L’histoire des parfums au Spielzeug Welten Museum Basel

Flacons de parfums  – La collection Storp – de l’antiquité jusqu’à aujourd’hui jusqu’au  8 avril 2018 au Spielzeug Welten Museum Basel

Guerlain pour Baccarat 1937 Photo VtB
Guerlain pour Baccarat 1937©VB

Déjà en Egypte ancienne , le parfum devait se porter  en permanence sur soi , il fallait donc deja concevoir des récipients à cet effet . Aujourd’hui , ces flacons sont reconnus comme objets de design ou même oeuvres d’art , ils font partie des des outils de marketing les plus importants de l’industrie de la beauté.

L’exposition présente plus de 500 flacons sur une pèriode de 5000 ans. La diversité des formes et des  matériaux est impressionnante : Or, argent, verre, porcelaine, email, écaille, perles ou pierres précieuses. Les flacons exposés appartenant à la  Collection  Storp de Munich ne sont qu’un échantillon de la collection privée plus grande dans le monde.

Dans l’exposition, des bornes expérimentales permettent de découvrir des senteurs oubliées – une douzaine -petits et grands peuvent participer à des ateliers .

Le flacons et son histoire

Au temps des pharaons et dans l’antiquité, les récipients , des fioles et petits pots , pouvaient être composés de bois, de pierre, de métal, de bronze Les procédés de fabrication du verre étaient connus probablement déjà en Mésopotamie et dans l’Egypte ancienne. La technique du verre soufflé n’est apparue qu’à la pèriode romaine 1er siècle avant Jésus-Christ, technique qui préserve un parfum comme le musc tel quel longtemps, en particulier dans des flacons de forme ronde.

Les formes des flacons de parfum du 18ème siècle étaient conçues pour accompagner les pélerins voyageurs. C’est pourquoi les flacons étaient souvent munis de chaînettes.Sur de nombreux petits flacons des 17ème et 18ème , on retrouve des formes évoquant des paniers tressés , ceux-ci sont faits artisanalement en argent dans des ateliers d’ofèvrerie réputés comme Augsburg , Nuremberg, Ratisbonne et Copenhague . Les formes ovoïdes datent aussi du 17ème siècle .
Flacons de verre

Pour le parfum , le meilleur materiau de flacon s’avère être le verre bien avant la porcelaine , l’or ou l’argent même si la porcelaine n’interfère pas chimiquement avec le contenu. L’objectif du fabriquant de verre jusqu’au 16ème siècle était l’imitation du crystal de roche , un matèriel complètement transparent.Longtemps, seuls les vénitiens parvenaient à un tel résultat .
L’ironie consistait au fait que le verre transparent convenait mal pour le parfum, puisque la lumière en décomposait l’odeur initiale . Par l’addition des oxydes de métal, on tentait de produire les verres unicolores comme le fit pour la premiere fois l’allemand Johann Kunckel . Il développa un verre de couleur rubis qui convenait admirablement et fut exploité partout en Europe tandis que les flacons bleus cobalt provenaient de Bristol concurrencés par le verre de Bohème suivaient.

Flacons de verre du 20 ème siècle

Allemagne 1996 l.oriesto PhotoVB
Allemagne 1996 l.oriesto©VB

La production industrielle des parfums a entraîné aussi  la fabrication en séries de bouteilles de verre et c’est Paris en tant que métropole de la mode qui est devenue l’inspiratrice artistique du monde des parfums . Trois des plus grands artistes verriers du début 20ème étaient français : Gallé , René Lalique  (1860–1945) et Marinot. Le verre est souvent complété  alors avec les éléments de décoration extravagants et des matériaux aussi divers que l’or, la porcelaine, les pierres colorées, le caoutchouc ou le plastique. Les designers de flacon ne sont apparus que tardivement au cours du 20ème siècle . Marc , Le fils René Lalique  comptait parmi les grands de ce secteur ainsi que Pierre Dinand et Joël Desgrippes. Julien Viard, déjà avant la première guerre mondiale était un innovateur important, et l’est devenu encore davantage après la guerre.

