Fondation Louis Vuitton La collection du Moma

samedi 18 novembre 2017 par

Fondation Vuitton Exposition Moma Photo VBFondation Vuitton Exposition Moma ©VB

” Etre moderne ” 200 chefs-d’oeuvre du MOMA accrochés à la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 5 mars 2018

Fondation Louis Vuitton Photo VBFondation Louis Vuitton ©VB

NEW YORK & PARIS, le 17 juillet 2017 — Organisée par la Fondation Louis Vuitton et le Museum of Modern Art de New York, l’exposition « Etre moderne : le MoMA à Paris » réunit un ensemble représentatif d’œuvres dont le MoMA a fait l’acquisition depuis sa création en 1929. Présentée du 11 octobre 2017 au 5 mars 2018, l’exposition comprend des chefs-d’œuvre allant de la naissance de l’art moderne à la période la plus contemporaine, en passant par l’abstraction américaine, le minimalisme et le pop art.

Parmi les 200 pièces présentées à la Fondation Louis Vuitton figurent des chefs-d’œuvre de Paul Cézanne, Gustav Klimt, Paul Signac, Ernst Ludwig Kirchner, Pablo Picasso, Henri Matisse, Giorgio de Chirico, Edward Hopper, Max Beckmann, Ludwig Mies van der Rohe, Marcel Duchamp, Francis Picabia, Alexander Calder, René Magritte, Walker Evans, Yayoi Kusama, Willem de Kooning, Barnett Newman, Jasper Johns, Yvonne Rainer ou Frank Stella…

« Etre moderne : le MoMA à Paris » est co-organisée par le Museum of Modern Art à New York et la Fondation Louis Vuitton, sous la direction de Glenn Lowry (directeur, Museum of Modern Art depuis 1995) et de Suzanne Pagé (directrice artistique, Fondation Louis Vuitton). Le commissaire de l’exposition est Quentin Bajac (The Joel and Anne Ehrenkranz Chief Curator of Photography), assisté de Katerina Stathopoulou (commissaire-assistante, MoMA) en collaboration avec Olivier Michelon pour la mise en place à Paris (Conservateur, Fondation Louis Vuitton). La section relative aux archives est organisée par Michelle Elligott (chef des archives, bibliothèque et collections de  recherche, MoMA).

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” Etre et rester moderne ” : New-York se place à quelques encablures de Paris pour les amoureux de l’art contemporain

  Glenn Lowry , directeur du MoMa et Bernard Arnault , président de la Fondation Louis Vuitton , n’en sont sont pas à leur coup d’essai , le premier ayant confié notamment en 2015 quelques tableaux de Kandinsky pour illustrer l’exposition Les clés d’une passion . Cette fois-ci , l’affaire est d’envergure , les oeuvres confiées – transportées et assurées- ayant mobilisé 30 convois NY-Paris, on n’ose imaginer le montant des assurances requises . Cela dit, la Fondation Louis Vuitton , blottie dans les enchevêtrements lumineux d’une voile déployée aux quatre vents imaginée par l’ingènieux Frank Gehry au coeur du Bois de Boulogne , nous offre la plus belle occasion de faire un saut au Museum of Modern Art de New-York sans traverser l’Atlantique . Le Moma : un écrin prestigieux créé entre deux guerres- 1929- par la  grâce de mécènes new-yorkais pour mettre à l’abri les chefs d’oeuvre d’artistes de renom , parfois menacés de disparition par la barbarie nazie arguant de sa subtile invention d’appartenance  à une catégorie nommée art dégénéré ( théorie fumeuse ayant tout de même abouti au décrochage de 16000 oeuvres des cimaises des musées nationaux ). Le Moma , ce musée extraordinaire a pris ses quartiers dans les salles de la Fondation Louis Vuitton le temps d’engager la construction d’ un nouveau bâtiment .

Cette expansion prévue pour 2019 bénéficie au public hexagonal qui du coup peut admirer des toiles , des sculptures ou des photographies encore jamais montrées en France comme  L’oiseau dans l’espace de Constantin Brancusi (1928), Identical Twins, de Diane Arbus (1967) , Campbell’s Soup Cans d’Andy Warhol (1962) , Tomb de Philip Guston (1978) , (Untitled) « USA Today » de Felix Gonzalez-Torres (1990) , 144 Lead Square de Carl Andre (1969) …

“Être moderne “ selon Bernard Arnault , c’est être tourné vers le futur, pour le construire , le maîtriser, et s’y affirmer, demain comme hier, avec confiance et détermination.

