   faire les badges Art Basel . Vivement 2020 !

Artdealertshirts  James Stephen Wright  Jeremie Ferdinand Maret  Basel 2019 Photo VB
Artdealertshirts James Stephen Wright Jeremie Ferdinand Maret Basel 2019©VB

Photo Basel 4ème édition est la 1ère et unique foire internationale d’art en Suisse consacrée à l’art photographique.

Succès total pour cette édition : les galeries int vendu 90% des oeuvres exposées ! 

Sandro Miller John Malkowitch Photo Basel 2019  Photo VB
Sandro Miller John Malkovich Photo Basel 2019 ©VB

Photo Basel réunit des galeries du monde entier , 41 exposants . Pour ses collectionneurs, visiteurs ou acheteurs, Photo Basel est une plateforme active qui favorise le dialogue entre tous les acteurs de la communauté photographique et au-delà. Où cela se passe-t-il ? Au Volkshaus Basel, un complexe rénové en douceur par les architectes suisses de renom Herzog & de Meuron, qui abrite un bar, un restaurant, des espaces événementiels, un club, un Biergarten et bientôt aussi un hôtel.

La photographie s’est établie dans les musées et le marché de l’art au cours de la dernière décennie. Dans le cadre de la semaine Art Basel,  l’idée est ici de valoriser et nourrir le commerce créatif de tous les acteurs majeurs de l’art au sein et autour de la photographie. Il s’agit de créér une plaque tournante pour la photographie artistique dans la capitale culturelle de la Suisse, Bâle. L’objectif est d’offrir un tremplin visible de  la photographie à Bâle pour le long terme et que chaque exposant, collectionneur, aficionado et visiteur crée ensemble un ADN de base unique. Photo Basel s’efforce d’inclure et de combiner des galeries jeunes et renommées, des exposants suisses et internationaux, des exposants contemporains audacieux ainsi que d’autres qui ont une forte position historique.

Photo Basel accueille à nouveau les Photo Aperture Foundation PhotoBook Awards 2018 à Paris en juin 2019 pendant le salon. L’exposition comprend les 36 livres présélectionnés dans les catégories Livre photo de l’année, Premier livre photo et Catalogue de l’année. Lancé en 2012, le prix Paris Photo Aperture-Foundation PhotoBook récompense la contribution du livre photo à l’évolution de la narration de la photographie.

Le photographe Sandro Miller s’amuse à pasticher des clichés célèbres ( Picasso, Che Guevara …) avec la complicité de son ami John Malkovich ; ça nous plaît ! La galerie parisienne  &coll119 présente les photos splendides de  Daesung Lee sous le titre Archéologie Futuriste.  Depuis des milliers d’années, les Mongols sont des nomades – aujourd’hui, face à une désertification irréparable de leurs terres, ce mode de vie semble destiné à être exposé dans une exposition de musée – ces photos imaginent à quoi pourraient ressembler ces dioramas futurs (pas si lointains) . Vraiment saisissant . On aime ! Michael O’Brien à la galerie allemande Arte Giani propose entre autres  clichés , Donald Trump du temps béni où il n’était pas encore le chef du monde ou Tom Waits en noir et blanc . On aime aussi et ça coute seulement  autour de CHF5500.

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