Paris Artistes et Robots au Grand Palais

Artistes et Robots cohabitent au Grand Palais jusqu’au 9 juillet 2018

Les robots nous veulent-ils vraiment du bien ? Les artistes ont une réponse

ORLAN et Orlanoïde Grand Palais 2018©VB
ORLAN et Orlanoïde Grand Palais 2018©VB

Encore eut-il fallu que ceux-ci eussent un semblant d’humanité , là est toute la question ! Au Grand palais , on est invité à jouer avec notre- quasi- alter-ego : le robot .

Les robots sont partout et depuis longtemps : juste à l’entrée de l’exposition du Grand Palais trône la machine à dessiner de Jean Tinguely , une fantaisie sortie de la tête de l’artiste en …1955 ! C’est dire comme la robotisation fait partie de la famille depuis belle lurette, et encore , il paraîtrait que les premiers robots – mécaniques d’allure humaine semblant fonctionner en toute autonomie -remonteraient à un temps précédent Aristote lui-même . Contentons-nous de nous souvenir paresseusement de Leonard de Vinci et tout de même pour le plaisir de Jacques de Vaucanson, qui inventa au siècle des Lumières 1738 le canard digérateur , un truc plutôt inutile de la race des automates et qui a surement inspiré l’ami Wim Delvoye et sa machine à caca.

Au début , du temps où les robots s’appelaient encore automates début XIXème , l’émerveillement était de mise , d’autant que lesdits s’appliquaient essentiellement à l’horlogerie , monde du raffinement par excellence ( cf horloger Jaquet Droz également inventeur de l’écrivain , du dessinateur et de la musicienne automates  ). Sautons allègrement 2 siècles pour découvrir  l’avènement des robots utiles , ceux qui  leur donnent  leur définition la plus basique , réductrice et obsolète capturée à la première ligne du tout puissant Google  : Machine à l’aspect humain dont le mécanisme automatique complexe peut se substituer à l’homme pour effectuer certaines opérations , j’ajouterais certaines tâches inutilement pénibles et répétitives, voir en 1962  le premier robot industriel de l’histoire , le bras mécanique de la  General Motors  dans le New-Jersey. Jusque là , tout va bien quoique le robot -aspirateur n’ait  toujours pas été suivi du robot -vaisselle d’après les informations de mon fils ( je plaisante ! ) .

Le robot serait  donc définitivement un être bienveillant qui effectuerait  les choses  déplaisantes à notre place sans râler , mieux , sans fatigue et plus vite . De là à nous remplacer , le pas a été franchi avec plus ou moins de bonheur  : la Chine a inventé un centre de tri sans employé , un certain nombre de petits malins ont inventé des robots-compagnons plus vrais que nature – glauque- , les restaurants japonais ont réglé la question du pourboire en remplaçant les serveurs par des robots, à San-Francisco , on livre les pizzas de la même façon, pourquoi pas remplacer un chef d’orchestre ou un journaliste…La liste est infinie.

A présent , on parle d’intelligence artificielle , le terme robot vous ayant un petit air désuet qui ne convient plus très bien à  notre 21ème siècle. Les robots savent désormais jouer – et gagner – aux échecs , skier- ou presque- aider au quotidien les personnes handicapées et… créér un nouveau tableau de Rembrandt ! Nous y voilà : Et si les algorithmes arrivaient même à remplacer les artistes ? Au grand Palais , la solution semble être d’inventer une collaboration intelligente et  humaine pour faire du numérique une alliée complice et non une ennemie imposée  incontrôlée . Le robot se place désormais au service de l’artiste.

 Artistes & Robots collaboration créative numérique 5 avril – 9 juillet 20

 “Les oeuvres effectuées par des robots appartiennent désormais à l’histoire de l’art “

Cette exposition invite tous les publics à expérimenter des œuvres créées par des artistes à l’aide de robots de plus en plus intelligents. Une trentaine d’œuvres nous donne accès au monde virtuel immersif et interactif, à l’expérience sensible du corps augmenté, de l’espace et du temps bouleversés. Dans une société de plus en plus machinisée, les artistes s’intéressent d’autant plus aux robots que l’intelligence artificielle est en train de bouleverser l’existence des humains et jusqu’à la condition de l’œuvre d’art : sa production, son exposition, sa diffusion, sa conservation, sa réception.