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Quatre niveaux d’exposition pour un parcours historique de l’art moderne

L’exposition “ Être moderne “ s’ouvre par une salle consacrée au « premier MoMA » et se conclut par une sélection d’acquisitions récentes.
Lors de sa création en 1929, le MoMA d’Alfred H. Barr apparaît comme le prototype du musée d’art moderne, celui qui définit le « canon » de la modernité. Ses collections reflètent alors les différents mouvements artistiques européens – l’exposition inaugurale du Musée est consacrée à Cézanne ( Baigneuse acquise en 1934), Gauguin, Seurat, Van Gogh – non sans témoigner d’une ouverture quasi immédiate envers l’art américain contemporain (Cf. Maison près de la voie ferrée d’Edward Hopper, acquise en 1930 grâce à un don de la famille Singer), et par la volonté de décloisonner les disciplines , en témoignant , des objets plus proches du design industriel comme les roulements à bille ( acquis en 1934)  ou encore une video du premier Walt Disney( Steamboat Willie acquise en 1936).

Au rez-de-bassin, galeries 1 et 2, la première salle réunit des oeuvres telles que le Baigneur de Cézanne, L’Atelier de Picasso, à côté de photographies de Walker Evans, de films d’Edwin Middleton… et de pièces mécaniques.
La deuxième salle présente divers courants de la modernité européenne, tels que le postimpressionnisme (Signac, Opus 217), le futurisme (Boccioni, États d’âme), les grandes figures du XXe siècle (Picasso, Jeune Garçon au cheval ; Matisse, Poissons rouges et Palette, Paris, quai Saint-Michel), le dadaïsme (Picabia, M’Amenez-y), le surréalisme (De Chirico, Gare Montparnasse (La Mélancolie du départ) ; Dalí, Persistance de la mémoire ; Magritte, Le Faux Miroir) et l’abstraction (Mondrian,Composition en blanc, noir et rouge ; Malevitch, Composition suprématiste : blanc sur blanc).
L’ouverture du musée vers l’Europe centrale apparaît avec la toile de Klimt, Espoir 2, et les conflits des années 1930 sont évoqués au travers du triptyque de Max Beckmann, Le Départ. La pluridisciplinarité des collections s’affirme avec la présentation de films (Eisenstein, Disney), de photographies (Lisette Model, Alfred Stieglitz) et d’œuvres graphiques (Gustav Klutsis).
Dans les années 1939-1960, le passage de témoin de la modernité s’effectue de l’Europe vers les États-Unis. S’affirment alors les expressionnistes abstraits tels que Jackson Pollock (Echo No. 25 ; The She-Wolf), Mark Rothko (No. 10), Willem de Kooning (Woman I) et Barnett Newman (Onement III).

Jackson Pollock the she-wolf 1943©VBJackson Pollock the she-wolf 1943©VB

Au rez-de-chaussée (galerie 4), Wall Drawing #260, 1975, de Sol LeWitt introduit le visiteur à deux nouvelles esthétiques nées dans les années 60 : l’art minimal et le Pop art. On y trouve, d’une part, l’abstraction géométrique et minimale d’Ellsworth Kelly (Colors for a large wall), de Frank Stella (The Marriage of Reason and Squalor, II), de Carl Andre (144 Lead Square), en dialogue avec l’architecture moderne de Mies van der Rohe. D’autre part, des œuvres pop fondées sur les principes de série et de répétition, inspirées des cultures médiatiques et populaires, où l’on retrouve Andy Warhol (Double Elvis ; les Campbell’s Soup Cans ; Screen Tests), Roy Lichtenstein (Drowning Girl), ou encore Romare Bearden (Patchwork Quilt) …
La photographie est ici présente à travers Diane Arbus (Identical Twins) et un ensemble de clichés anonymes. L’accrochage présente également des objets de design iconiques, telle la légendaire Fender Stratocaster Electric Guitar.