Diffusion des essences et techniques

Une étape importante fut la découverte des scientifiques qui purent à un moment donné extraire des essences odorantes des roses grâce au principe de distillation à base d’alocool , ce que savaient faire les Arabes et les Asiatiques bien avant les Européens. Ce principe est encore utilisé de nos jours. C’est la nature qui fournit le maximum des senteurs et comme les plantes aiment le soleil , la flore la plus recherchée se trouve en Méditerrannée et sous les Tropiques. La composition des huiles essentielles dépend ainsi du climat , de la qualité du sol et de l’heure du jour de la cueillette : la rose est cueillie au petit matin et à la main. On comprend mieux comment 1kg d’huile de rose peut coûter jusqu’à 10 000€ car il necessitera de 4 à 5 tonnes de pétales de rose. Production essentielle dans la région de Grasse, en Italie, Bulgarie et la Turquie.

Plusieurs substances médicinales particulièrement utilisées dans la parfumerie depuis l’antiquité proviennent du règne animal comme  l’Ambre et le Musc.

 Un parfum se compose d’en moyenne 85 pour cent d’alcool.  Aujourd’hui, les huiles essentielles naturelles sont remplacées en grande partie par des produits synthétiques pour éviter les réactions allergiques. Ainsi le choix des ingrédients est intarissable.

L’histoire du parfum / le parfum et son origine

France 1992 Ahmed et Ada Loumani PhotoVB
France 1992 Ahmed et Ada Loumani ©VB

L’histoire du parfum est aussi ancienne que celle de l’humanité. La découverte du feu a permis aux hommes de reconnaître des odeurs agréables lorsqu’on laissait brûler des herbes , du bois et d’autres matières végétales. Les premiers enregistrements sur la fabrication du parfum remontent à  7000 avant Jésus -Christ en Mésopotamie et à peu près simultanément aussi en Egypte où des prêtres utilisaient des odeurs agréables à la célébration de dieux et enduisaient les corps des pharaons d’onguents et d’huiles odorantes . Dans la temples , la fumée accompagnant les prières et les supplications des fidèles était sensée  leur accorder la  bienveillance.

L’isolement des huiles essentielles des matières naturelles date de l’Ancienne Egypte , après la Mésopotamie et l’ Inde , notamment pour le cèdre, la rose et le lilas par simple distillation . Il y avait beaucoup de femmes parmi les  maîtres dans l’art de la fabrication des huiles odorantes . Une centaine de recettes retrouvées sur la composition des préparations inscrites sur du papyrus, près de 1600 avant Jésus-Christ) donnent des éclaircissements.

Les préparations égyptiennes se distinguaient par leur qualité excellente et perennité . Les Grecs et les Romains en étaient friands. Une aura mythique entourait celui qui savait  s’entourer d’agréables effluves qui , disait-on pouvaient même séduire les dieux , pouvoir que l’on attribuait à Cléopâtre qui aurait même reussi à séduire le vent…

Parfum dans l’antiquité

Les Phéniciens, connus comme peuple de navigateur couronné de succès, répandaient les essences de parfum en Méditerranée jusqu’en  Asie et en Afrique. A Rome , le fait de se parfumer était un signe extèrieur de richesse , une signature de statut social . Le parfum dissimulait aussi les odeurs liées au manque d’hygiène . Par exemple , dans la Grèce Antique  , en guise de cache-misère, les femmes avaient l’habitude de boire de l’huile de térébenthine donnant une odeur de violette à leur urine .

Parfum au Moyen-Age

Le Moyen-Âge est représentatif de la conception actuelle du parfum , même si l’usage de celui-ci  était condamné par l’Eglise , jugeant qu’il était porté par des gens de peu de vertu versés dans le péché  . Le Moyen-Age chrétien a introduit l’encens, la myrrhe, le lys et la rose de nouveau dans un cadre culturel. Les plantes et herbes aromatiques utilisées de façon thérapeutique sont connues à cette époque grâce aux moines des couvents bénédictins et aux travaux du  médecin et savant  persan Avicenne qui reussit à produire une eau de rose par distillation .Les chevaliers portaient cel élixir précieux pour en faire connaître le processus en Europe tandis que les Arabes répandaient la connaissance sur les essences odorantes en Espagne et  dans le Midi. Durant le Haut Moyen-âge , l’usage du parfum fut associé au romantisme des poèmes et des chansons.

Entre l’époque des croisades et le 14 ème siècle , les contacts répétés avec la culture Arabe ont développé chez les européens un goût prononcé pour les effluves épicées ( lavande , romarin …), un brin d’orientalisme. Dans les villes impériales comme Strasbourg, Francfort, Nuremberg, Augsbourg ou Ratisbonne , on accordait à certaines substances exotiques- pomme d’ambre- des vertus prophylactiques et thérapeutiques anti – épidemiques grâce au nettoyage supposé de l’air pestilentiel ( litteralement lié à la peste).