À ce jeu dangereux, ils ont une longue expérience : depuis les grottes préhistoriques, les artistes ont su jouer de leur milieu technique. Leur travail est d’autant plus surprenant qu’ils ont à leur service des logiciels de plus en plus puissants, qui donnent à l’œuvre une autonomie de plus en plus grande, une capacité de générer des formes à l’infini et une interactivité qui modifie le jeu en permanence. Les œuvres contemporaines présentées ici autour de quelques icônes de visionnaires (Tinguely, Schöffer, Molnar, Mohr ou Xenakis) donnent une bonne idée des interrogations des artistes qui sont aussi les nôtres .

Qu’est-ce qu’un artiste ? Qu’est-ce qu’une œuvre ? Que peut bien faire un robot que ne peut pas faire artiste? S’il est doté d’une intelligence artificielle, un robot a-t-il de l’imagination? Qui décide : l’artiste, l’ingénieur, le robot, la regardeuse, le regardeur, tous ensemble ? Peut-on parler d’une œuvre collective ?

L’exposition se déroule selon trois séquences :

1.  La machine à créer

Les robots s’activent et leurs mouvements sont parfois si drôles et si « physiques » qu’on leur prêterait volontiers une dimension animale ou humaine, voire une « psychologie ».

L’art et la littérature ont toujours rêvé de créatures artificielles capables de remplacer, voire de dépasser les humains. Au XIXème siècle, Mary Shelley invente un premier héros de science fiction, Frankenstein, l’inventeur d’un monstre qui finit par menacer de détruire l’humanité. Le mot « robot » est employé pour la première fois sur une scène de théâtre, à Prague, en 1920, dans une pièce de Karel Čapek, où les machines esclaves se révoltent.

Dès les années 1950, les artistes eux aussi bricolent des robots pour créer, peindre, danser, composer de la musique. Dans la lignée de pionniers (Schöffer, Tinguely, Paik), des créateurs de toutes les disciplines investissent les champs numériques, avec à leur service des outils qui donnent à leurs robots une autonomie croissante. Les machines gagnent en indépendance et leurs mouvements sont parfois si physiques qu’on leur prêterait presque une dimension animale ou humaine, voire une psychologie.

Jean Tinguely, Nam June Paik, Nicolas Schöffer, Leonel Moura, Patrick Tresset, So Kanno et Takahiro Yamaguchi, J. Lee Thompson, Arcangelo Sassolino.

2.  L’œuvre programmée

Le robot devient invisible, son programme informatique et algorithmique intègre l’œuvre et tout savoir-faire disparaît au profit de la magie des formes générées à l’infini et qui changent en fonction des mouvements du corps des regardeuses et des regardeurs. Manfred Mohr, Vera Molnar, Iannis Xenakis, Demian Conrad, Raquel Kogan, Ryoji Ikeda, Pascal Dombis, Elias Crespin, Jacopo Baboni Schilingi, Edmond Couchot et Michel Bret, Miguel Chevalier, Joan Fontcuberta, Michael Hansmeyer et Peter Kogler. Avec les programmes informatiques et algorithmiques, la technique disparaît au profit de formes générées à l’infini et qui peuvent changer en fonction du mouvement des corps. Les artistes ne passent pas de la réalité au rêve ni du matériel au virtuel, ils expérimentent de nouvelles techniques. Leur palette est un tableau de nombres aux combinaisons illimitées. La question du tempo devient fondamentale et tout va très vite : aussitôt pensé, aussitôt fait. Les formes naissent de l’ordinateur en temps réel. Les images prolifèrent, s’effacent pour laisser place à d’autres, qui se métamorphosent à leur tour. Elles deviennent si autonomes qu’elles semblent remettre en question l’autorité de l’artiste qui délègue à la machine une partie de son pouvoir. On sait comment l’œuvre commence mais pas quand ni comment elle finira.