Fender Stratocaster electric guitar modèle 1957 Photo VBFender Stratocaster electric guitar modèle 1957©VB

Au premier étage, les galeries 5 et 6 s’ouvrent aux nouvelles expressions développées, dès le milieu des années 1960, autour du corps et de l’identité. Les formes classiques sont revisitées, ainsi de la peinture (Philip Guston, Christopher Wool…) et de la sculpture (Joseph Beuys, Cady Noland, Felix Gonzales-Torres). Les œuvres sont radicalement transformées par l’apport de l’installation, de l’action, de la performance tandis que de nouvelles techniques, comme la vidéo (Bruce Nauman) et la light box (Jeff Wall) reformulent les processus de création. Un nouveau traitement de l’image apparaît (Barbara Kruger), ainsi qu’un engagement envers d’autres univers et d’autres identités (David Hammons, Juan Downey, Lynn Hershman Leeson).
La danse (Yvonne Rainer), la vidéo et la performance (Laurie Anderson) entrent alors dans l’espace du musée.
Cindy Sherman y est présente avec l’intégralité de la série des « Film Stills » composée de 70 photographies où s’exprime l’agencement de ses identités multiples.

Au deuxième étage, galerie 8, Measuring the Universe de Roman Ondak témoigne d’une nouvelle relation de l’individu à l’art et au monde.
Galeries 9 et 11, l’accrochage propose un ensemble d’œuvres contemporaines du monde entier dont la plupart ont été acquises par le MoMA ces deux dernières années. Des artistes issus de zones géographiques encore peu présentes dans les collections y trouvent désormais leur place (Iman Issa, Egypte et Asli Cavusoglu, Turquie).
La peinture (Mark Bradford ; Rirkrit Tiravanija), la sculpture (Trisha Donnelly ; Cameron Rowland), la photographie (LaToya Ruby Frazier) répercutent les enjeux formels, technologiques et identitaires d’aujourd’hui. L’artiste Lele Saveri aborde quant à lui la question d’appartenance à une communauté avec son oeuvre The Newsstand. Initialement présentée dans une station de métro de Brooklyn, elle contient des centaines de zines, ces publication auto produites au faible tirage et destinées à un public très limité. Cette oeuvre peut être considérée comme le pendant des 176 emoji présentés dans l’exposition utilisés au quotidien sur tous les téléphones portables.
L’architecture est aussi présente à travers les projets pour Roosevelt Island, New York de Rem Koolhaas.
L’informatique et Internet également avec le Google Maps Pin de Jens Eilstrup Rasmussen, l’arobase stylisée par Ray Tomlinson et Videogames de Tomohiro Nishikado et de Dave Theurer.
Galerie 11, une grande installation vidéo de Ian Cheng s’invente à l’infini grâce à un programme informatique autogénéré.

Lele Saveri Le Kiosque The Newsstand 2013-2014 Photo VBLele Saveri Le Kiosque The Newsstand 2013-2014©VB

Galerie 10, l’exposition se clôt sur une œuvre sonore de Janet Cardiff, Forty-Part Motet (2001), dont l’installation in situ a été pensée en relation directe avec l’architecture de Frank Gehry.

Concernant la Fondation Louis Vuitton

La Fondation Louis Vuitton est une institution culturelle privée d’intérêt public située dans le bois de Boulogne à Paris. Elle a été créée grâce à la philanthropie d’entreprise du groupe LVMH/Moët Hennessy Louis Vuitton et de son président, Bernard Arnault. La Fondation se concentre sur les artistes modernes et contemporains, qu’elle présente au public du monde entier. C’est l’une des fondations les plus importantes de France, et d’Europe.
Le bâtiment, dessiné par l’architecte Frank Gehry, constitue le manifeste artistique de la Fondation et, par son originalité, il est une expression majeure du patrimoine urbain français et international du XXIe siècle. La programmation vise à encourager la connaissance et la présentation de l’art contemporain en constituant un fonds permanent d’oeuvres d’art, en élaborant un programme d’expositions et en commanditant des œuvres nouvelles à des artistes contemporains.
Par ses collections et sa programmation, la Fondation est profondément enracinée dans l’histoire des mouvements artistiques des XXe et XXIe siècles.

FONDATION LOUIS VUITTON 

Fondation Louis Vuitton Photo VBFondation Louis Vuitton©VB

Pour ceux d’entre nous qui s’interrogent encore sur l’utilité de l’art , tenant compte de l’idée que la poussière est un maeström grouillant de parasites qui font obstacle au bonheur ,  méditons la-dessus :

” L’art sert à se laver l’âme de la poussière de tous les jours “ Pablo Picasso 

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