Parfum aux temps modernes

Testeur Chypre Photo VB
Testeur Chypre ©VB

Avec l’avènement d’une meilleure hygiène , on produit des parfums plus légers à bases plus scientifiques , créées par alchimie. Les premières écritures sur la nature des odeurs au parfum agréable a pparaissaient. Les grands découvreurs comme Vasco de Gama ou Christophe Christophe Colomb  sont rentrés à la maison avec de nouvelles  matières  exotiques provenant  d’Asie et d’Amérique . Dans le même temps , Grasse et Venise se développent peu à peu en comptoirs commerciaux pour les parfums de l’Orient et fournissent entièrement l’Europe .

A la cour de roi Louis XV, les parfums étaient portés  à l’excès . Pour cette raison on l’appelait aussi à la cour du parfum. La madame Pompadour doit avoir utilisé des quantités énormes de parfums pour se maintenir la faveur de son roi !Dans cet environnement, les premières marques de parfums naissent à Paris . Après la révolution française, le fait de parfumer était mal vu . C’est Seulement sous Napoléon que l’Eau de Cologne a retrouvé ses lettres de noblesse.

Flacon d’une épave sur le fond de la mer

En 2011 on trouvait dans l’épave de bateau de Mary Celestia datant de la guerre civile américaine, un flacon de parfum. Le bateau avait sombré le 6 septembre 1864 seulement 800 mètres devant la côte des Bermudes. . C’est dans la proue que l’on a retrouvé des bouteilles de vin  ainsi que les restes d’une caisse de vin mais aussi des chaussures de femmes, des brosses de dames et une bouteille de parfum. Le flacon  est resté pendant 150 ans dans l’épave sur le fond de la mer. Parmi les survivants du naufrage se trouvaient Charles Francis Middleton, un ingénieur de 33 ans de Georgetown (South Carolina, États-Unis). après  sa dernière lettre à son épouse du 16 décembre 1864 , il fut évident que le parfum était un cadeau pour sa bien-aimée qui disposait d’un goût excellent.

La bouteille portait la gravure Piesse et Lubin London. Elle contenait le liquide et une bulle d’air. Pour ne pas détruire le contenu, les scientifiques décidaient de ne pas ouvrir la bouteille, mais de les cacheter d’abord provisoirement avec la cire et de la conserver dans une eau à la température approximative de celle dans laquelle celle-ci avait été retrouvée. Le flacon a laissé échapper des effluves  de Zitrus, bois de roses, notes animales, Ambre et musc. En 1857 ,  George William Septimus Piesse a écrit  The Manière of Perfumery dans lequel  il expliquait non seulement, comment  on pouvait extraire des huiles naturelles des plantes et fleurs, mais aussi comment produire des parfums synthetiques , bien que le parfum contenu dans le flacon retrouvé ne contienne que des substances naturelles , peut-être était-ce Oponax  qui en ce temps-là  , était le parfum de maison le plus populaire , vraisemblablement à base d’une plante locale de Sicile.Comme le parfum ne comportait que des ingrédients naturels, il était plus facile de le reconstituer. L’ambre sécrété par la baleine et le musc obtenu jadis des sécrétions de la glande anale de la civette, un chat éthiopien, sont remplacés de nos jours par leurs équivalences synthétiques.

La nouvelle version du parfum a des senteurs de pamplemousse et de néroli avec un peu de bois de rose et des notes légères d’ambre et de musc. Très clair, très élégant. En commémoration de l’année du naufrage 1864, une édition limitée de la nouvelle version du parfum fut mise en bouteille sous le nom de Mary Celestia. La réplique est présentée au sein de l’exposition, empaquetée comme l’original de l’épave dans une caisse de bois.

Parfum et haute couture

1911 ouvrit une ère nouvelle lorsque le créateur de mode Paul Poiret présentait son premier parfum. Poiret fut le premier créateur à présenter ses esquisses reliées et publiées sous la forme d’un catalogue de haute couture. En opposition à ceux de ses collègues, les modèles de Poiret se portaient de façon innovante sans corset, non seulement avec chic, mais avec une extrême élégance – une révolution de son temps. Il promut les jupes-culottes, jusqu’alors socialement agréées seulement pour les cyclistes. L’entreprise fut nommée Parfums de Rosine en hommage à sa fille aînée Rosine. Pour ses créations basées sur le parfum de la rose, Paul Poiret mérite bien plus tôt que Coco Chanel le titre de créateur de parfums haute couture.

