Plaisir de lire : " Les Lettres et les Arts " de la toile au papier, enfin !

lundi 1 août 2011 par

Plaisir de lire : ” Les Lettres et les Arts ” de la toile au papier, enfin  !

Depuis le 13 juillet ,  les cahiers suisses de critique littéraire et artistique  “ Les Lettres et les Arts ” , fondée par Niklaus Manuel Güdel ,se feuillettent en vrai , une aubaine pour les réfractaires au monde du Web.

Pour ce n°9 de la revue , fidèlement scindée en ses 2 parties , littéraire et artistique, Niklaus Manuel engage son éditorial par cette observation : “ l’écrivain prend la parole à propos de tout et de rien “ toutefois , ” dans l’imaginaire collectif , un écrivain doit écrire  et un peintre doit peindre. Point.” Et de citer en qualité d’exception à la règle plusieurs artistes polyvalents des temps passés dont  le merveilleux “St Exupery , l’aviateur doublé d’une plume gracile , mais d’un esprit philosophique, d’un regard enfantin et d’un sens artistique”… Finalement , convenons avec Niklaus Manuel que ” Les écrivains ont beaucoup écrit sur la peinture ; les peintres ont beaucoup peint la littérature . Leur mérite est d’avoir jeté des ponts de l’un vers l’autre “.

Peut-être , ce premier numéro papier aurait-il pu comporter 3 parties dont la pièce rapportée  aurait représenté ce fameux pont  dont le contenu aurait pu  recueillir une somme  d’échanges  épistolaires entre artistes  et  écrivains  suivant une logique de relation binaire : le peintre à l’écrivain- l’écrivain au peintre – le peintre au peintre – l’écrivain à l’écrivain; les exemples sont légion  mais le ciment est toujours le résultat d’un savant mélange entre talent , la grâce venue du coeur , un certain sens de l’humanité et une admiration mutuelle ;pensons  à Modigliani et Cocteau ou Cendrars, Appolinaire et Picasso … Plus près , les hommages des uns aux autres comme Serra  et  Brancusi  réunis à la Fondation Beyeler à Bâle ( retrouvez l’article p 89 ).

Vincent Van Gogh écrivait  à son frère Theo en 1885  : ”

“je préfère peindre les yeux des hommes que les cathédrales, car dans les yeux, il y a quelque chose qu’il n’y a pas dans les cathédrales, même si elles sont majestueuses et qu’elles en imposent, l’âme d’un homme, même si c’est un pauvre gueux ou une fille de rue, est plus intéressante à mes yeux.(…).

C’est ça le lien :  l’artiste peintre  , l’écrivain , le sculpteur , le cinéaste , le photographe  sont  de vrais  humanistes ;  peu importe le moyen d’expression choisi , l’oeuvre va droit au coeur , voyez l’architecte Charlotte Perriand , élève de Le Corbusier , photographe de l’instant et de la douceur dans le regard d’un passant ou dans la pierre posée sur la grève.

Vous trouverez dans ce numéro 9 , grand format élégant de 128 pages :

-Un entretien exclusif avec Hélène Carrère d’Encausse par Niklaus Manuel  Güdel

-Un hommage à l’écrivain espagnol Jorge Semprun disparu en juin

ainsi que de nombreuses critiques d’ouvrages , de Julien Gracq à Isabel Allende en passant par une Casanova, impossible de ne pas y trouver votre bonheur

-Le dossier consacré à Odilon Redon- pas moins de 30 pages – peintre symboliste et coloriste de la fin du XIX ème, ( exposition récente au Grand Palais ) fait la liaison entre le cahier littéraire et le cahier artistique , où l’on trouvera :

-L’histoire de  la collection Hahnloser-Bühler ; la Villa Flora  à Winterthur est ouverte désormais au public où de nombreuses photographies du couple de collectionneurs sont présentées; une partie de la collection des Hahnloser est visible à la Fondation L’Hermitage à Lausanne jusqu’au 23 octobre 2011:

-Un article sur l’exposition Brancusi-Serra à la Fondation Beyeler qui se termine le 20 aout 2011.

-L’Orientalisme en Europe à la Vieille Charité à Marseille

-Des histoire de Soljenitsyne  en attendant le dossier du prochain numéro des ” Lettres et les Arts “.

Bien d’autres articles passionnants à découvrir sur papier ou sur internet www.les-lettres-et-les-arts.com Chaque dimanche , un  nouvel article en ligne.

PROCHAIN NUMERO EN KIOSQUE LE 26 OCTOBRE :

Dossier Soljenitsyne

Entretien exclusif avec Mario Botta

Carte blanche à Philippe Forest

La devise de la revue est de transmettre un savoir de haut niveau de manière accessible et de proposer un bel objet à un prix modéré :

CHF21 au numéro ; CHF 60 abonnement pour les 4 numéros annuels.

La revue est disponible dans les kiosques de Suisse Romande , dans les librairies Payot et chez quelques libraires independants

 


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