3.  Le robot s’émancipe

Le Deep Learning rend le robot de plus en plus intelligent et actif au point qu’il peut non seulement rivaliser avec l’humain mais l’augmenter, fusionner avec lui, le narguer, le doubler ?

Christa Sommerer et Laurent Mignonneau, Catherine Ikam et Louis Fléri, Stelarc, Nicolas Darrot, Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Koji Fukada, Oscar Sharp, Daft Punk, Pascal Haudressy, Memo Akten, ORLAN, Takashi Murakami.Des oeuvres immersives, des tableaux, des sculptures, des mobiles, du cinéma, du design, et de la musique: toutes les créations présentées dans cette exposition sont le fruit de collaborations entre des artistes et des programmes robotiques inventés et mis au service de l’art. Des programmes informatiques non seulement intelligents, mais aussi génératifs de formes et de figures inédites qui donnent à voir et à penser.

Focus subjectif sur les artistes exposés : ” Le robot ne créé plus à partir de l’homme ou contre lui …mais avec lui .”

 

ORLAN et Orlanoïde Grand Palais 2018©VB
ORLAN et Orlanoïde Grand Palais 2018©VB

ORLAN Née à Saint-Étienne, en 1947 Vit et travaille à Paris et New York

Pour le moment , ORLAN n’a pas à martyriser son propre corps pour exprimer son art multiple , son Orlanoïde s’en charge pour elle . De part et d’autre d’Orlanoïde , ORLAN nous parle en 3D , elle dicte via des écrans une série de textes qu’Orlanoïde répète parfaitement  : le nom d’ORLAN s’écrit chaque lettre en majuscule car ORLAN ne veut pas rentrer dans les rangs , ne veut pas rentrer dans la ligne .. L’oeuvre Strip- Tease electronique et verbal . L’oeuvre est basée sur le deep learning , une forme d’intelligence artificielle . L’idée est de nous interpeller sur les enjeux génétiques et technologiques de notre société.

Pour son installation au Grand Palais lors de l’exposition Artistes & Robots, l’artiste ORLAN fait appel à l’intelligence collective.Participez à l’oeuvre d’une grande artiste en répondant au questionnaire de Proust !

Les réponses peuvent être courtes ou longues, elles seront utilisées de manière anonymes.

Merci à tous.

 Adresse e-mail obligatoire *

ORLAN

Miguel Chevalier Né à Mexico, en 1959 Vit et travaille à Paris

Miguel Chevalier Extra- Natural 2018 ©VB
Miguel Chevalier Extra- Natural 2018 ©VB

Oeuvre participative , les mouvements du regardeur modifient la structure de l’image :Le travail de Miguel Chevalier, pionnier de l’art virtuel et numérique, est à la fois expérimental et multidisciplinaire. Depuis 1978, il utilise l’informatique en tant que moyen d’expression artistique. À partir de références prises dans l’histoire de l’art et reformulées à l’aide d’outils informatiques, ses œuvres étudient et explorent des thèmes récurrents comme la nature et l’artifice, les flux et les réseaux, et le développement urbain. Chevalier s’intéresse particulièrement aux images hybrides, génératives et interactives. […]

Edmond Couchot et Michel Bret Né à Paris, en 1932 / Né à Lyon, en 1941

Vit et travaille à Paris / Vit et travaille à Saint-Leu-la-Forêt

Pionniers de l’art numérique en France, Michel Bret et Edmond Couchot sont professeurs émérites et cofondateurs du Département des arts et technologies de l’image à l’Université de Paris-VIII.

En 1976, Bret commence par développer son propre logiciel d’animation 3D en temps réel, Anyflo, utilisé dans la création des Pissenlits. À la fois artiste et chercheur, il a réalisé de nombreux films, utilisant l’image de synthèse, mais aussi des installations qui mettent en scène des acteurs virtuels « intelligents ». Couchot, plasticien d’origine, a publié de nombreux articles et cinq ouvrages sur les relations entre l’art et la technologie, particulièrement dans les domaines des technologies de l’image et de l’ordinateur. Son approche artistique s’intéresse dès ses débuts à la science. Ainsi, en 1965, il conçoit des systèmes cybernétiques qui réagissent au son et invitent à la participation du spectateur. Plus récemment, il a réorienté sa recherche vers l’impact des sciences cognitives et de la technologie sur les théories de l’art et de l’esthétique. […]