En 1921, Coco Chanel mit sur le marché Chanel No 5, aujourd’hui encore célèbre dans le monde entier. Le parfum devint alors l’incarnation du luxe. Il est le parfum le plus célèbre du 20e siècle et le premier conçu sur une base entièrement synthétique. Coco Chanel a ainsi inclus les parfums dans son empire de la haute couture et a demandé dans ce but au nez de la cour des tsars russes de lui créer dix parfums. Elle en choisit finalement le cinquième parfum le 5 mai 1921, Chanel No 5, aux notes florales. Le parfum est composé de 80 ingrédients.

Une vague de parfums de créateurs célèbres déferla alors, par exemple de Charles Frédéric Worth, Lanvin et Rochas. Carven, Balmain, Christian Dior et Nina Ricci suivirent après la Deuxième Guerre mondiale. Certains de ces flacons de parfum uniques sont présentés dans l’exposition. On notera aussi le flacon de Jean-Paul Gaultier en forme de buste féminin, inspiré de la création de Schiaparelli et de son parfum Shocking de 1937.

Les parfums d’aujourd’hui

Angleterre 1975 Pauline Solvent Photo VB
Angleterre 1975 Pauline Solvent©VB

On trouve de nos jours une multitude de parfums présentés par divers fournisseurs importants. L’identité de chaque parfum est définie par son nom et par les éléments de sa présentation. Ces derniers ont la fonction de concrétiser le nom. Du fait de l’utilisation de substances synthétiques et de la complexité croissante des parfums, les noms descriptifs de fleurs ne suffirent plus et ils furent remplacés par des noms plus inspirés. Lorsqu’un parfumeur inventait un nom particulièrement original pour l’un de ses parfums, il était souvent imité sur-le-champ par les autres et il était ainsi à l’origine d’une mode.

Des milliers de concurrents tentent aujourd’hui de commercialiser plutôt habilement leurs parfums. Tout nouveau parfum a besoin d’une histoire originale, ainsi que d’un visage connu pour une commercialisation optimale. Notons les budgets importants nécessaires au lancement d’un nouveau parfum. Malgré cela, 97% des nouvelles parutions ne parviennent pas à s’imposer sur le marché et disparaissent au bout de quelques années. Cela indique que le parfum ne peut pas être assimilé à un produit de masse, car il doit souligner le caractère individuel d’une personne. Le futur nous dira si l’individualisme croissant de nos sociétés entraînera aussi une individualisation du parfum.

Le langage des parfumeurs

Parfumeurs et fabricants de senteurs ont développé leur propre langage au fil du temps. On parle par exemple de note de tête, de cœur et de fond. La note de tête désigne les accords fugitifs comme les senteurs d’agrumes. Les notes de fond sont les composants d’un parfum qui restent le plus longtemps sur la peau. Ce sont les substances lourdes comme le musc, le bois de santal et le patchouli. Entre la note de tête et de fond se trouve la note de cœur qui doit relier les deux premières entre elles. Elle possède le plus souvent un caractère floral. Les représentants classiques de la note de cœur sont la rose et le jasmin. La note de cœur peut aussi être composée par certaines épices comme le gingembre. L’épanouissement d’un parfum sur la peau avec ses trois notes est appelé le déroulement d’un parfum.

Les caractéristiques et les ingrédients appartiennent aussi au lexique. La ténacité indique la durée de persistance du parfum sur la peau. Afin de renforcer cette caractéristique, on utilise des fixateurs. Ceux-ci ne possèdent pas d’odeur propre prononcée, mais soutiennent l’épanouissement odorant d’autres parfums. Le benjoin, un fixateur typique, se fabrique à partir de la résine de gomme de Styrax, un arbre tropical. Le patchouli est un buisson qui pousse en Amérique du Sud et en Asie. Ses feuilles fournissent l’huile à l’odeur terreuse, boisée et sucrée. Le patchouli est particulièrement employé dans les créations orientales. Le vétiver est lui aussi un ingrédient mystérieux. Pourtant il s’agit de l’herbe douce d’Asie dont le parfum peut être caractérisé de terreux, lourd et boisé. Son caractère masculin le prédestine à un emploi comme fixateur de parfums pour hommes.