Edmond Couchot Michel Bret Les pissenlits 1990 ©VB
Edmond Couchot Michel Bret Les pissenlits 1990 ©VB

Les colonnes de dentelle de Michael Hansmeyer Né à Bonn, en 1973

Vit et travaille à Vienne et Zurich

Michael Hansmeyer se présente comme un « architecte computationnel ». Sa double formation d’architecte et de programmeur informatique lui permet d’explorer le digital en tant qu’outil de création et de construction de formes architecturales. Dans cette démarche, il entend créer des « outils pour dessiner le non-dessinable et imaginer l’inimaginable ». […]

Michael Hansmeyer Astana Columns 2017©VB
Michael Hansmeyer Astana Columns 2017©VB

Raquel Kogan Née à São Paulo, en 1955 Vit et travaille à São Paulo

Raquel Kogan s’intéresse depuis toujours aux paysages construits et aux technologies. Après avoir étudié l’architecture, elle débute sa carrière artistique, en 1999, avec une exposition de gravures et de peintures à la Galerie Monica Filgueiras, dans sa ville natale, São Paulo. Au début des années 2000, sa pratique évolue vers les nouveaux médias et profite de leurs qualités interactives. […]

Faisant appel à la technologie et aux médias digitaux dans leur dimension interactive, Kogan anime ses pièces en prenant en compte non seulement la présence, mais aussi la participation des spectateurs.

Peter Kogler Né à Innsbruck, en 1959 Vit et travaille à Vienne

Le travail de l’artiste multimédia Peter Kogler aborde les domaines de l’architecture, du cinéma, des médias numériques, et il évoque le minimalisme et le Pop Art. Ses œuvres emploient un vocabulaire de motifs – la fourmi, le tuyau, le cerveau et le labyrinthe – dont il se sert pour créer des dessins et des objets en carton, pour ensuite, au début des années 1990, les transformer en représentations spatiales. À l’aide d’un logiciel, il retravaille ces motifs pour développer une nouvelle approche de la fresque et du papier peint dans une perspective architecturale plus globale, faisant de l’espace d’exposition une partie intégrante de son travail. […]

 

Peter Kogler Untitled Illusions d'optique©VB
Peter Kogler Untitled Illusions d’optique©VB

Takashi Murakami Né à Tokyo, en 1962 Vit et travaille à Tokyo

Murakami Le moine robot 2015©VB
Murakami Le moine robot un auto-portrait 2015©VB

[…] Takashi  Murakami appartient à la génération néo-pop qui est apparue après l’éclatement de la     bulle économique japonaise à la fin des années 1980. Il fusionne des éléments de la culture populaire contemporaine japonaise comme le manga et l’anime avec l’héritage artistique traditionnel du pays, de l’iconographie bouddhiste à la peinture excentrique de la période Edo. À travers son travail, il développe une critique de la culture contemporaine du Japon ainsi que de l’influence occidentale sur celle-ci en mélangeant les codes de l’art d’élite et de la culture populaire. […]

Nam June Paik Séoul, 1932-2006, Miami

[…] En 1962, il rejoint le groupe artistique Fluxus issu du mouvement Dada qui mélange musique, performance, arts plastiques et écriture. L’œuvre de Nam June Paik se compose d’installations vidéo dans lesquelles il introduit des instruments de musique et des moniteurs de télévision qu’il détourne de leur fonction initiale. Son œuvre manipule, superpose, altère, étire les images et les sons, jusqu’à les rendre méconnaissables. […]

Arcangelo Sassolino Né à Vicence, en 1967 Vit et travaille à Vicence

Arcangelo Sassolino utilise les machines et la mécanique pour explorer les propriétés physiques de la force. Ses sculptures et installations cinétiques, souvent réalisées avec la collaboration d’experts et d’ingénieurs, emploient des matériaux industriels tels que l’acier, le verre ou le béton pour scruter les forces appliquées par ou sur un objet. En utilisant des machines industrielles à la fois puissantes et précises, l’artiste révèle le comportement imprévisible des matériaux exposés à des pressions ou des tensions extrêmes. […]