Storp Collection – Drom Fragrances

Plus de 500 flacons de parfum issus de la collection Storp seront présentés à l’occasion de l’exposition temporaire. La collection fut fondée en 1911 par Bruno Storp et son épouse Dora. Leur passion commune aboutit à l’une des collections privées les plus importantes et imposantes. Aujourd’hui, plus de cent ans plus tard, elle s’est enrichie de 3000 pièces rares et précieuses. À sa tête se trouvent les deux petits-fils et présidents de Drom Fragrances, les frères Ferdinand et Andreas Storp.

En 2010, le musée fut ouvert au public. Certaines parties de la collection sont présentées à l’occasion d’expositions temporaires choisies à Venise, New York, ainsi que dans l’exposition permanente du nouveau Grand Musée du Parfum à Paris.

Drom Fragrances fut fondé en 1911; il s’agit d’une entreprise familiale en troisième génération. Avec ses 500 employés dans le monde entier, Drom Fragrances est l’un des dix plus grands fournisseurs du monde en matière de parfums. La maison produit une centaine de nouveaux parfums par jour pour près de 400 clients dans le monde entier. Les grandes maisons de haute couture en font aussi partie.

Les flacons présentés au sein de l’exposition sont les témoins hors du commun de l’habileté et du savoir des artisans d’époques et de pays différents. Or, argent, émail, pierres précieuses, ivoire, albâtre, porcelaine ainsi que d’autres matières furent utilisés pour la fabrication de flacons de parfum. C’est la première fois qu’un aussi grand nombre de flacons de la collection Storp est exposé en dehors de la maison-mère de Munich.

L’exposition présente aussi trois parfums qui datent d’une époque lointaine et que nos nez modernes ne percevraient plus comme une odeur agréable. Cette possibilité est offerte par les parfumeurs de Drom Fragrances qui peuvent recourir à des recettes centenaires. Un de ces manuscrits rares de recettes est présenté dans l’exposition – la version numérique permet de feuilleter les recettes. Sans oublier douze parfums issus de différentes familles de parfums comme orientale, fougère, chypré, etc.

La différence subtile entre eau de toilette, eau de Cologne et eau de parfum

Lors de l’achat d’un parfum, on a souvent l’embarras du choix entre une eau de parfum, une eau de toilette et parfois une eau de Cologne. Mais quelle est la différence – hormis le prix? Elle réside dans la concentration du parfum. L’eau de parfum contient en général un concentré de parfum de 10 à 14%. Le parfum est intensif, on l’utilise avec parcimonie. Sa volatilité est plus faible que celle des autres versions. Une véritable eau de parfum peut embaumer durant plusieurs jours.La teneur de l’eau de toilette en parfum est moindre. La concentration atteint le plus souvent 6 à 9%. Le parfum à une volatilité supérieure et il faut en appliquer davantage. Les ingrédients  peuvent être différents de ceux de l’eau de parfum. L’eau de Cologne ne désigne pas l’eau de senteur 4711. L’eau de Cologne fut conçue à l’origine comme eau de rafraîchissement et elle contenait ainsi seulement entre 3 et 5% d’ingrédients. Elle est très volatile et représente en règle générale la version la moins onéreuse d’un parfum.

Atelier et concours

Nos ateliers dans le cadre de l’exposition temporaire permettent aux adultes et aux enfants à partir de 6 ans de créer leur petite bouteille de parfum individuelle. Il est aussi possible de définir son type de parfum et d’emporter le résultat chez soi. Les matériaux, les peintures et les flacons sont gracieusement mis à disposition. L’inscription n’est pas nécessaire. Laissez-vous séduire et inspirer par de grandes idées originales venues d’ailleurs. Qui sera capable de traduire ces délicates sources d’inspiration en créations magnifiques? Le vainqueur respirera alors le splendide parfum de la chance au sein de notre concours. Les flacons nécessaires à la participation au concours sont mis gracieusement à disposition par le Spielzeug Welten Museum Basel à partir du 21 octobre 2017. Tous les flacons seront exposés et soumis au vote dans nos vitrines en janvier 2018.

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Informations pratiques

Heures d’ouverture

Musée, du mardi au dimanche de 10 à 18 h

Musée, en décembre, tous les jours de 10 à 18 h

Ristorante La Sosta et Boutique, tous les jours de 9 h 30 à 18 h

Le Spielzeug Welten Museum Basel accepte le Passeport Musées Suisses et le PASS-Musées.

Entrée CHF 7.–/5.–

Enfants jusqu’à 16 ans gratuits et seulement accompagnés d’un adulte.

Spielzeug Welten Museum Basel 

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