Nicolas Schöffer Kalocsa (Hongrie), 1912-1992, Paris

Nicolas Schöffer est un artiste multidisciplinaire, connu pour ses sculptures animées d’un mouvement mécanique, de lumière et de son. Dans le domaine de la musique, il a fréquemment fait appel au compositeur de musique concrète Pierre Henry. Ses premières sculptures en métal datent du milieu des années 1940 et reflètent les influences modernes du constructivisme et du néoplasticisme. Il explore le spatiodynamisme à partir de la fin des années 1940, intégrant en 1957 la lumière (luminodynamisme) et, en 1959, le temps (chronodynamisme) pour créer des œuvres d’abord cinétiques puis programmées. […]

Stelarc Né à Limassol (Chypre), en 1946 Vit et travaille en Australie

L’artiste performeur Stelarc utilise son propre corps comme moyen d’expression. De 1976 à 1988, il a mis en scène vingt six suspensions corporelles dans divers lieux et positions et dans des situations extrêmes avec des crochets insérés dans sa peau. Il a également réalisé des expérimentations à partir d’une série d’interfaces utilisant des instruments médicaux, des prothèses, des éléments de robotique, des systèmes de réalité virtuelle, Internet et la biotechnologie pour créer des « Architectures anatomiques alternatives ». […]

Jean Tinguely  Fribourg, 1925-1991, Berne

Tinguely est un précurseur majeur dans l’art de la seconde moitié du XXe siècle connu pour ses œuvres ci- nétiques. Dans un esprit néo-dada et ironique, il a utilisé les machines, leurs mouvements, leurs fonctions, leurs bruits, leur poésie potentielle. Il nous oblige à nous demander ce qu’est une œuvre et en quoi consiste le rôle de l’artiste,des regardeuses et des regardeurs. […]

 

Patrick Tresset Né à Noyon, en 1967 Vit et travaille à Londres

L’artiste français Patrick Tresset crée et expose des installations théâtrales autour d’agents robotiques en tant qu’acteurs qui sont des évocations de l’humanité. Ces installations utilisent des systèmes informatiques qui introduisent des aspects artistiques, expressifs et obsessionnels dans les comportements des robots. Tresset utilise également les robots qu’il crée pour explorer de nouveaux aspects de la pratique du dessin. […]

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Artistes et robots pour nous réconcilier avec nos amis les robots

Les œuvres qui descendent du robot comme nous descendons du singe parlent de poésie, de politique, de philosophie. Elles nous obligent à revoir la mesure de l’humain. Elles sont l’objet d’un travail en commun où s’affairent l’artiste, l’ingénieur, le robot, et nous qui passons en modifiant des œuvres interactives. Le robot devient donc co-auteur. Nous rendra-t-il plus humain, plus artiste, ou plus robot ?

« L’absurdité totale, le côté dingue, autodestructif, répétitif, le côté jeu, sisyphien, des machines qui sont coincées dans leur va-et-vient : je me sens faire assez valablement partie de cette société. Disons : mon travail en donne un commentaire salé, satirique, dans lequel entre beaucoup d’équivoque. »Jean Tinguely, Tinguely parle de Tinguely, extrait d’une émission de la Radio-Télévision belge de la Communauté française, présentée par Jean-Pierre Van Toeghem, 13 décembre 1982. In : Pontus Hulten, Tinguely, Centre George Pompidou, Musée national d’art moderne, 1988, p. 362.

N’ayons crainte , le robot ne nous remplacera pas car d’après Cédric Villani , mathématicien émérite ( et député non accessoirement ), “ toutes les experience actuelles prouvent que la combinaison entre l’homme et l’intelligence artificielle s’avère bien plus performante que l’homme ou l’IA tout seuls “. A propos des artistes , Cédric Villani ajoute : le but de la technologie est d’aider l’humanité et la libérer de certaines tâches. Dans ce sens , il est effectivement important que les artistes , et les humanités en général , s’emparent de l’intelligence artificielle,… l’artiste étant , par définition quelqu’un qui s’inscrit dans son temps

GRAND PALAIS 

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